Accord multilatéral sur l'investissement

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L’Accord multilatéral sur l’investissement (AMI), en anglais Multilateral Agreement on Investment (MAI), a été négocié secrètement au sein des vingt-neuf pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) entre 1995 et avril 1997.

Proposant une libéralisation accrue des échanges (interdiction des discriminations par la nationalité entre investisseurs), il entraîna de vives protestations de la part des partisans de l'exception culturelle, des mouvements de défense de l’environnement et de quelques mouvements syndicaux lors de sa divulgation au grand public par des mouvements de citoyens américains[1].

Des organisations non gouvernementales parviennent à se procurer le projet d'accord, et à alerter le public sur ce projet. Selon un de leurs leaders, Susan George, « l'AMI est comme Dracula : il meurt à être exposé en plein jour ». Finalement, devant l'opposition française et la tiédeur des États-Unis[2], et suite au rapport commandé par Lionel Jospin à Catherine Lalumière qui déclare le projet « non réformable », l’AMI est abandonné en octobre 1998[3].

Critiques des opposants[modifier | modifier le code]

Elles sont en fait relativement nombreuses. Ci-dessous, la liste non-exhaustive des critiques faites à ce projet qui permettait :

Il remet en cause :

L'AMI introduit diverses obligations pour les gouvernements mais aucune pour les investisseurs.

Note[modifier | modifier le code]

  1. in Noam Chomsky, 1999, 'Le profit avant l'homme'
  2. in Le Monde, édition du 2 mai 1998, Paris et Washington réunis contre la mondialisation
  3. L'Accord multilatéral sur l'investissement a été discrètement enterré à l'OCDE, Le Monde, 22 octobre 1998

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]