André-Antoine Ravrio

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Portrait d'André-Antoine Ravrio par Henri-François Riesener, musée du Louvre

André-Antoine Ravrio (1759, Paris – 4 octobre 1814, Paris) bronzier et goguettier français, auteur de nombreux bronzes, poèmes, chansons et quelques vaudevilles.

Reçu maître fondeur en 1777, il s’installe à son compte en 1790.

Il devient célèbre, fournissant des bronzes d’ameublement pour une clientèle prestigieuse notamment l'empereur Napoléon 1er.

Au côté de Talma, Carle Vernet, Firmin Didot, Désaugiers, Cicéri il participe aux activités de la Société de la Goguette[1].

En 1805 il publie une chanson : La rue des Bons-Enfants, qui fait allusion à une société bachique dont il est membre et qui paraît être celle de la Goguette. Il a également composé une autre chanson intitulée La Goguette qui témoigne de l'esprit joyeux qui anime cette société.

Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise, 10e division[2].

Son cousin le peintre Henri-François Riesener a peint son portrait aujourd'hui conservé au musée du Louvre.

Biographie[modifier | modifier le code]

F.-G.-T de Jolimont écrit en 1821[3] :

« Antoine André Ravrio naquit à Paris en 1759. Son père, habile fondeur, était généralement estimé par sa droiture et ses talents ; et sa mère, appartenait à la famille Riesener, avantageusement connue dans les arts industriels et libéraux.

Ravrio, après avoir dessiné et modelé à l'Académie, se forma à la pratique de son art sous les plus habiles maîtres, et bientôt la perfection de ses ouvrages, ses compositions ingénieuses, ses imitations parfaites de l'antique, étendirent sa réputation dans toute l'Europe. Ses connaissances variées, ses qualités personnelles favorisèrent beaucoup ses relations commerciales, et le firent agréer dans plusieurs sociétés littéraires et de bienfaisance. Toujours traité avec distinction, son excellent cœur, son obligeance, son hilarité lui concilièrent l'estime générale et firent rechercher son amitié.

Livré entièrement à son état, qu'il aimait avec passion, il n'a cultivé les lettres que fort tard et comme délassement. Cependant il a fait jouer plusieurs vaudevilles qui ont eu du succès, et a publié pour ses amis deux volumes de poésies fugitives pleines de facilité, de sentiment et d'esprit. Si Ravrio eût mieux connu ses heureuses dispositions, et qu'il eût eu plus de loisir, on peut croire qu'il aurait marqué parmi nos poètes les plus aimables.

Comme sa vie, sa fin fut celle d'un homme de bien, et le tribut qu'il voulut en mourant payer à l'humanité[4], est devenu un bienfait général par l'application que le savant M. Darcet, qui a remporté le prix, a fait de l'heureux résultat de ses recherches à d'autres professions aussi dangereuses pour ceux qui les exercent, que l'était auparavant celle de bronzier-doreur. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir l'article Société de la Goguette dans Les sociétés badines, bachiques, chantantes et littéraires : leur histoire et leurs travaux, ouvrage posthume de Arthur Martin Dinaux revu et classé par Gustave Brunet, Librairie Bachelin-Deflorenne, Paris 1867, pages 383-385.
  2. François Marie Marchant de Beaumont, Manuel et itinéraire du curieux dans le cimetière du Père la Chaise, Paris, Emler frères,‎ 1828 (lire en ligne), p. 104
  3. Article Ravrio dans Les mausolées français. Recueil des tombeaux les plus remarquables par leur structure, leurs épitaphes ou les cendres qu'ils contiennent, érigés dans les nouveaux cimetières de Paris ; dessinés d'après nature, lithographiés et décrits par F.-G.-T de Jolimont, ex-ingénieur employé au cadastre, auteur de plusieurs ouvrages architectonographiques, de l'imprimerie de Firmin-Didot, Paris 1821.
  4. En fondant un prix de trois mille francs pour la découverte d'un moyen qui prévint les dangers de l'emploi du mercure dans la profession de doreur sur métaux. (Note de F.-G.-T de Jolimont)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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