Henri-François Riesener

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Henri-François Riesener

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Henri-François Riesener, Autoportrait,
Paris, musée du Louvre.

Naissance 19 octobre 1767
Paris
Décès 7 février 1828
Paris
Nationalité Drapeau : France Français
Activités Artiste peintre
Maîtres Jacques-Louis David
Mouvement artistique Néoclassicisme

Henri-François Riesener, né le 19 octobre 1767 à Paris où il est mort le 7 février 1828, est un peintre portraitiste français.

Il est le fils de l'ébéniste d'origine allemande, Jean-Henri Riesener (1734-1806), et le père du peintre romantique Léon Riesener (1808-1878).

Biographie[modifier | modifier le code]

Henri-François Riesener se forme à la technique de la miniature auprès d'Antoine Vestier, avant de rejoindre les ateliers de François-André Vincent et de Jacques Louis David.

Sa première exposition de portraits au Salon date de 1793, période à laquelle il rejoint l’armée napoléonienne et interrompt par conséquent sa carrière artistique pendant cinq ans.

De retour en France, il entame une carrière de portraitiste et de miniaturiste. Sous l’influence de David, il devient l’un des portraitistes les plus recherchés par les personnages importants de l’Empire et réalise même un Portrait en pied de l’Impératrice Joséphine en 1806 (Rueil-Malmaison, Musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau) et de son fils Eugène de Beauharnais. Il fait également cinquante copies de son portrait original de Napoléon Ier, dessiné pendant un déjeuner. Pour le portrait de sa femme et de sa belle-sœur (Portrait en pied d’une dame et de sa sœur, Orléans, Musée des Beaux-arts), le peintre obtient la médaille d’or frappée à l’effigie de l’Empereur en 1814.

Avec la chute de l'Empire, les commandes se raréfiant, il laisse sa femme et son fils à Paris et part pour la Russie en 1815. Il y reste sept ans, séjournant à Moscou (1816-1823), Saint-Pétersbourg et Varsovie. A Varsovie, il bénéficie de la protection du Grand Duc Constantin Pavlovich pour lequel il avait réalisé le portrait de sa maîtresse Joséphine Friedrichs (1808-1857) en 1813 (Saint-Petersbourg, Musée de l’Ermitage). Il peint toutes les célébrités de l'aristocratie et exécute, avec Edouard Bernard Sewbach, un portrait équestre du tsar Alexandre.

À son retour en France fin 1822, Henri-François Riesener donne ses premières leçons de dessin à son fils Léon, et le fait entrer dans l'atelier du baron Gros, puis il dirige son neveu, Eugène Delacroix, vers l'atelier de Pierre-Narcisse Guérin. Il acquiert une maison de campagne à Frépillon (Val d'Oise) et fait don à l'église du village de son seul tableau religieux connu, une représentation de Saint-Nicolas.

Il immortalise également les artistes de l'Opéra-Comique et réalise un portrait du bronzier André-Antoine Ravrio, son cousin, aujourd'hui conservé au musée du Louvre.

Henri-François Riesener meurt des suites d'une infection à Paris en 1828.

La galerie Alexis Bordes travaille actuellement sur le catalogue raisonné de son oeuvre.

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

  • Portrait du peintre Maurice Quays (1797-1799), musée du Louvre, Paris
  • Portrait d'André-Antoine Ravrio, bronzier de l'empereur Napoléon (1812), musée du Louvre, Paris
  • Autoportrait de l'artiste, musée du Louvre, Paris
  • Portrait d'Anne-Louise Félicité Longroy et de sa soeur Adélaïde Longroy (1808), musée des Beaux-Arts, Orléans
  • Portrait de Bazinet, maître d'hôtel de la reine Hortense, musée national des châteaux de Malmaison et de Bois-Préau, Rueil-Malmaison
  • Portrait en pied de l'impératrice Joséphine, musée national des châteaux de Malmaison et de Bois-Préau, Rueil-Malmaison
  • Portrait de Joséphine Friedrichs (1813), musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg
  • Portrait de Peotr Lachinov (1816-1821), musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg
  • Portrait de S. P. Apraksina (1818), musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg
  • Portrait de la princesse Dolgoroukaya, musée Pouchkine, Moscou
  • Portrait d'une Lady (1818), Hood Museum of Art, New-Hampshire
  • Portrait de Louise-Rosalie Dugazon, chanteuse de l'Opéra-Comique, musée Carnavalet, Paris
  • Portrait présumé de Mlle George, musée des Beaux-Arts, Dijon

Galerie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les Trois Riesener, catalogue de l'exposition de la Galerie des Beaux-Arts, Paris, 1954
  • E. J. Ivanov, Портретист Анри Франсуа Ризенер (1767-1828), (Henri-François Riesener, portraitiste, 1767-1828), Moscou, Éditions GMM, 2011, (ISBN 5-900395-57-2)[à vérifier : Le calcul de la somme de contrôle donne X et non 2, demandé le 15 novembre 2013] (en russe).

Liens externes[modifier | modifier le code]