Enallagma cyathigerum

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Enallagma cyathigerum, l'Agrion porte-coupe, est un insecte odonate qui fait partie des demoiselles d'Europe.

Répartition[modifier | modifier le code]

L'Agrion porte-coupe est une espèce répandue et commune en Europe, depuis la Méditerranée jusqu'au-delà du cercle polaire. Elle manque en Islande et à proximité du Cap Nord, et tend à se montrer plus en altitude dans le sud du continent et sera alors absente des zones de plaines. Quelques populations isolées se trouvent sur certaines îles méditerranéennes (Sicile, Corse, Crête) ainsi que très localement dans l'Atlas marocain.

Habitat[modifier | modifier le code]

On trouve cette espèce à proximité de rivières, de lacs, d'étangs ou de mares selon une forte amplitude d'altitudes, ainsi dans les Alpes depuis la plaine jusqu'à la cote de 2 500 m. Dans la partie méridionale de son aire, l'espèce ne fréquente généralement que les zones de montagnes.

Détermination[modifier | modifier le code]

La détermination de l'agrion porte-coupe se fait par l'examen de taches bleu clair sur le haut de la tête et par la présence d'un unique trait noir sur le thorax. L'espèce peut atteindre des longueurs de 32 à 35 mm. Son identification se fera à l'instar de celle des autres petits agrions par l'utilisation d'ouvrages spécialisés.

De couleurs bleu clair et noir, l'espèce ressemble fortement à l'agrion jouvencelle (Coenagrion puella) avec qui elle peut être facilement confondue. Sur son dos et son thorax, elle possède toutefois plus de bleu que de noir contrairement à l'agrion jouvencelle. Le bleu est par ailleurs légèrement plus clair. Une autre différence est présente au niveau du flanc du thorax : elle ne possède qu'une bande noire à cet endroit alors que toutes les autres espèces d'agrions en ont deux[1]. Durant la période de reproduction, le mâle s'agrippe à la femelle et ils s'envolent ensemble pour déposer les œufs sur une plante bien choisie juste en dessous du niveau de l'eau.

Les œufs donnent naissance à des nymphes (larves) qui vivent dans l'eau en se nourrissant d'animaux aquatiques. Pour boucler la boucle, les nymphes sortent de l'eau, s'accrochent à une brindille avant de se transformer en nouvelle demoiselle.

Références[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • K.-D.B. Dijkstra, illustrations: R. Lewington, Guide des libellules de France et d'Europe, Delachaux et Niestlé, Paris, 2007, 320 p. (ISBN 978-2-603-01639-8) Réimpression 2011, p. 101-102.
  • Michael Chinery, Insectes de France et d'Europe occidentale, Paris, Flammarion,‎ août 2012, 320 p. (ISBN 978-2-0812-8823-2), p. 24-25