Gavin Menzies

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Gavin Menzies, né à Londres en 1937, est un officier de marine, ancien commandant de sous-marin de la Royal Navy[1] et auteur en 2002 d'un livre exposant la thèse d'une découverte par des navigateurs chinois des différents continents, dont l'Amérique, bien avant leurs homologues européens. Ce livre, remettant en cause un certain nombre de découvertes des Européens, fit l'objet de controverses.

Ses thèses[modifier | modifier le code]

Par des recherches (cartographiques, archéologiques, traces et épaves trouvées sur le terrain, etc.), et grâce à son expérience de marin, il tend à démontrer que la Chine a organisé de grandes expéditions maritimes entre 1421 et 1423 qui ont conduit plusieurs navigateurs chinois à découvrir et commercer avec l'Inde, l'Afrique ou l'Arabie mais aussi à découvrir les côtes de l'Australie, de l'Amérique et de l'Antarctique. Selon Menzies, les Européens ont par la suite pu disposer d'informations chinoises recueillies pendant ces expéditions, principalement des cartes marines, avant les Grandes Découvertes.

Il a exposé ses thèses dans un essai, 1421, The Year China discovered the World, sorti à Londres en 2002 (sorti en France en 2007 sous un titre un peu différent de 1421, l'année où la Chine a découvert l'Amérique).

Si les historiens ne contestent pas les expéditions maritimes chinoises au début du XVe siècle menées par l'amiral Zheng He[2] qui ont conduit la Chine à établir des relations commerciales et quelquefois diplomatiques en Indonésie, en Inde, en Arabie et sur la côte orientale de l'Afrique, sa thèse sur la sixième expédition de Zheng He est très contestée[2]. Menzies soutient ainsi que cette expédition se serait scindée en plusieurs escadres qui aurait dépassé le cap de Bonne Espérance, navigué sur la côte occidentales de l'Afrique, fait le tour de l'Australie, dépassé le Cap Horn, accosté sur la côte Atlantique de l'Amérique du Nord, longé le Groenland, etc. Pour justifier l'absence de sources chinoises sur ces découvertes, Menzies s'appuie sur la destruction des archives de l'ensemble des expéditions à la fin du XVe siècle, par le successeur de l'empereur Zhu Di.

Les experts des différentes civilisations chinoises, d'Amérique précolombienne, des aborigènes d'Australie ou du Grand nord ont réfuté ces thèses[2] et plusieurs cartographes ont indiqué que les cartes sur lesquelles Gavin Menzies s'appuyait, pourtant toutes provenant de bibliothèques publiques ou d'universités anglo-saxones, ne sont pas authentiques, quelques-unes étant même des faux grossiers[2]. Menzies analyse lui-même[3] des "forgeries" réalisées par Bartolomeo Colomb, frère de Christophe.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Il a navigué sur les HMS Newfoundland, Resolution et Rorqual (en qualité de commandant)
  2. a, b, c et d "L'hypothèse américaine", 2000 ans de mondialisation, Les collections de L'Histoire, janvier-mars 2008
  3. Op. cit. pp. 428-429

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gavin Menzies, 1434: The Year a Magnificent Chinese Fleet Sailed to Italy and Ignited the Renaissance, William Morrow 2008 réédition HarperCollins Publishers, 2009 (Texte en ligne : Amazon - HarperCollins Publishers).
  • Gavin Menzies, The Lost Empire of Atlantis: History's Greatest Mystery Revealed, Orion, 2011 réédition HarperCollins Publishers, 2012 (Texte en ligne : Amazon - HarperCollins Publishers).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sites critiques sur le livre