Walter Warlimont

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Walter Warlimont
Warlimont le 28 juin 1948 à Nuremberg.
Warlimont le à Nuremberg.

Naissance
Osnabrück (Empire allemand)
Décès (à 82 ans)
Kreuth (Allemagne)
Origine Allemande
Allégeance Drapeau de l'Empire allemand Empire allemand
Drapeau de l'Allemagne République de Weimar
Drapeau de l'Allemagne nazie Troisième Reich
Arme War Ensign of Germany 1903-1918.svg Deutsches Reichsheer
Flag of Weimar Republic (war).svg Reichswehr
Balkenkreuz.svg Heer de la Wehrmacht
Unité Oberkommando der Wehrmacht
Grade General der Artillerie
Années de service 1913 – 1945
Conflits Première Guerre mondiale
Guerre civile d'Espagne
Seconde Guerre mondiale
Autres fonctions Chef adjoint des opérations de l'Oberkommando der Wehrmacht
image illustrant un homme politique image illustrant allemand image illustrant la Seconde Guerre mondiale
Cet article est une ébauche concernant un homme politique allemand et la Seconde Guerre mondiale.

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Walter Warlimont, né le à Osnabrück (province de Hanovre, aujourd'hui land de Basse-Saxe) et mort le à Kreuth (Bavière), est un général allemand de la Seconde Guerre mondiale. Il a été condamné pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité pour sa responsabilité comme chef adjoint des opérations de l’Oberkommando der Wehrmacht[N 1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il termine la Première Guerre mondiale au grade de Oberleutnant[N 2]. Au début de la guerre civile espagnole en 1936, l’Oberst[N 3] Warlimont est conseiller militaire du général Franco. En 1937, il devient commandant du 26e régiment d'artillerie à Düsseldorf. En 1938, il est associé aux préparatifs concernant les futures opérations de la Seconde Guerre mondiale. Il est nommé Generalmajor[N 4] en 1940 et chef adjoint des opérations de l’Oberkommando der Wehrmacht sous les ordres de Jodl. En 1942, il est nommé Generalleutnant[N 5] et en , General der Artillerie[N 6]. Il est blessé lors de l’attentat contre Hitler du à la Wolfsschanze. Le soir même, il appelle le Generalfeldmarschall von Kluge pour lui annoncer que le Führer est vivant[1]. Hitler qui se méfie désormais de la hiérarchie en poste sur le front de l'Ouest fait de Warlimont son messager[1], même s'il est un temps supposé avoir pris part au complot[1]. Ainsi le , il se déplace au chevet de Rommel, hospitalisé après une attaque aérienne sur son véhicule en Normandie[1] puis, début , il se rend auprès de Kluge pour lui dire à quel point Hitler compte sur l’opération Luttich (la contre-attaque de Mortain)[1] et il se rend encore dans la poche de Falaise pour exhorter Eberbach à continuer ses contre-attaques[1].

Affecté par des blessures mal soignées qu'il a reçues lors de l'attentat du , il est ensuite placé sur la liste des réservistes de l’OKH.

Après la guerre, il est condamné à perpétuité dans le procès du Haut Commandement militaire, pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Sa peine est ensuite réduite en 1951 à 18 ans de prison mais, déjà en 1957, il est libre et retraité, cherchant domicile près du lac Tegern dans les Alpes bavaroises.

Il figure parmi les témoins interrogés par Marcel Ophuls dans son documentaire, Le Chagrin et la Pitié (1969).

Littérature[modifier | modifier le code]

Dans son livre Im Hauptquartier der deutschen Wehrmacht (traduit en français en 1975 sous le titre 5 ans au GQG de Hitler[1]), Warlimont décrit sa vue personnelle des événements au Quartier général allemand entre 1939 et 1944.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Jörg Friedrich: Das Gesetz des Krieges. Das deutsche Heer in Rußland 1941-1945. Der Prozeß gegen das Oberkommando der Wehrmacht, Piper, Munich, 1995
    (donne un bon point de vue des responsabilités de Warlimont pendant la guerre en Russie)
  • (de) Horst Mühleisen, General der Artillerie Walter Warlimont, Gerd R. Ueberschär (éd.), Hitlers militärische Elite. Vom Kriegsbeginn bis zum Weltkriegsende vol. 2, Primus Verlag, Darmstadt 1998, ISBN 3-89678-089-1, ISBN 3-534-12678-5 (Wissenschaftliche Buchgesellschaft), p. 270-275.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En abrégé l’OKW : le Haut Commandement de l’Armée allemande.
  2. Équivalent en français de lieutenant.
  3. Équivalent en français de colonel.
  4. Équivalent en français de général de brigade.
  5. Équivalent en français de général de division.
  6. Un des équivalents de général de corps d'armée en français

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Claude Quétel (sous la direction de), Dictionnaire du Débarquement, Rennes, éditions Ouest-France, , 725 p. (ISBN 978-2-7373-4826-6), « Warlimont (General der Artillerie Walter) », p. 710.

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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