Grand Prix automobile d'Afrique du Sud 1981

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Grand Prix d'Afrique du Sud 1981

Tracé de la course

Drapeau Circuit de Kyalami

Données de la course
Nombre de tours 77
Longueur du circuit 4,104 km
Distance de course 316,008 km
Résultats
Vainqueur Drapeau : Argentine Carlos Reutemann,
Williams-Ford Cosworth,
h 44 min 54 s 03
(vitesse moyenne : 180,747 km/h)
Pole position Drapeau : Brésil Nelson Piquet,
Brabham-Ford Cosworth,
min 12 s 78
(vitesse moyenne : 203,001 km/h)
Record du tour en course Drapeau : Argentine Carlos Reutemann,
Williams-Ford Cosworth,
min 13 s 61
(vitesse moyenne : 200,712 km/h)

Le Grand Prix d'Afrique du Sud 1981 est une épreuve de Formule 1 qui s'est tenue le 7 février 1981 sur le circuit de Kyalami près de Johannesburg. Épreuve non reconnue par la FIA, cette course ne figure pas au palmarès du championnat du monde de Formule 1.

Historique[modifier | modifier le code]

Le GP d'Afrique du Sud 1981 est l'un des événements majeurs de ce que l'on appelle la guerre FISA-FOCA, lutte qui a opposé de 1979 à 1982 la FISA (Fédération internationale du sport automobile) à la FOCA (Formula One Constructors Association), l'association des écuries de F1 dirigée par Bernie Ecclestone.

La FOCA et la FISA s'affrontent alors principalement sur deux points :

  1. le contrôle économique des Grands Prix : au cours des années 1970, l'association des constructeurs avait pris l'habitude de négocier directement avec les organisateurs de Grands Prix ainsi qu'avec les chaînes de télévision, pratique sur laquelle la FISA souhaitait revenir.
  2. la réglementation technique : à compter de la saison 1981, la FISA souhaitait interdire les « jupes », éléments aérodynamiques permettant aux voitures d'atteindre des vitesses vertigineuses en courbe, tandis que la FOCA souhaitait au contraire voir bannis les moteurs turbos, technologie très coûteuse et uniquement à la portée des grands constructeurs tels Renault, la Scuderia Ferrari (soutenue par Fiat) et Alfa Romeo.

Devant l'impossibilité pour les deux parties de s'entendre, la FOCA menace de créer un championnat du monde de F1 parallèle. Fin 1980, elle monte même sa propre fédération, la World Federation of Motor Sport. La menace est sérieuse car la FOCA regroupe la plupart des écuries de F1 (essentiellement les équipes traditionnelles britanniques telles que Brabham, Tyrrell, McLaren, Lotus et Williams) et peut également compter sur plusieurs Grands Prix qui lui sont fidèles (pour la bonne et simple raison qu'elle en a pris le contrôle).

En février 1981, la FOCA annonce l'organisation du GP d'Afrique du Sud, épreuve dont elle a le contrôle, et que la FISA n'a pas intégré au calendrier du championnat du monde de Formule 1 1981. S'agit-il de la première épreuve du nouveau championnat du monde de Formule 1 version WFMS? En réalité, il semble que la FOCA n'a pas véritablement l'intention de créer un schisme au sein de la F1 et que la tenue de cette épreuve est plutôt à interpréter comme une démonstration de force à l'égard de la FISA. D'ailleurs, le jour de la course, participants comme organisateurs ont encore bon espoir d'obliger la FISA à intégrer l'épreuve au championnat du monde.

Pour ce qui est du plateau d'engagés, l'épreuve est plutôt un succès, dix-neuf concurrents s'étant engagés. Parmi les absences notables, celles des écuries Ferrari, Renault et Alfa Romeo, mais cela ne représente pas une surprise car il s'agit des équipes dites "légalistes", c'est-à-dire ne reconnaissant que l'autorité de la FISA. L'écurie française Ligier, affiliée à la FOCA, mais légaliste de par ses liens avec Matra, est également absente. Par contre, et c'est en cela que le coup de force de la FOCA fait long feu, les médias (et notamment la télévision) n'ont pas fait le déplacement et l'épreuve se déroule dans une certaine indifférence.

Le semi-échec de la FOCA permet d'y voir plus clair dans le rapport de force FISA-FOCA, et oblige la FOCA à se rassoir à la table des négociations. Près d'un mois plus tard, toutes les parties signeront les Accords Concorde, sorte de paix des braves (qui n'empêchera pas quelques soubresauts politiques jusqu'en 1982) entérinant le partage des pouvoirs en F1.

Classement[modifier | modifier le code]

Classement de la course[1]
Pos. Pilote Écurie Tours Temps/Abandon
1 Drapeau : Argentine Carlos Reutemann Williams-Ford 77 1 h 44 min 54 s 03
2 Drapeau du Brésil Nelson Piquet Brabham-Ford 77 + 20 s 2
3 Drapeau de l'Italie Elio De Angelis Lotus-Ford 77 + 1 min 06 s 03
4 Drapeau de la Finlande Keke Rosberg Fittipaldi-Ford 76 + 1 tour
5 Drapeau du Royaume-Uni John Watson McLaren-Ford 76 + 1 tour
6 Drapeau de l'Italie Riccardo Patrese Arrows-Ford 76 + 1 tour
7 Drapeau des États-Unis Eddie Cheever Tyrrell-Ford 76 + 1 tour
8 Drapeau de l’Argentine Ricardo Zunino Brabham-Ford 75 + 2 tours
9 Drapeau du Brésil Chico Serra Fittipaldi-Ford 75 + 2 tours
10 Drapeau du Royaume-Uni Nigel Mansell Lotus-Ford 74 + 3 tours
11 Drapeau de l'Irlande Derek Daly March-Ford 74 + 3 tours
Abd Drapeau de l'Australie Alan Jones Williams-Ford 62 Jupe cassée
Abd Drapeau de la Suisse Marc Surer Ensign-Ford 58 Batterie
Abd Drapeau de l'Italie Andrea De Cesaris McLaren-Ford 54 Accident
Abd Drapeau : Afrique du Sud Desiré Wilson Tyrrell-Ford 51 Accident
Abd Drapeau du Chili Eliseo Salazar March-Ford 32 Transmission
Abd Drapeau : Pays-Bas Jan Lammers ATS-Ford 16 Freins
Abd Drapeau de l'Italie Siegfried Stohr Arrows-Ford 12 Moteur
Abd Drapeau du Royaume-Uni Geoff Lees Theodore-Ford 11 Accident

Pole position et record du tour[modifier | modifier le code]

Tours en tête[modifier | modifier le code]

Statistiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Classification », sur chicanef1.com (consulté le 12 décembre 2014)
  2. « Qualification », sur chicanef1.com (consulté le 12 décembre 2014)
  3. « Fastest laps », sur chicanef1.com (consulté le 12 décembre 2014)