Edmund Bailey O'Callaghan

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Edmund Bailey O'Callaghan

Description de l'image  Edmund Bailey O'Callaghan.jpg.
Naissance 27 février 1797
Mallow, Irlande
Décès 29 mai 1880
New York, New York
Profession médecin, député, journaliste, historien et archiviste

Edmund Bailey O'Callaghan (27 février 1797 - 29 mai 1880) est un médecin, député, journaliste, patriote, historien et archiviste québécois d'origine irlandaise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Edmund Bailey O'Callaghan naît probablement le 27 février 1797[1] à Mallow en Irlande. Il étudie la médecine à Dublin, puis à Paris.

Il arrive à Québec en 1823 et est admis à la pratique de la médecine quatre ans plus tard. En 1829, il devient secrétaire de la Society of the Friends of Ireland. Il est par la suite membre fondateur du Quebec Mechanic's Institute et président de la Quebec Emigrant Society. Il participe à la fondation de la paroisse irlandaise de Québec. En mai 1833, il quitte Québec pour Montréal et devient rédacteur en chef du Vindicator and Canadian Advertiser, alors propriété du libraire Édouard-Raymond Fabre.

Il est élu député du Parti patriote dans le comté de Yamaska à l'élection de 1834. Il succède à Louis Bourdages, décédé le 20 janvier 1835, à la présidence du comité des griefs des Patriotes. Lorsque la nouvelle des dix résolutions de John Russell atteint le Bas-Canada, il appuie la stratégie du chef Louis-Joseph Papineau de répondre au geste du Parlement britannique par le boycott des produits britanniques, l'organisation de comités de vigilance, etc.

Le journal dont il assure la rédaction est saccagé par des membres du Doric Club le soir du 6 novembre 1837. Il fait partie de la liste de chefs du Parti patriote accusés de haute trahison par le gouvernement du Bas-Canada.

Averti d'avance, il quitte Montréal, avec Louis-Joseph Papineau, à destination de la vallée du Richelieu. Sa tête est mise à prix comme celle de Papineau. Les deux quittent en même temps St-Denis en direction de la frontière des États-Unis. Il ne revient pas au Bas-Canada après l'amnistie de 1845. Il entretient toutefois une correspondance avec Louis-Joseph Papineau, William Lyon Mackenzie, Édouard-Raymond Fabre et Louis Perrault pendant de nombreuses années.

En avril 1839, il s'établit à Albany dans l'État de New York. Il pratique la médecine jusqu’en 1846 et son nom figure sur la liste des membres de l'Albany County Medical Society. Il publie régulièrement dans The Northern Light.

Il accepte le poste d'archiviste de l'État de New York en 1848 et durant 22 ans, il se consacre à l'édition de documents historiques.

Il décède à New York le 29 mai 1880.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • « A Biographical Sketch of the Hon. Louis Joseph Papineau, Speaker of the House of Assembly of Lower Canada », paru dans le Sentinel de Saratoga Springs, New York, 1838 (en ligne)
  • History of New Netherlands ; or, New York under the Dutch, 2 volumes, New York, 1846–1848
  • Jesuit relations of discoveries and other occurrences in Canada and the northern and western states of the union, 1632–1672, New York, 1847
  • Laws and ordinances of New Netherlands, 1638–1674 ; compiled and translated from the original Dutch records in the office of the secretary of state, Albany, N.Y., 1868 (en ligne)
  • A list of editions of the Holy Scriptures, and parts thereof, printed in America previous to 1860, Albany, 1861
  • The register of New Netherland ; 1626 to 1674, Albany, 1865

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Monet. « O’Callaghan, Edmund Bailey », dans Dictionnaire biographique du Canada en ligne, Université de Toronto et Université Laval, 2000, consulté le 27 mai 2008

Bibliographie[modifier | modifier le code]