Charles De Koninck

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Charles De Koninck (29 juillet 1906- 13 février 1965 à l'âge de 58 ans) est un philosophe, un théologien et un professeur canadien.

Natif de Torhout en Belgique, il étudia au collège d'Ostende et poursuivit sa formation en philosophie et en théologie avec les dominicains et à l'Université de Louvain, où il compléta un doctorat en philosophie en 1934 avant de compléter un doctorat en théologie, parallèlement à son enseignement, en 1963, à l'Université Laval de Québec. Il se maria en 1933 avec Zoe Decruydt (1913-2008) et vint au Canada l'année suivante pour enseigner à la Faculté de philosophie de l'Université Laval, qu'il contribua à fonder. De Koninck polémique avec Jacques Maritain dans les années 1930, en raison des positions « personnalistes » exprimées dans les œuvres de ce dernier ; il reproche aux personnalistes de subordonner le bien commun, dont il se fait le défenseur, à la personne humaine.

Il enseigna la philosophie des sciences et la philosophie de la nature et fut nommé à la tête de la Faculté en 1939. Il fut le directeur du département de la faculté jusqu'en 1956, puis en l'an 1964-1965. Il donna par ailleurs des cours à l'Université de Montréal, à l'Université de Mexico et à l'Université Notre-Dame, aux États-Unis. Il a publié plus de 160 ouvrages de nature académique et a cofondé en 1945 la revue Laval théologique et philosophique, toujours en activité aujourd'hui.

De Koninck a été membre de l'association canadienne de philosophie, de l'Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand, de l'Université pontificale Saint-Thomas-d'Aquin et de la société royale du Canada. Il s'est vu décerner de nombreux prix, dont la "Catholic action medal" de l'Université de Saint Bonaventure, avant de décéder à Rome alors qu'il se penchait sur la place de l'Église dans le monde moderne dans le cadre des travaux du Concile de Vatican II.

Le pavillon des Sciences Sociales de l'Université Laval porte le nom Charles De Koninck et cinq de ses onze enfants, ainsi que deux de ses petits-enfants sont maintenant professeurs à l'Université Laval : Jean-Marie est professeur au Département des mathématiques, Maria au Département de médecine sociale et préventive, Zita au Département de langue, linguistique et traduction, Rodolphe au Département de géographie, Thomas à la Faculté de philosophie. Les deux fils de ce dernier, Yves et Paul, sont respectivement professeurs aux Départements de psychiatrie et de biochimie-microbiologie[1].

L'oeuvre complète de Charles De Koninck a fait l'objet d'une réédition dans les années 2000 aux Presses de l'Université Laval. Différents commentaires portent sur cette oeuvre, sans compter que Ralph McInerny a édité aux États-Unis une collection d'essais de Charles de Koninck et qu'un Colloque international sur ce dernier s'est tenu à l'Université Laval en janvier 2010. Certains de ses travaux, manuscrits, notes de cours, conférences et correspondances, écrits en français, en anglais, en flamand, en allemand, en latin, en espagnol et en italien, sont disponibles dans le Fonds Charles De Koninck de la Division des archives de l'Université Laval. Deux autres fonds, le Fonds Jacques Maritain et le Fonds Yves Simon, sont rattachés au Centre Jacques Maritain de l'Université Notre Dame et concernent le renouveau thomiste en Amérique du Nord. Du reste, "The Charles De Koninck Project" vise à diffuser en ligne les travaux de ce philosophe sur le site suivant : http://www.charlesdekoninck.com/

Ouvrages principaux[modifier | modifier le code]

  • Le cosmos, 1936
  • Ego Sapientia, 1943
  • De la primauté du bien commun contre les personnalistes. Le principe de l'ordre nouveau, 1943
  • La piété du Fils, 1954
  • The Hollow Universe, 1960
  • Tout homme est mon prochain, 1964

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Thomas De Koninck, «Charles De Koninck: A Biographical Sketch», in Ralph McInerny, The Writings of Charles De Koninck: Volume I, University of Notre Dame Press, 2008.
  • Jacques Vallée, «Le Devoir de philo : Charles De Koninck, déchiffreur de notre temps», Le Devoir, 14 et 15 février 2009, p. C6.