Almire Gandonnière

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Almire Philbert Gandonnière, né le 3 août 1813[1] à Loué et mort le 25 octobre 1863 à San Francisco, est un librettiste français. Il n'est connu que pour avoir été le coauteur d'Hector Berlioz dans l'écriture du livret de la Damnation de Faust, d'après la traduction faite par Gérard de Nerval de l'œuvre de Goethe.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Loué dans la Sarthe, Gandonnière descend d'une famille de marchands et de petits propriétaires terriens originaires du sud du département (Asnières-sur-Vègre, Fontenay-sur-Vègre, Chantenay-Villedieu). Son père, Joseph, négociant, est venu à Paris avec toute sa famille à une date inconnue, sans doute pendant l'enfance d'Almire. Tandis que ses frères se lancent dans le commerce et que l'un d'entre eux choisit la prêtrise, il s'installe comme marchand de vins rue Beaubourg, à Paris. Il vit avec une lingère, Marie-Euphrasie Cassier, qu'il n'épousera jamais et avec qui il aura une fille, née en 1836. Marie-Euphrasie Cassier mourra de la typhoïde en 1844 à l'hôpital Saint-Antoine à Paris, à l'âge de trente-trois ans.

Lors de la naissance de sa fille, Almire Gandonnière était déjà devenu un « homme de lettres ». Il fondera plusieurs journaux, plutôt des brochures, dont la plupart n'auront qu'une existence éphémère. Poète, pamphlétaire, il lui arrivera d'assumer seul tout le contenu de ses publications, signant ses articles de divers pseudonymes, Archiloque entre autres. Il aura parfois quelques collaborateurs, dont le jeune Alexandre Dumas. S'il arrive à se faire connaître du monde littéraire, comme en témoigne une très courte lettre que lui adressa Victor Hugo, il est difficile de savoir comment il rencontra Hector Berlioz.

Après l'échec de la Damnation en 1846, il confie sa fille à ses sœurs et part pour l'Algérie sans doute dans l'espoir de s'y installer, la famille Gandonnnière ayant des cousins établis là-bas. Il n'y parvient pas, revient en France, et s'embarque en 1852 pour les États-Unis. Il n'en reviendra jamais.

Il s'éteint le 25 octobre 1863 à la Maison de Bienfaisance, Mutuelle du consulat de France de San Francisco dans la misère la plus totale, après avoir cherché à faire fortune en Californie au cours de la ruée vers l'or. À la nouvelle de sa mort, l'un de ses frères, pragmatique, écrit dans une lettre à la famille : « Notre frère aura gâché sa vie avec une constance et une opiniâtreté remarquables. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bien que donné par la plupart des sources pour être né en 1814, il a bien vu le jour le 3 août 1813, comme en témoigne son acte de naissance consultable en ligne sur le site des archives départementales de la Sarthe