Cinéma et vidéo amateurs

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Article général Pour des articles plus généraux, voir Cinéma et Vidéo.

Le terme « cinéma et vidéo amateurs » désigne la réalisation d'images en mouvement filmées par des non-professionnels, souvent dans le but d'enregistrer des souvenirs familiaux, de voyages, etc.. Il existe aussi des œuvres de fiction réalisées par des cinéastes amateurs[1], le plus souvent des court métrages.

À l'époque du cinéma sur film argentique, des formats spécifiques ont été développés, de même que du matériel, à l'adresse des amateurs. Plus tard, l'arrivée de la vidéo grand-public a facilité le tournage d'images en mouvement et leur visionnage (sur un simple écran de télévision). L'avénement du numérique a ensuite introduit l'enregistrement vidéo dans presque tous les appareils électroniques portables ; ordinateurs, appareils photos, téléphones mobiles, jusqu'à la quasi-généralisation de la HD aujourd'hui disponible sur divers appareils.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Les formats[modifier | modifier le code]

Le format standard de 35 mm se révélant trop onéreux pour un usage privé, plusieurs formats de cinéma amateur ont été créés depuis l'apparition du cinéma.
Les plus connus sont :

  • le 8 mm et son successeur le super 8 ;
  • le 16 mm ;
  • le 9,5 mm.

D'autres eurent moins de succès comme le 28 mm ou le 17,5 mm.

Cineformats.png

Présentés dans l'ordre chronologique de leur apparition :

  • 1922 : le 9,5 mm, premier format amateur mis sur le marché grand public par Pathé sous la forme du projecteur « Pathé Baby » pour diffuser une large bibliothèque de films : « Le Cinéma chez soi ». Une caméra de prise de vue à manivelle est proposée en 1923 : le chargement est facile car le film inversible est proposé en cassette métallique.
  • 1923 : le 16 mm, format réduit de grande diffusion et proposé par Kodak aux États-Unis comme film amateur. D'abord présenté en bobines de 15 mètres puis en cassette en 1935.
  • 1932 : le 8 mm, dénommé « Cine Kodak Eight », ou ultérieurement « Double 8 » par opposition au « Simple 8 ». Il s'agit d'un film de 16 mm ayant une perforation de chaque côté : la prise de vue se fait d'abord sur la partie droite, puis, en retournant le film (dans le noir pour éviter le voilage) sur la partie gauche. Au laboratoire, après le développement, le film est coupé en deux longitudinalement et les deux moitiés sont assemblées bout à bout. La pellicule inversible du film (qui se trouve sur une bobine) permet de filmer pendant trois minutes.
    Le format de l'image du 8 mm correspond à 1/4 de la surface d'une image tournée sur film 16 mm.
Caméra Super 8 de 1975
  • 1965, le Super 8. Le format de l'image fut augmenté en diminuant la surface des perforations (gain de 50 %). Le film est contenu dans une cassette en plastique (où les bobines débitrice et réceptrice sont coaxiales) pour faciliter le chargement et éviter toutes les manipulations nécessaires avec le Double 8. Le presseur de film est en plastique et intégré à la cassette : ce fut le point faible de cette présentation.
  • 1968, le Single-8 (en) de Fuji fait son apparition.
  • Années 1970 : les projecteurs sonores comme les caméras sonores apparaissent et la cassette Super 8 est modifiée. Le pistage déjà présent sur le film. C'est l'aboutissement technique de plusieurs années de solutions plus ou moins fiables et compliquées (caméras+ projecteur+ magnétophone à cassette synchronisé) qui permet à l'amateur d'avoir facilement le son direct (camescope)
  • 1977, Polaroid lance la Polavision, un procédé révolutionnaire permettant de réaliser des films 8 mm à développement instantané, vite dépassé par l'essort de la vidéo.

Les équipements[modifier | modifier le code]

Les principaux fabricants d'équipement pour les amateurs furent Bauer, Eumig, Beaulieu, Bell-&-Howell, Braun Nizo, Heurtier, Kodak.

Vidéo[modifier | modifier le code]

Les équipements[modifier | modifier le code]

Analogique[modifier | modifier le code]

Plusieurs formats de vidéo amateur analogique ont été créés pour enregistrer les images sur bande vidéo à l'aide d'un caméscope.

  • La VHS-C : même bande que la VHS, boîtier plus petit mais même format d'enrouleur
  • La S-VHS : même boîtier que la VHS, bande plus dense
  • Le Video 8 : bande de 8 mm de large, petit boîtier
  • Le Hi 8 : Video 8 évolué
  • Le Betamax

Numérique[modifier | modifier le code]

Associations[modifier | modifier le code]

  • Cinémémoire est une cinémathèque de films de famille et d’amateurs qui collecte, numérise, documente et archive les films amateurs et de famille depuis 1995. Le fonds contient plus de 1 300 heures[2] d’images des années 1920 à nos jours, il est quotidiennement enrichi par de nouveaux dépôts de films. En 2012, 900 heures de films sont numérisées et consultables[2]. Le fonds d’archives de films Cinémémoire est axé sur la mémoire audiovisuelle de Marseille, de la région PACA et des anciennes colonies françaises.
  • Alicc[3] (Agence de liaison inter-collectionneurs du cinéma) est une association, régie par la loi de 1901, créée fin 1987 dans le but de regrouper les collectionneurs de films de formats réduits et de favoriser les échanges sur tout ce qui concerne le cinéma en général.
  • Le Club audiovisuel de Paris[4] (CAP) a comme objectif depuis 75 ans[Quand ?] d'aider les vidéastes amateurs à atteindre le niveau de très bon réalisateur dans les principaux genres de courts métrages.
  • Ciné-Club 9,5 mm[5] rassemble tous les amateurs de ce format, promeut son utilisation et organise des séances de projection régulières.
  • Fédération française de cinéma et vidéo[6] (FFCV), créée en 1933 sous le nom de Fédération française des clubs de cinéma d'amateurs (FFCCA), puis Fédération des clubs français de cinéastes (FCFC) de 1971 à 1987, est une association agréée par le ministère chargé de la Jeunesse et des Sports depuis le 20 mai 1950. Elle est également reconnue d'utilité publique pour son action à caractère culturel depuis le 4 octobre 2007. Elle regroupe une centaine de clubs et ateliers ainsi que des membres individuels pratiquant le cinéma et la vidéo hors des circuits commerciaux. La mission principale de la FFCV est de promouvoir et développer la création d'œuvres cinématographiques. Ce soutien est offert à tous les adhérents qui utilisent l'image animée comme activité de loisir à vocation culturelle et non commerciale.
  • Le Pôle Patrimoine de Centre images[7] recherche, conserve, indexe, numérise et valorise les films amateurs tournés dans le territoire de la Région Centre depuis les débuts du cinéma. Tous les films sont répertoriés dans une base de données documentaire qui permet depuis novembre 2010 de découvrir plus de 3 000 films sur le site Mémoire[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Clap de fin pour les cinéastes amateurs du festival du cinéma - La Voix du Nord, 20 novembre 2011
  2. a et b Historique de notre cinémathèque - Site de Cinémémoire
  3. Site de l'Alicc
  4. Site du Club audiovisuel de Paris
  5. Site du Ciné-Club 9,5 mm
  6. Site de la Fédération française de cinéma et vidéo
  7. Pôle Patrimoine - Centre images
  8. Mémoire : Les images d’archives en région Centre

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]