Benjamin Bilse

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Benjamin Bilse

Description de l'image  BBilse.jpg.
Nom de naissance Johann Ernst Benjamin Bilse
Naissance
Legnica, drapeau du Royaume de Prusse en 1803 Royaume de Prusse
Décès (à 85 ans)
Legnica, Empire allemand Empire allemand
Activité principale Maître de chapelle, directeur musical
Activités annexes Compositeur
Lieux d'activité Liegnitz, Berlin et tournées en Europe

Répertoire

Johann Ernst Benjamin Bilse est un maître de chapelle, directeur musical et compositeur allemand né à Liegnitz en Silésie, aujourd'hui Legnica en Pologne le , et mort dans la même ville le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Bilsekonzert (1871), Adolph Menzel

Benjamin Bilse apprend le métier dans la Musique municipale au sein de laquelle il se forme à la pratique de tous les instruments de l'orchestre. À Vienne, il prend des leçons avec le célèbre violoniste Josef Böhm (de) et joue dans l'orchestre de Johann Strauss père. En 1842, il est nommé maître de chapelle de la ville de Liegnitz. En 1867 il crée l'Orchestre Bilse à la Berliner Concerthaus de la Leipziger Straße de Berlin. C'est là que sont donnés les légendaires Bilse-Konzerte (il y en aura plus de trois mille) immortalisés par Adolph Menzel dans un tableau de 1871. Des tournées de concerts entraînent les musiciens dans toute l'Europe : Saint-Pétersbourg, Riga, Varsovie, Amsterdam et Vienne et, en 1867, Paris, à l'occasion de l'Exposition universelleJohann Strauss fils dirige la valse du Beau Danube bleu. Parmi les grands virtuoses qui composent l'orchestre on trouve notamment César Thomson en 1879 et Eugène Ysaÿe au premier violon en 1880.

En 1882, un différend avec les musiciens conduit Joachim Andersen, Ludwig von Brenner[1] et cinquante-deux autres, parmi les meilleurs, à se séparer de Bilse. Ils fondent l'Orchestre philharmonique de Berlin[2]. Bilse ne reste pas inactif et crée immédiatement un nouvel orchestre.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Benjamin Bilse a composé de nombreuses valses, polkas, quadrilles et marches dont quarante-deux ont été publiées.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Fonder l'Orchestre philharmonique de Berlin... et tomber dans l'oubli », Jean-Luc Caron, ResMusica, 5 mai 2013 (lire en ligne)
  2. (de) Die drei Krisen der Philharmoniker, Peter Uehling, Berliner Zeitung, 30 avril 2007

Liens externes[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]