Château de Brie (Champagnac-la-Rivière)

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Château de Brie
Château de Brie
Château de Brie
Présentation
Propriétaire Privée
Protection  Inscrit MH (1984)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Haute-Vienne
Localité Champagnac-la-Rivière
Localisation
Coordonnées 45° 40′ 32″ N 0° 53′ 30″ E / 45.67556, 0.8917 ()45° 40′ 32″ Nord 0° 53′ 30″ Est / 45.67556, 0.8917 ()  

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(Voir situation sur carte : Haute-Vienne)
Château de Brie

Le château de Brie est un château situé à Champagnac-la-Rivière, en France[1].

Localisation[modifier | modifier le code]

Le château est situé dans le département français de la Haute-Vienne, sur la commune de Champagnac-la-Rivière, près du hameau de Brie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Brie, qui étaient des militaires, seraient arrivés de Dordogne vers 1250 sous le nom de Boschaud, devenant plus tard «Boschaud de Brie», ce nom venant probablement de la colonisation romaine du Limousin, où les terres étaient partagées entre les soldats.

Déjà habité en 1275, le 22 janvier 1484, le vicomte Jean de Rochechouart donne permission à son fidèle Jean (Boschaud) de Brie, écuyer, seigneur de L'hostel, repair ou hébergement noble à Brie, situé dans la Vicomté de Rochechouart, paroisse de Champagnac-la-rivière, de réédifier au même endroit une maison forte avec tours, tourelles (tournelles), créneaux (craneux), mâchicoulis (machecoulx), pont-levis, fossés. À l’occasion de son mariage avec Jeanne de Hautefort Le 5 mars 1485.

La guerre de 100 ans étant terminée, les châteaux d'habitation firent leur apparition, tout en gardant les tours, les meurtrières, et y ajoutant de grandes ouvertures. À l'emplacement du château devait probablement se trouver une ancienne construction fortifiée moyenâgeuse, comme semblent le démontrer d'anciennes fondations en granit découvertes dans les caves. La guerre de 100 ans se termine vers 1453 et le château ou «maison forte» sera construit en 1484.

La Maison Forte. Une large porte d'entrée ouvragée surmontée d'une inscription en latin : « Le château de Brie édifié en l'année du Seigneur 1484, dévasté en l'an 1793 et réparé en 1845 par Stéphaine Bouland. » A l'entrée une salle basse voûtée, ouvrant sur les caves. Dans celles-ci, voûtées également, se trouvent des restes de murs droits en granit, attestant d'une ancienne construction. Un escalier à vis constitué de 84 marches de granit de 1,50 mètre de long, dont l'ascension est couronnée par une voûte en palmier de pure style gothique flamboyant. Il ouvre sur deux portes à chacun des trois étages. Un dernier escalier, plus petit, logé dans l'épaisseur du mur, mène à la chambre dite «de la pucelle», située sous le grenier. Il est à noter une curiosité amusante : la tour carrée renferme un escalier cylindrique alors que les tours rondes abritent des pièces carrées. Au premier étage du corps de bâtiment, les parquets sont d'époque, en chêne.

À l'extinction de la famille Boschaud de Brie par le dernier mâle, le bien est vendu en 1545 à la famille « Schouly » de Saint Yrieix. Durant deux siècles, entre 1545 et 1740, plusieurs noms apparaissent, vraisemblablement de la famille, car vers 1750, nous retrouvons les noms de « Schouly » et « Vassan » comme habitant de Brie. Mademoiselle de Vassan, très riche héritière, possédait un territoire depuis Pierre Buffière jusqu'à Saint Junien, pratiquement la moitié de la Haute-Vienne, soit plusieurs milliers d'hectares, ainsi que les châteaux forts de Pierre-Buffière, de Chéronnac et de Saint-Junien. Elle épouse par la suite M. de Mirabeau. Le couple donne naissance à Mirabeau, Vicomte de Pierre-Buffière, célèbre tribun de la Révolution. M. de Mirabeau père dépense sans compter une grosse partie de la fortune de son épouse dont il était devenu le tuteur. À la suite d'une plainte à la Cour, elle récupère l'usage de sa fortune. » « Après la Révolution, les propriétés ayant perdu de leur valeur, se sont trouvées plus ou moins à l'abandon. M. Bouland, homme d'affaire à Paris qui avait prêté de l'argent aux Mirabeau, a monté un dossier et a demandé à Napoléon de déclarer leur faillite. Brie a été vendu par le Tribunal de Rochechouart à M. Bouland qui l'a ensuite revendu à l'un de ses frères, Stéphaine Bouland, qui avait fait fortune en Amérique. Ce dernier a remis Brie en état. Sa fille, Céline Bouland, créole issue de la Martinique, a épousé M. Adolphe de La Tour.

Le Château de Brie appartient toujours aux descendant de la Famille Bouland. Le Comte et Comtesse Pierre du Manoir de Juaye.


Entre la façade du château et la grille d'entrée du parc, se trouve une grange médiévale fortifiée antérieure à la «maison», bâtie sur une motte qui se trouvait à l'époque au milieu d'un étang de 1 000 m2. C'est un bâtiment qui servait autrefois de lieu de garnison ou de refuge pour la population. Il est fortifié par deux échauguettes (ou poivrières) et 13 meurtrières. » « Il existe également une deuxième interprétation, à savoir que cette grange aurait pu servir lors des guerres de religions, afin de recueillir les redevances, les Brie pouvant être chargés de les collecter pour eux-mêmes et pour Rochechouart dont ils dépendaient. Cette grange de 28 x 12,50 mètres, est inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques.

Source. Le château de Brie vu par son propriétaire. Le Nouvelliste. Article du 06/07/2010

Photos[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]