Rivière Montmorency

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Rivière Montmorency
Image illustrative de l'article Rivière Montmorency
Caractéristiques
Longueur 97 km [1]
Bassin 1 100 km2
Bassin collecteur Fleuve Saint-Laurent
Débit moyen 35,6 m3/s
Cours
Source Lac Montmorency
· Localisation dans la réserve faunique des Laurentides
· Altitude 83 m
Confluence Fleuve Saint-Laurent
· Localisation Québec et Boischatel (Québec)
· Altitude 0 m
· Coordonnées 46° 53′ 06″ N 71° 08′ 36″ O / 46.885, -71.14333 (Confluence - Rivière Montmorency)  
Géographie
Pays traversés Drapeau du Canada Canada
Régions traversées Québec

La rivière Montmorency est un affluent de la rive nord du fleuve Saint-Laurent. Elle coule dans la municipalité régionale de comté (MRC) de la Côte-de-Beaupré, dans la région administrative de la Capitale-Nationale, au Québec, au Canada.

Géographie[modifier | modifier le code]

La rivière Montmorency se jettant dans le fleuve Saint-Laurent.

La rivière prend sa source dans la réserve faunique des Laurentides, à 80 km au nord de la ville de Québec. La zone de tête de cette rivière se situe tout près de la ligne de partage des eaux entre les rivières Jacques-Cartier, rivière Montmorency et Malbaie.

La rivière Montmorency coule du nord vers le sud sur une longueur d'environ 97 km[1]. Son bassin versant couvre environ 1 100 km2 de terres aux trois-quarts boisées et en grande partie inhabitées. La principale ressource est l'exploitation forestière. Seule la partie inférieure de son cours est habitée.

Tout près de son embouchure, à la limite des villes de Québec et de Boischatel, la rivière franchit une ligne de faille et forme la célèbre chute Montmorency. Un peu en amont des chutes Montmorency, un petit barrage hydroélectrique, la centrale des Marches-Naturelles, qui appartient à une compagnie privée, fournit de l'électricité à la municipalité de Boischatel.

Bassin hydrographique[modifier | modifier le code]

Les municipalités et les territoires non-organisés situées sur le bassin hydrographique de la Montmorency[2] :

Municipalité Taille du bassin (km²) Proportion (%) Population du bassin Proportion (%)
Boischatel 16.96 1.47 3508 12.47
Château-Richer 108.33 9.42 1541 5.06
L'Ange-Gardien 28.31 2.46 1574 5.17
Lac-Beauport 6.43 0.56 583 1.91
Lac-Jacques-Cartier 822.09 71.50 0 0
Lac-Pikauba 2.46 0.21 0 0
Québec 22.16 1.93 19,213 63.07
Sainte-Brigitte-de-Laval 110.59 9.62 3492 11.46
Stoneham-et-Tewkesbury 32.44 2.82 262 0.85
Totaux 1149.77 100 30,173 100

Tributaires[modifier | modifier le code]

Les tributaires principaux de la Montmorency sont[2] :

Nom Longueur (km) Taille du
sous-bassin (km²)
Rivière Noire 24.5 68.3
Rivière des Neiges 36.6 372.8
Rivière Smith 15.5 63.9
Rivière de l'Île 11.0 81.8
Rivière aux Pins -- --
Rivière Ferrée 16.8 --

Les principaux tributaires secondaires de la rivière Montmorency sont:

  • Rive droite: (en ordre en partant de l'embouchure) rivière du Lac, ruisseau Euclide, rivière aux Pins, rivière Richelieu, rivière Saint-Adolphe, ruisseau du Déboulis, ruisseau Swain, ruisseau Duguay, ruisseau Ferdinand, ruisseau du Rigolet, ruisseau Tardif, rivière des Neiges, ruisseau Boutet, ruisseau du Nord, ruisseau des Chutes, ruisseau Lévesque, décharge du lac Joncas, ruisseau des Eaux Volées, rivière Noire, décharge des lacs piché des Roches et des Sylphes; décharge du lac Pasquin, décharge du lac Forestier, ruisseau des Brûlés, décharge d'un lac sans nom et décharge des lacs Boulet, Maltais, Montmorency et des Ancolies;
  • Rive gauche: (en ordre en partant de l'embouchure) Le grand Ruisseau, rivière sans nom, ruisseau Verrette, ruisseau Brebel, ruisseau du Castor, ruisseau à la vase et le ruisseau Rouge, ruisseau Jos-Bédard, rivière de la Décharge, ruisseau Bilodeau, ruisseau du Portage, ruisseau Cauchon, ruisseau Branche du Caribou-Ouest, ruisseau Fontaine, ruisseau Tremblay, rivière Blanche, décharge du lac Laflamme, décharge du lac Éloi, décharge du lac Provençal, décharge du lac Murphy, décharge du lac Absolon, ruisseau Lachance et décharge du lac Alyse.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les « Marches naturelles », au début du XXe siècle.

En 1608, Samuel de Champlain visite les chutes en aval de la rivière et nomme l'endroit le « Sault de Montmorency », en l'honneur de l’amiral Charles de Montmorency, duc de Damville. Éventuellement, ce nom donné à la chute s'appliquera à toute la rivière. En 1664 est fondé le village de Boischatel, près de la chute Montmorency.

En 1759, la rivière Montmorency joue un rôle stratégique lors de l'invasion de Québec par le général anglais James Wolfe. En effet, elle agit comme frontière entre les troupes françaises et britanniques.

Ce n'est qu'à partir du XIXe siècle qu'on commencera à développer les rives de la rivière Montmorency plus au nord. En 1830, des colons s'établissent à Sainte-Brigitte-de-Laval, environ 20 kilomètres en amont. La rivière est utilisée pour la drave. Son rivage s'industrialise près de la chute Montmorency avec la construction d'un barrage hydroélectrique à l'embouchure de la rivière.

Encore aujourd'hui, la rivière se trouve majoritairement en milieu naturel intact. Elle traverse entre autres la Forêt Montmorency.

Utilisation et attraits[modifier | modifier le code]

Pont traversant la rivière au sein de la Forêt Montmorency.

On retrouve en tout 48 barrages sur la rivière Montmorency et ses rivières tributaires. Parmi ceux-ci, 14 servent à la régularisation des eaux et un seul sert exclusivement à la production d'énergie hydroélectrique (celle des Marches-Naturelles (4.16 MW) à Boischatel)[3]. L'ancienne centrale d'Hydro-Québec située en contrebas de la chute Montmorency, elle, n'est plus en opération.

Toutes les municipalités situées sur les rives de la Montmorency et de ses tributaires y puisent leur eau potable. Sainte-Brigitte-de-Laval rejette ses eaux traitées dans la rivière, tandis que Boischatel et Beauport les envoie directement dans le fleuve Saint-Laurent. Quant aux municipalités de L'Ange-Gardien, Château-Richer, Lac-Beauport et Stoneham-et-Tewkesbury, elles affectent peu la qualité de la rivière puisque leur centre de population en est plutôt éloigné.

Un total de 76 ponts traversent la rivière Montmorency, dont seulement trois sont publics.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Les coordonnées de cet article :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Rivière Montmorency », sur Commission de Toponymie (consulté le 29 mai 2010)
  2. a et b « Le Portrait de Bassin Versant », Plan Directeur de l'Eau 2005, Conseil de Bassin de la Rivière Montmorency (consulté le 2010-05-27)
  3. HÉBERT, S., 2007. État de l’écosystème aquatique du bassin versant de la rivière Montmorency : faits saillants 2004-2006, Québec Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Direction du suivi de l’état de l’environnement, ISBN 978-2-550-51290-5