Éolienne flottante

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La Hiwind, première éolienne flottante, au large de Stavanger

Une éolienne flottante est une éolienne offshore montée sur une structure flottante qui permet à la turbine de produire de l'électricité plus loin des côtes, où l'eau est beaucoup plus profonde et les vents plus forts et plus stables.

Applications[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

Dans le développement d'éoliennes offshore flottantes, on bénéficie de l'expérience de l'industrie pétrolière et gazière avec des plates-formes pétrolière flottantes.

Types de plate-formes[modifier | modifier le code]

Les plate-formes peuvent être classées en :

  • single-turbine-floater (une éolienne monté sur une structure flottante) et
  • multiple-turbine-floaters (plusieurs éoliennes montées sur une structure flottante).

Prototypes[modifier | modifier le code]

La société norvégienne StatoilHydro a installé un prototype d'éolienne flottante nommé Hywind au large des côtes norvégiennes[1].

En France[modifier | modifier le code]

  • Un autre projet est à l'étude en Bretagne, dans le cadre d'une convention signée entre DCNS (division Énergie et Infrastructures Marines en charge de l'hydrolien, de l'exploitation thermique des mers et éolien flottant), vient de signer une convention de partenariat avec la région Bretagne pour mener des études au large de l'île de Groix d'une première ferme pilote au large de l'île de Groix, d'ici à 2019[2].

Le SER estimait en juin 2013 que « L'éolien flottant (…) permettra à terme d'installer des éoliennes à des profondeurs plus importantes, et d'accroître encore le potentiel de la filière », c'est-à-dire à plus de 50 mètres de fond [2]. Cette méthode permet aussi de s'affranchir des risques liés aux munitions immergées (par exemple au large de l'île de Groix).

DCNS et Alstom ont signé le 13 octobre 2014 un accord de partenariat destiné à développer un module d'éolienne flottante de 6 MW. Le projet, baptisé Sea Reed, a reçu un soutien de 6 millions d'euros de l'Ademe. DCNS abandonne le projet Winflo qu'il menait depuis 2008 avec Nass&Wind, Vergnet, l'Ifremer et l'École nationale supérieure de techniques avancées (Ensta) de Bretagne, prévoyant la construction d'un démonstrateur de 1 MW, avant de passer à la taille réelle de plus de 5 MW ; ce calendrier était trop étalé pour avoir des chances de succès face à a concurrence qui met déjà des démonstrateurs à l'eau[3].

Potentiel mondial[modifier | modifier le code]

Il serait d'environ 10,000 TWh/an selon les technologies disponibles vers 2010. Ce potentiel est à comparer à celui des hydroliennes immergées (450 TWh/an)[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]