Annona muricata

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Le corossolier, Annona muricata est un petit arbre de la famille des Annonaceae, originaire du nord de l'Amérique du Sud, cultivé dans les régions tropicales pour son fruit comestible, nommé corossol. Le terme corossol est aussi utilisé pour désigner l'arbre.

Synonyme

  • (=) Annona macrocarpa auct.

Description[modifier | modifier le code]

Le corossolier[1] est un arbuste ou petit arbre de 3 à 10 m de hauteur.

Les feuilles, d'un vert brillant, sont oblongues-lancéolées, de 10-17 × 2-7 cm, les jeunes à pubescence ferrugineuse en dessous.

Les fleurs apparaissent sur de gros pédicelles (de 15-20 mm de long) opposés aux feuilles. Les 6 pétales sont jaunes, charnus et épais. Les 3 pétales externes sont largement ovales, aux bords rapprochés, sans se superposer.

Il fleurit toute l'année.

Le fruit très gros est constitué par la réunion des carpelles (un syncarpe). Il fait de 15 à 20 cm de long, voire jusqu'à 30 cm de long. De couleur vert foncé, il est couvert d'aréoles avec une excroissance incurvée souple. La pulpe blanchâtre est comestible et contient des graines noires, aplaties.

Fleur de corossolier, Martinique

Origine et commercialisation

Le corossolier est exclusivement originaire des forêts tropicales: Caraïbe, Amérique Centrale et du Sud, mais il est très abondant en forêt amazonienne principalement au Brésil et au Pérou où de nombreuses industries exploitent essentiellement son fruit mais aussi les autres parties de la plantes. On le trouve ainsi sous forme de fruit, jus, glaces, yaourt, confitures, thé...

Il tolère les sols pauvres mais ne supporte pas les basses températures.

Utilisation[modifier | modifier le code]

Le fruit est comestible (voir corossol).

Dans toute la Caraïbe, le bain des feuilles[2] est traditionnellement utilisé pour calmer les nourrissons. L'infusions des feuilles est utilisée chez l'adulte comme somnifère et comme sédatif. Elle est également réputée stomachique et antispasmodique. En usage externe, des cataplasmes de feuilles sont appliqués sur les brûlures occasionnées par les coups de soleil.

Une forte prévalence de syndromes parkinsoniens atypiques dans les Caraïbes a cependant été reliée à la consommation d'infusions de feuilles d'annonacées (Annona muricata et Annona squamosa). Les graines et les feuilles de ces plantes contiennent en effet des acétogéniques et des alcaloïdes qui pourraient représenter les composés neurotoxiques impliqués dans ces maladies (Caparros-Lefebvre et coll., 2006[3])

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Références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Fournet, Flore illustrée des phanérogames de Guadeloupe et de Martinique, Gondwana editions, Cirad,‎ 2002
    Tome 1 : ISBN 2-87614-489-1 ; Tome 2 : ISBN 2-87614-492-1
  2. Jean-Louis Longuefosse, 100 plantes médicinales de la Caraïbe, Gondwana Editions,‎ 1995
  3. Caparros-Lefebvre et coll. (2006) Geographic isolates of atypical parkinsonism and Tauopathy in the tropics: possible synergy of neurotoxins. Mov Disord. 21(10): 1769-71.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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