William Hyde Wollaston

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William Hyde Wollaston

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William Hyde Wollaston (East Dereham, 6 août 1766 - Chislehurst, 22 décembre 1828) est un physicien et chimiste britannique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il naît à East Dereham dans le Norfolk, fils de l'astronome Francis Wollaston (1731-1815) et de sa femme Althea Hyde. En 1793 il obtient son doctorat en médecine de l'université de Cambridge. Durant ses études il s'intéresse à la chimie, cristallographie, métallurgie et la physique. En 1800 il quitte la médecine pour se consacrer à la chimie et à la physique.

Travaux[modifier | modifier le code]

Wollaston est passé à la postérité pour ses travaux en chimie. Il fait fortune en développant la première méthode pratique quantitative de raffinement de minerai de platine, notamment du platine natif. Il développe ainsi des tests de caractérisation des sels contenant du platine, et découvre de nouveaux éléments chimiques : le palladium (Pd) en 1803 et le rhodium (Rh) en 1804. En 1809 il montre que le niobium et le titane sont des corps purs et non des composés, et en conséquence qu'ils peuvent servir à nommer des éléments spécifiques intéressant les chimistes.

Il effectue des travaux importants en électricité. En 1801, une de ses expériences montre que l'électricité produite par frottement est de même nature que celle produite par les piles électriques. Durant ses dernières années il effectue une série d'expériences, prémices au développement du moteur électrique. Toutefois une controverse s'élève avec Michael Faraday, sans aucun doute l'inventeur du moteur électrique, qui refuse de créditer Wollaston de ses travaux antérieurs.

Dans le domaine de l'optique, il est le premier à remarquer la présence de lignes sombres dans le spectre du soleil, mais ne les étudie pas systématiquement et n'émet aucune hypothèse sur leur origine. Il invente la camera lucida (1807), un type de goniomètre (1809), et le prisme de Wollaston.

Lors d'une conférence donnée en 1805, qui avait pour thème la force de percussion (On the Force of Percussion), il défend l'idée de la vis viva de Gottfried Leibniz, prémices de la notion d'énergie cinétique et de conservation de l'énergie.

Il sert dans une commission royale qui s'oppose à l'adoption du système métrique et une autre qui crée le gallon impérial.

Honneurs[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]