Yves Bérubé

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Yves Bérubé
Illustration.
Fonctions
Député de Matane
Législature 31e et 32e législature
Prédécesseur Marc-Yvan Côté
Successeur Claire-Hélène Hovington
Ministre des Ressources naturelles
Prédécesseur Jean Cournoyer
Successeur Yves Duhaime
Ministre délégué à l'Administration et président du Conseil du trésor
Prédécesseur Jacques Parizeau
Successeur Michel Clair
Ministre de l'Éducation
Prédécesseur Camille Laurin
Successeur François Gendron
Ministre de l'Enseignement supérieur, de la Science et de la Technologie
Prédécesseur nouveau ministère
Successeur Jean-Guy Rodrigue
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Montréal, Drapeau du Canada Canada
Date de décès (à 53 ans)
Lieu de décès Montréal
Sépulture Cimetière Notre-Dame-des-Neiges
Parti politique Parti québécois
Conjoint Francine Leroux
Diplômé de MIT
Profession Ingénieur

Yves Bérubé () est un ingénieur et homme politique québécois.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'Armand Bérubé, journaliste, et de Fleur-Ange Ménard, Yves Bérubé est né à Montréal le 28 mars 1940. Il a fait ses études classiques au Collège de Saint-Laurent, avant d'entrer au Massachusetts Institute of Technology, où il a obtenu un doctorat en génie minier en 1966. En 1963, il marie Francine Leroux à Montréal[1].

Il a commencé sa carrière en travaillant pour la Compagnie Iron Ore du Canada à Schefferville. Après l'obtention de son doctorat, il devient professeur adjoint à la Faculté de génie de l'Université Laval. Durant cette période, il enseigne en France et exerce des mandats de consultant pour plusieurs entreprises et le gouvernement fédéral[1].

Il se porte candidat pour le Parti québécois dans la circonscription de Matane lors de l'élection générale de 1976, et défait le ministre sortant Marc-Yvan Côté[1]. Bérubé est nommé ministre des Terres et Forêts et ministre des Ressources naturelles dans le gouvernement de René Lévesque[1],[2],[3].

Il est facilement réélu lors de l'élection générale de 1981. Il est nommé ministre délégué à l'Administration et Président du Conseil du Trésor. Après le remaniement ministériel de mars 1984, il devient ministre de l'Éducation, un poste qu'il occupe jusqu'en décembre, où il devient ministre de l'Enseignement supérieur, de la Science et de la Technologie, un nouveau portefeuille qui résulte de la fusion du ministère de la Science et de la Technologie avec une partie du ministère de l'Éducation[1],[2],[4].

En tant que ministre de l'Énergie et des Ressources, il défend les intérêts du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie, ce qui l'oppose au ministre fédéral Pierre de Bané au sujet d'une aide financière pour le financement d'une papeterie à Matane[5],[6]. Il est également responsable de la création de la Société nationale de l'amiante, une société d'État responsable de la prospection et de la production d'amiante. À titre de Président du Conseil du Trésor, il est chargé d'appliquer des réductions de salaire du personnel la fonction publique pendant la récession qui frappe le Québec au début des années 1980[7],[8],[9].

Peu après le départ de René Lévesque à titre de premier ministre, Bérubé et deux autres ministres, Yves Duhaime (Finances) et Clément Richard (Affaires culturelles), démissionnent ensemble le 16 octobre 1985. Le nouveau premier ministre Pierre-Marc Johnson remplace les démissionnaires par quatre ministres non élus, ce qui représente une première depuis 1970[10],[11].

Au terme de sa carrière politique, il retourne à sa profession d'ingénieur. Il occupe des postes de direction au sein de la firme SNC-Lavalin et devient vice-président exécutif de la société en 1991. L'année suivante, il devient président de la Société d'habitation et de développement de Montréal. Il meurt le 5 décembre 1993, d'une tumeur au cerveau[5]. Il est inhumé au Cimetière Notre-Dame-des-Neiges[1]. Il était le père de deux filles[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f « Yves Bérubé - Biographie », sur Assemblée nationale du Québec, (consulté le 2 janvier 2016)
  2. a et b « Les titulaires de ministères depuis 1867 (par cabinet) », sur Assemblée nationale du Québec, (consulté le 29 juin 2009)
  3. « Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune : une histoire à l'échelle du Québec », sur Ministère des Ressources naturelles et de la Faune (consulté le 3 janvier 2016)
  4. « Les ministres depuis la création du Ministère », sur Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (consulté le 29 juin 2009)
  5. a b et c « Débats de l'Assemblée nationale: Le mardi 7 décembre 1993 Vol. 32 - No 140 », sur Journal des débats, Assemblée nationale du Québec (consulté le 29 juin 2009)
  6. (en) Donald J. Savoie, Governing from the Centre: The Concentration of Power in Canadian Politics, Toronto, Toronto University Press, (ISBN 978-0-8020-4476-1, lire en ligne), p. 103
  7. Louis Massicotte, « La vie parlementaire », dans Denis Monière, L'Année politique au Québec 1993-1994, Montreal, Fides, (ISBN 2-7621-1754-2, ISSN 1488-0857, lire en ligne)
  8. (en) « Legislative Reports », Canadian Parliamentary Review, vol. 6, no 1,‎ (lire en ligne)
  9. (en) « Legislative Reports », Canadian Parliamentary Review, vol. 5, no 3,‎ (lire en ligne)
  10. « 1984 - 1985 », sur Chronologie parlementaire depuis 1791, Assemblée nationale du Québec, (consulté le 29 juin 2009)
  11. « Les ministres choisis hors du Parlement », sur Informations historiques, Assemblée Nationale du Québec, (consulté le 29 juin 2009)