Alfonso Armada

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Alfonso Armada

Alfonso Armada y Comyn, marquis de Santa Cruz de Ribadulla, né à Madrid le 12 février 1920 et décédé à Madrid le 1er décembre 2013[1], est un militaire espagnol. Personnage fier, ambitieux et à la personnalité complexe[2], il est surtout connu pour sa participation au coup d'État du 23-F.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il intègre l'armée dès l'âge de 16 ans. Au cours de la guerre civile espagnole il participe à la bataille de Madrid et de Teruel, mais combat aussi aux fronts d'Andalousie, de Guadalajara et de Valence. Après la guerre il combat aussi dans les rangs de la Division Bleue au siège de Léningrad.

À partir de 1945, il devient instructeur dans plusieurs écoles militaires. Il comptera parmi ses élèves Juan Carlos de Borbón, futur roi d'Espagne, et deviendra même membre de l'État-major central, notamment en tant que secrétaire du Roi. En 1977, il est nommé professeur principal de l'École Supérieure de l'Armée(Escuela Superior del Ejército). Au moment du coup d'État il occupe le poste de gouverneur militaire de Lérida et de second chef d'État-major de l'Armée.

Le 23 février 1981 il est l'un des principaux participants à la tentative de coup d'État surnommée par ces derniers « operación Duque de Ahumada », en l'honneur du fondateur de la guardia civil. Si le projet avait été mené à terme, c'est Armada qui aurait présidé la junte militaire à la tête du pays[2].

Le tribunal suprême, le jugeant l'un des principaux chefs du soulèvement antidémocratique, le condamne à la peine maximale de trente ans de détention[2]. En dépit des évidences, il a toujours nié les faits et, jouant d'une certaine manière un double-jeu, il s'est attiré la sympathie de certains qui l'ont toujours jugé innocent, notamment Alfonso Osorio, un ministre influent durant la période de la Transition démocratique[2].

Après plusieurs années passées en prison, il est gracié par le Gouvernement, le 24 décembre 1988, pour motifs de santé.

Depuis sa remise en liberté, il s'était retiré dans une maison de campagne en Galice, où il se consacrait à la culture et la vente d'orchidées[2], jusqu'à sa mort, le 1er décembre 2013.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. a, b, c, d et e (es) Javier Fernández López, Miltares contra el Estado, Madrid, Taurus,‎ 2003, 1e éd., 303 p. (ISBN 84-306-0495-2), p. 211-212

Article connexe[modifier | modifier le code]