Élections législatives norvégiennes de 2013

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Précédent 2009 Drapeau de la Norvège
Élections législatives norvégiennes de 2013
169 sièges du Storting
(Majorité absolue : 85 sièges)
9 septembre 2013
Type d’élection  parlementaire
Électorat et résultats
Inscrits  3 641 753
Votants 2 848 824
  
78,23 % Green Arrow Up.svg 2,4 %
Votes valables 2 836 141
Jens Stoltenberg 2010-06-08.jpg
Parti travailliste – Jens Stoltenberg
Voix 874 769 Red Arrow Down.svg 7,8 %
  
30,84 %
Sièges obtenus 55 Red Arrow Down.svg 9
Erna Solberg, Wesenberg, 2011 (1).jpg
Parti conservateur – Erna Solberg
Voix 760 232 Green Arrow Up.svg 64,4 %
  
26,81 %
Sièges obtenus 48 Green Arrow Up.svg 18
SivJensen2428 2E jpg DF0000062823.jpg
Parti du progrès – Siv Jensen
Voix 463 560 Red Arrow Down.svg 24,6 %
  
16,34 %
Sièges obtenus 29 Red Arrow Down.svg 12
Knut Arild Hareide 2011 for (infobox).JPG
Parti populaire chrétien – Knut Arild Hareide
Voix 158 475 Green Arrow Up.svg 6,5 %
  
5,59 %
Sièges obtenus 10 Equal blue arrow.png 0
Liv Signe Navarsete (Senterpartiet).jpg
Parti du centre – Liv Signe Navarsete
Voix 155 357 Red Arrow Down.svg 5,8 %
  
5,48 %
Sièges obtenus 10 Red Arrow Down.svg 1
Trine Skei.jpg
Parti libéral – Trine Skei Grande
Voix 148 275 Green Arrow Up.svg 42,4 %
  
5,23 %
Sièges obtenus 9 Green Arrow Up.svg 7
Audun Lysbakken jamstalldhetsminister Norge.jpg
Parti socialiste de gauche – Audun Lysbakken
Voix 116 021 Red Arrow Down.svg 30,3 %
  
4,09 %
Sièges obtenus 7 Red Arrow Down.svg 4
HannaEMarcussen.jpg
Les Verts – Hanna Marcussen (en)
Voix 79 152 Green Arrow Up.svg 752,4 %
  
2,8 %
Sièges obtenus 1 Green Arrow Up.svg 1
Répartition des sièges au Storting
Diagramme
Ministre d'État
Sortant
Élu
KRD
Politique en Norvège
Image illustrative de l'article Élections législatives norvégiennes de 2013

Les élections législatives norvégiennes de 2013 (Stortingsvalget 2013 en norvégien) se sont tenues le lundi 9 septembre 2013, afin d'élire les cent soixante-neuf députés du Storting pour un mandat de quatre ans.

Le scrutin voit la victoire des forces de centre-droit, surnommées le « bloc bourgeois » et conduites par la conservatrice Erna Solberg, et donc la défaite des « Rouges-verts », coalition de centre-gauche au pouvoir depuis huit ans et emmenée par le ministre d'État travailliste Jens Stoltenberg[1].

Vie politique[modifier | modifier le code]

En 2009, la courte réélection de centre-gauche[modifier | modifier le code]

Jens Stoltenberg avait réussi à prendre le pouvoir en 2005, à la faveur d'un partenaire de coalition inhabituel pour les travaillistes : le parti du Centre, de tradition agrarienne. De plus, le Parti socialiste de gauche put entrer pour la première fois au gouvernement.

En 2009, le gouvernement fut réélu de justesse. Il n'était pas majoritaire en voix mais avait bien gagné les circonscriptions de grande superficie, profitant de la pondération. Durant tout son mandat, de 2009 à 2013, aucun sondage ne lui a prédit une majorité[2].

En 2011, les attentats de Breivik[modifier | modifier le code]

La Norvège fut secouée par des attentats le 22 juillet 2011, menés par un seul homme et qui firent 77 morts et 151 blessés. Le parti travailliste au pouvoir était ciblé dans les deux attentats (bureaux gouvernementaux et université d'été des jeunes), et leur auteur, Anders Behring Breivik, a expressément fait connaître ses motifs idéologiques. Le procès s'est terminé plus d'un an plus tard avec la condamnation à la peine maximale (21 ans renouvelables).

Mode de scrutin[modifier | modifier le code]

D'après la loi, l'élection doit se dérouler un lundi du mois de septembre. Ainsi le Roi de Norvège, dans le cadre de ses attributions, a choisi la date du lundi 9 septembre.

Les députés sont élus au scrutin proportionnel de liste dans vingt circonscriptions dont le nombre de siège est pondéré par la population et la superficie. À ceux-là, formant un contingent de 150 députés, s'ajoute un autre de 19, qui compensent les différences nationales. La majorité absolue recherchée par les coalitions est donc de 85 (sur 169).

Changements[modifier | modifier le code]

Nord-Trøndelag, Hedmark, Nordland, Sogn og Fjordane et Troms ont chacun perdu un député tandis qu'Oslo en a gagné deux et les comtés d'Akershus, Rogaland et Hordaland chacun un député[3].

Campagne[modifier | modifier le code]

Principales formations[modifier | modifier le code]

Dans les sondages, la droite dominante[modifier | modifier le code]

Les sondages sont restés sensiblement les mêmes durant la dernière année 2012-2013. Le rapport de force entre les deux coalitions (gouvernement travailliste et opposition bourgeoise) a peu varié avant et après l'attentat, autour de 40:60, si ce n'est que le Parti du progrès dont Breivik était membre a chuté à la troisième place. La valeur donnée est la moyenne des valeurs de tous les sondages (en part de pourcentage, le nombre de sièges est entre parenthèses)[4] .

Mois H Ap Frp KrF Sp SV V R Autres
Résultats 26,81 (48) 30,84 (55) 16,34 (29) 5,59 (10) 5,48 (10) 4,09 (7) 5,23 (9) 1,1 (0) 5,0 (1)
Août 2013 28,9 (53) 29,0 (51) 15,2 (27) 5,4 (10) 5,3 (9) 4,3 (8) 5,3 (9) 1,5 (1) 5,0 (1)
Juillet 2013 31,6 (58) 28,0 (52) 16,2 (30) 5,2 (9) 4,6 (8) 3,9 (1) 5,2 (10) 1,9 (1) 3,6 (0)
Juin 2013 32,0 (57) 28,6 (52) 16,4 (30) 5,3 (8) 4,5 (7) 4,3 (7) 4,2 (7) 1,5 (1) 3,1 (0)
Mai 2013 31,8 (57) 28,9 (51) 16,0 (30) 5,3 (8) 4,5 (7) 4,7 (8) 4,7 (7) 1,5 (1) 2,7 (0)
Avril 2013 32,6 (56) 27,7 (50) 16,5 (30) 5,1 (8) 4,8 (8) 5,0 (8) 4,5 (8) 1,5 (1) 2,3 (0)
Mars 2013 32,4 (57) 28,1 (51) 16,8 (30) 5,2 (8) 4,8 (8) 4,4 (7) 4,7 (7) 1,4 (1) 2,1 (0)
Fevrier 2013 32,9 (57) 28,4 (51) 15,6 (28) 5,3 (9) 4,7 (8) 4,9 (8) 4,5 (7) 1,4 (1) 2,2 (0)
Janvier 2013 33,6 (57) 28,6 (52) 15,9 (30) 5,5 (9) 4,4 (7) 4,1 (6) 4,4 (7) 1,4 (1) 1,8 (0)
Décembre 2012 32,0 (56) 28,6 (52) 16,2 (30) 5,3 (8) 4,7 (7) 4,3 (7) 5,2 (8) 1,8 (1) 1,7 (0)
Novembre 2012 31,4 (56) 29,6 (52) 17,0 (30) 5,0 (8) 4,5 (7) 4,4 (7) 4,9 (8) 1,5 (1) 1,5 (0)
Octobre 2012 33,9 (59) 27,8 (50) 17,2 (30) 5,0 (8) 4,4 (7) 4,1 (7) 4,5 (7) 1,4 (1) 1,8 (0)
Septembre 2012 33,5 (62) 29,2 (54) 16,6 (30) 5,2 (10) 4,3 (8) 3,9 (1) 3,9 (3) 1,8 (1) 1,6 (0)
Août 2012 31,6 (57) 30,2 (54) 17,3 (31) 4,6 (8) 4,4 (8) 4,0 (1) 4,7 (9) 1,7 (1) 1,6 (0)
Juillet 2012 30,5 (55) 29,8 (54) 18,4 (33) 5,0 (9) 4,8 (9) 3,9 (1) 4,4 (8) 1,2 (0) 1,7 (0)
Juin 2012 32,0 (56) 29,9 (54) 16,2 (30) 4,7 (7) 4,7 (7) 4,3 (7) 4,8 (7) 1,5 (1) 1,9 (0)

Résultats[modifier | modifier le code]

Storting[modifier | modifier le code]

Élections législatives norvégiennes du 9 septembre 2013
Inscrits 3 641 753
Abstentions 792 929 21,77 %
Votants 2 848 824 78,23 %
Bulletins enregistrés 2 848 824
Bulletins blancs ou nuls 12 683 0,45 %
Suffrages exprimés 2 836 141 99,55 % 169 sièges à pourvoir
Liste Tête de liste Suffrages Pourcentage Sièges acquis Var.
Parti travailliste de Norvège (AP) Jens Stoltenberg 874 799 30,84 %
55 / 169
en diminution 9
Parti conservateur (H) Erna Solberg 760 261 26,81 %
48 / 169
en augmentation 18
Parti du progrès (FrP) Siv Jensen 463 525 16,34 %
29 / 169
en diminution 12
Parti populaire chrétien (KrF) Knut Arild Hareide 158 471 5,59 %
10 / 169
en stagnation
Parti du centre (Sp) Liv Signe Navarsete 155 350 5,48 %
10 / 169
en diminution 1
Parti libéral (V) Trine Skei Grande 148 300 5,23 %
9 / 169
en augmentation 7
Parti socialiste de gauche (SV) Audun Lysbakken 116 054 4,09 %
7 / 169
en diminution 4
Les Verts (MDG) Hanna E. Marcussen 79 198 2,79 %
1 / 169
en augmentation 1
Autres listes Néant 80 183 2,83 %
0 / 169


Parlement same[modifier | modifier le code]

Le même jour se déroule l'élection du Parlement same.

Analyse des résultats[modifier | modifier le code]

Avec une participation en hausse, ce scrutin marque la défaite des « Rouges-verts », la coalition de centre-gauche au pouvoir depuis huit ans. Des trois partis au pouvoir, le Parti du centre s'en tire le mieux, en ne perdant qu'un député. Bien qu'il reste la première formation du pays, le Parti travailliste abandonne presque dix députés, tout en restant au-dessus de la barre des 30 % des voix, même s'il réalise son deuxième plus mauvais score de l'après-guerre. Quant au Parti socialiste de gauche, il se maintient de justesse au-dessus du seuil électoral des 4 %, perdant près d'un tiers de ses voix de 2009 et passant de la quatrième à la septième place. Dans la circonscription d'Oslo, Les Verts captent un siège, faisant pour la première fois leur entrée au Storting.

Quant à la nette et large victoire du « bloc bourgeois », elle est principalement due au Parti conservateur, qui progresse de presque vingt sièges et repasse largement devant le Parti du progrès, qui ne récupère que les trois quarts des suffrages captés en 2009 et connaît son premier vrai recul depuis vingt ans. Cela ne doit pas faire oublier la performance du Parti libéral, qui repasse de manière claire au-dessus des 4 % des suffrages exprimés, ce qui lui permet de progresser de sept sièges. Enfin, le Parti populaire chrétien, à la tête du gouvernement entre 2001 et 2005, ne parvient pas à progresser de manière franche, restant sur la base des résultats obtenus huit années plus tôt.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]