Women's Social and Political Union

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Women's Social and Political Union
Annie Kenney and Christabel Pankhurst.jpg
Histoire
Fondation
Dissolution
Cadre
Type
Objectif
Siège social
Londres
Pays
Langue
Anglais
Organisation
Fondateur
Idéologie
Suffragisme (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

La Women's Social and Political Union (en français, Union sociale et politique des femmes) souvent désignée par son sigle WSPU, est une organisation féministe créée en 1903 et dissoute en 1917, qui a milité en faveur du droit de vote des femmes au Royaume-Uni.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Women's Social and Political Union est fondée le à Manchester par Emmeline Pankhurst et ses filles Christabel Pankhurst et Sylvia Pankhurst, leaders de ce mouvement. Les membres de ce groupe sont les premières à être connues sous le nom de « suffragettes ». Elles s'opposent aux organisations suffragistes, qu'elles estiment trop modérées. En 1905, Christabel Pankhurst crache sur un policier, ce qui entraîne plusieurs arrestations arbitraires visant la famille Pankhurst. Quelque temps plus tard, une de leurs manifestations, le « Black Friday », est réprimée très violemment par la police. En 1910, Emmeline Pankhurst prône alors l'action directe, et ses militantes n'hésitent pas à recourir à du vandalisme ou à des sabotages (vitrines brisées, incendie de riches propriétés) afin d'être remarquées. Des militantes emprisonnées et qui recourent à la grève de la faim sont nourries de force. En 1913, le gouvernement édicte le « Cat and Mouse Act » : on libère les féministes trop affaiblies par leurs grèves de la faim, avant de les réincarcérer une fois rétablies[1].

Le mouvement connaît une scission en 1907, avec la création de la Women's Freedom League par 77 membres de la WSPU en désaccord avec Emmeline Pankhurst et Christabel Pankhurst.

Afin de pouvoir répondre aux attaques physiques dont elles sont l'objet de la part de certains hommes anti-féministes (jets de pierre dans la rue, oratrices frappées), sans que la police ne vienne les aider, la WSPU crée le Bodyguard, un service d'ordre d'environ quarante femmes entraînées par Edith Margaret Garrud, formée aux techniques de jujitsu, et dirigées par Gertrude Harding. En 1914, lors d'un meeting pourtant autorisé par les autorités, 50 policiers se jettent violemment sur Emmeline Pankhurst afin de l'arrêter avant qu'elle ne prenne la parole ; cela participe à rallier une partie de la population à leur combat[1].

Dès le début de la Première Guerre mondiale, la dirigeante de la WSPU dissout le Bodyguard, cesse ses activités et demande à ses militantes de soutenir l'effort de guerre. Ce réflex patriotique a pour but de renforcer leur légitimité de citoyennes, ce qui sera récompensé une fois le conflit terminé par l'obtention partielle du droit de vote. Toutefois, Sylvia Pankhurst refuse cette décision et rejoint des communistes conseillistes pacifistes[1].

Membres[modifier | modifier le code]

Postérité[modifier | modifier le code]

Le film de 2015 Les Suffragettes est consacré aux activités de la WSPU dans les années 1912-1913[2].

Galerie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Daniel Paris-Clavel, « Suffragettes en kimono », article paru initialement en février 2016 sous le titre « Suffragettes et jujitsu », Manière de voir no 150, décembre 2016-janvier 2017, p. 52-54.
  2. Thomas Sotinel, « « Les Suffragettes » : le lourd prix d’une voix », sur lemonde.fr, (consulté le 20 novembre 2015).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Harold L. Smith, The British Women's Suffrage Campaign, 1866–1928, Longman, 2007, 192 p. (ISBN 978-1408228234)

Liens externes[modifier | modifier le code]