Brighton Pavilion

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Brighton Pavilion
Image illustrative de l'article Brighton Pavilion
Brighton Pavilion
Période ou style Architecture éclectique
Type Résidence royale
Début construction XIXe siècle
Propriétaire initial George IV
Protection Grade I
Site web www.royalpavilion.org.uk
Coordonnées 50° 49′ 23″ N 0° 08′ 15″ O / 50.82306, -0.137550° 49′ 23″ Nord 0° 08′ 15″ Ouest / 50.82306, -0.1375  
Pays Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Nation constitutive Drapeau de l'Angleterre Angleterre
Comté Sussex de l'Est
Localité Brighton

Géolocalisation sur la carte : Sussex de l'Est

(Voir situation sur carte : Sussex de l'Est)
Brighton Pavilion

Géolocalisation sur la carte : Angleterre

(Voir situation sur carte : Angleterre)
Brighton Pavilion

Le Royal Pavilion (parfois appelé le Brighton Pavilion) est une ancienne résidence royale située à Brighton au Royaume-Uni. Il fut construit au début du XIXe siècle pour le prince régent et futur roi George IV comme une résidence de bord de mer. Conçu dans un style architectural exotique, le dessin et l'allure générale du pavillon est de style anglo-indien, style très répandu en Inde pratiquement pendant tout le XIXe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le prince régent, futur roi George IV, visita d'abord Brighton en 1783 sur les conseil de médecins lui recommandant l'air marin pour soigner sa goutte. En 1786 il loua une ferme dans la région d'Old Steine près de Brighton. Loin de la cour de Londres, le pavillon était aussi un lieu discret pour le prince qui nourrissait une relation avec Mrs Fitzherbert, sa maîtresse de longue date. Le prince aurait aimé l'épouser, et l'a peut-être d'ailleurs même fait secrètement, mais ce mariage était ou aurait été illégal à cause de la confession catholique de sa maîtresse.

Henry Holland fut rapidement chargé de l'agrandissement du bâtiment. Le prince acquit les terrains autour de la propriété, sur lesquels il construisit en 1803 de grandes écuries et des étables dans un style indien selon des dessins de William Por.

Entre 1815 et 1822, John Nash redessina le palais[1]. C'est son travail que l'on peut admirer aujourd'hui. Ce qui est frappant en pleine campagne anglaise est que cet édifice ressemble de l'extérieur à un palais indien. Cependant la décoration intérieure fantaisiste, originellement conçue par la société de Frederick Crace et Robert Jones, combinat les influences chinoise et indienne, avec des éléments architecturaux islamiques et Mogols. C'est l'un des premiers exemples de l'inspiration exotique qui va devenir une alternative au goût majoritairement néoclassique du style regency (en)[1].

Quelques anecdotes[modifier | modifier le code]

Le Royal Pavillon servait à organiser des banquets au temps du règne de George IV. Les banquets commençaient à 18h00. En attendant l'heure, les invités patientaient dans le hall (les femmes assises et les hommes debout). Georges IV venait ensuite chercher ses invités et les menait dans la grande salle à manger. Il s'asseyait en milieu de la tablée et plutôt qu'au bout, ce qui lui permettait de s'entourer de jolies femmes et d'avoir tout le monde à portée de vue (il trouvait cela plus convivial). On distinguait sa chaise parmi les autres car elle était plus grande car il était le roi. Après le dîner le prince conduisait ses invités dans les trois salons ; les invités trouvaient toujours que les salons ne valaient pas le reste du pavillon car le plafond était moins haut (ils avaient d'ailleurs raison car les trois salons se trouvent là où était dressée la villa d'origine : George IV l'avait fait agrandir ce qui a donné le Royal Pavillon). Dans un de ces salons se trouvait un piano ; George IV adorait la musique, en particulier le chant et, souvent, il chantait à la fin des repas, cependant il gardait une expression se rapportant à l'émotion de ses chants, ce qui prouvait son amour pour cette "vertu". Ensuite il accompagnait ses invités dans la salle de musique où son orchestre donnait une représentation. Certains invités restaient dormir mais ils n'étaient pas nombreux car les chambres étaient à l'étage qui était beaucoup moins spacieux que le rez-de-chaussée.

La salle des banquets, richement décorée par l'architecte John Nash.

Les domestiques, au nombre de cent quatre-vingts, se déplaçaient le plus discrètement possible en utilisant un réseau de couloirs de service.
Quant aux cuisines du palais, elles étaient immenses et le prince en était très fier, il les faisait visiter à ses invités. Son attitude était considérée comme excentrique : il était mal vu pour un prince de se rendre dans les cuisines.

Acquisition de Brighton[modifier | modifier le code]

À la mort de George IV en 1830, son successeur : Guillaume IV résida aussi dans le pavillon lors de ses séjours à Brighton. Cependant après la dernière visite de la reine Victoria à Brighton en 1845, le gouvernement décida de vendre le bâtiment et ses terres. Une grande partie de la collection fut emportée par la reine. Cependant les Brighton Commissioners (commissionnaires de Brighton) et the Brighton Vestry (la sacristie de Brighton) firent une pétition qui aboutit, demandant au gouvernement de vendre le pavillon à la ville pour 53 000 £ en 1849 selon le Brighton Improvement (Purchase of the Royal Pavilion and Grounds) Act 1850.[2] Les restaurateurs demandèrent par la suite à la reine d'Angleterre de récupérer certaines pièces, des tables par exemple(le papier peint a entièrement été refait, les tapis et les planchers aussi ; aujourd'hui les pièces du Royal Pavilion sont un mélange d'éléments authentiques et de reproductions.

Usage ultérieur[modifier | modifier le code]

Durant la Première Guerre mondiale, la pavillon servit d'hôpital aux soldats indiens et antillais blessés. Les soldats hindous et sikhs morts furent incinérés sur le Downs au nord de Brighton où un mémorial rappelant le style du Royal Pavilion fut construit en leur mémoire (plan).

Le pavillon est ouvert aux visiteurs et se loue pour des conférences éducatives, des banquets ou des mariages. Il existe des tarifs réduits pour les habitants locaux en hiver.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (fr) « Le Royal Pavilion », sur fr.visitsoutheastengland.com (consulté le 9 novembre 2010)
  2. (en) Antony Dale, Brighton Town and Brighton People, Chichester, Phillimore,‎ 1977 (ISBN 978-0-85033-219-3, OCLC 2875805, LCCN 77350632), p.221

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Le Pavillon royal, Brighton », in Caroline Holmes, Folies et fantaisies architecturales d'Europe (photographies de Nic Barlow, introduction de Tim Knox, traduit de l'anglais par Odile Menegaux), Citadelles & Mazenod, Paris, 2008, p. 136-141. (ISBN 978-2-85088-261-6)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]