Effi Briest

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Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Effi Briest (film, 1974)
Effi Briest
Image illustrative de l'article Effi Briest
Édition originale

Auteur Theodor Fontane
Genre Roman
Version originale
Titre original Effi Briest
Langue originale Allemand
Pays d'origine Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Lieu de parution original Berlin
Date de parution originale 1894
Version française
Traducteur André Cœuroy
Lieu de parution Paris
Éditeur Le Club bibliophile de France
Collection La Comédie universelle
Date de parution 1957
Nombre de pages 318

Effi Briest est un roman allemand de Theodor Fontane, publié en 1894.

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Effi, 17 ans, est inspirée par la baronne Elisabeth von Ardenne, née von Plotho (1853-1952)[1]. Elle s’éteint à l’âge de 29 ans.
  • Luise Briest : mère d’Effi.
  • Baron Geert von Innstetten : mari d’Effi, il est au service de l’armée prussienne. Dans le temps, il a voulu se marier avec Luise, mais on l’a rejeté à cause de son rang jugé trop inférieur.
  • Major von Crampas : ami d’Innstetten.

Résumé[modifier | modifier le code]

Effi Briest, une jeune aristocrate fraîche et dispose, mène une vie quiète au royaume de Prusse. Le cours de sa vie est tracé par ses parents dont les décisions sont à leur tour soumises aux mœurs de l’époque. Quand le baron lui demande sa main, elle s’incline sans émettre de protestations. Ils décident de partir en voyage sitôt mariés. Féru d’histoire et d’art, le baron discourt durant tout le périple sans que ses connaissances impressionnent sa jeune femme.

Très rapidement elle soupçonne que leur maison commune est hantée. Quand Geert lui raconte la légende d’un fantôme qui vivrait chez eux et qu’elle lui dit qu’elle a peur, il la tance : si le public se rendait compte de ses affres, les médisances entraveraient sa carrière. Ce reproche sème la discorde.

Les relations entre le couple et les nobles de la ville sont distantes : Effi est jugée puérile. Le pharmacien est le seul à se montrer liant, et c’est en le voyant fréquemment qu’elle arrive enfin à se faire un ami.

La naissance de sa fille Annie la comble, mais très vite la joie cède au fiel. C’est alors qu’elle se lie d'amitié avec Crampas, qui vient d’arriver en ville avec sa famille. Elle sait qu’une crise a fêlé le mariage du major et que sa femme, qui lui fait horreur, en a beaucoup pâti.

Son air badin séduit Effi ; d’emblée sont-ils en communion d’esprit. Leur intrigue s’achève par une union charnelle : elle se pâme quand il la touche et qu’il conte fleurette. Elle s’éloigne de son mari dont la pudeur l’enfielle et d’ailleurs, il travaille tellement dur qu’il prodigue peu d’amour. Elle est si chagrinée qu’elle peine à voiler sa rage même à Noël.

Par contre, quand le baron est promu à Berlin, la jeune femme exalte : le déménagement coupera court à l’isolation et à son flirt illicite, dont l’aveu public sèmerait les problèmes. Le jour du départ, le major lui fait un signe d’adieu bien qu’elle ait rompu avec lui.

Annie grandit au fil des années. C’est par hasard que le baron trouve les billets doux que sa femme a écrits à l’adresse du major. Pour frapper son rival en duel, le baron s’adjoint la compagnie d’un ami qui accepte malgré lui, car l’idée d’un duel lui paraît hâtive : les amours d’Effi Briest sont vieilles de sept ans. Mais les normes de l’époque requièrent que l’honneur familial reste vierge à tout prix, et c’est ainsi que le baron se met en route pour battre son rival.

Il tue le major et répudie sa femme en gardant Annie qu’il élèvera dans le but qu’elle rejette Effi. C’est pourquoi la brève rencontre entre Effi et Annie – qui a lieu des années après le divorce – est viciée par la haine qu’il a inculquée à sa fille.

Geert n’est pas le seul à chasser Effi. Ses parents la proscrivent à leur tour, car ceux qui altèrent le nom familial s’aliènent leurs parents. Effi s’isole, le deuil la mine. Les médecins incitent ses parents à la reprendre, et c’est au domicile familial qu’elle s’étiole durant des mois : l’interdit l’a flétrie au point qu’elle décède. Cela fait des années qu’elle n’a plus revu son mari, mais elle dit qu’elle a tout pardonné. Dans la scène qui clôt le roman, les parents Briest se demandent si leurs propres actions ont concouru à la chute de leur fille. Mais ce détail est tellement scabreux que la discussion ne tarde pas à les lasser.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Au cinéma[modifier | modifier le code]

À la télévision[modifier | modifier le code]

Note[modifier | modifier le code]

  1. (de) Gotthard Erler, « Elisabeth von Ardenne - die reale Effi Briest », in: Schriften Brandenburg, Preußen-Museum 4, Wustrau, 2009, p. 22-23, 56-57.

Voir aussi[modifier | modifier le code]