Violet Aitken

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Violet Aitken
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Violet Aitken ( - ) est une suffragette britannique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marion Violet Aitken naît et grandit à Bedford, où son père, William Aitken, est pasteur de l'église anglicane St Paul. Il est ensuite chanoine de la cathédrale de Norwich[1]. Elle a une sœur, Rose, qui devient théosophe.

Activités suffragistes[modifier | modifier le code]

Alimentation forcée.

Aitken devient active dans le mouvement du suffrage féminin au sein de la Women's Social and Political Union (WSPU) des Pankhursts. En , elle tient la bride d'un cheval de police lors d'une manifestation de la WSPU, et est arrêtée et incarcérée à la prison de Holloway. Elle devient rédactrice en chef du magazine The Suffragette[2].

En , elle est arrêtée en compagnie de Clara Giveen, pour avoir brisé douze fenêtres, occasionnant un dommage de 100 £, dans la boutique de vêtements Jay au 245, Regent Street à Londres[3].

Elle est libérée en , avant le terme d'une peine de quatre mois de prison qu'elle effectuait à la prison de Winson Green, où elle avait été transférée en raison de la surpopulation carcérale de la prison de Holloway. Au cours de sa détention, elle est alimentée de force après avoir entamé une grève de la faim[4]. Aitken reçoit une Hunger Strike Medal « pour sa vaillance » de la WSPU.

Ses parents sont peinés par sa participation à de violentes manifestations, comme son père l'écrit dans son journal[2], bien qu'il ait reconnu plus tard que les appels des femmes à être autorisées à voter n'étaient « après tout qu'un acte de justice »[4].

Journalisme[modifier | modifier le code]

Aitken envisageait de quitter le magazine The Suffragette pour se consacrer à une carrière littéraire, mais elle y renonce après la mort d'Emily Davison, qui s'était jetée sur la piste de l'hippodrome, considérant que ce serait une « désertion de la cause »[4].

Elle meurt dans le Herefordshire en 1987, à l'âge de 101 ans[4].

Postérité[modifier | modifier le code]

Le musée de Londres possède une photo de Violet Aitken[5].

Sa signature, accompagnée de la mention « Holloway Prison, 6th March 1912 », figure dans un cahier d'autographes proposé aux enchères en 2012[6].

Son dossier de prison est conservé aux Archives nationales britanniques[7].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Le journal intime d'Aitken est conservé au Norfolk Record Office - MC 2165/1/23, 976X4[2].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Violet Aitken » (voir la liste des auteurs).
  1. « William Hay Macdowell Hunter Aitken 1841–1927 », sur hymntime.com, (consulté le 30 juin 2020).
  2. a b et c (en) « (Marian) Violet Aitken », Norfolk Women in History, (consulté le 26 juillet 2019)
  3. « Ref HS8 - Clara Giveen's Holloway Brooch », Rowan and Rowan (consulté le 10 avril 2019)
  4. a b c et d Diane Atkinson, Rise up, women! : the remarkable lives of the suffragettes, London, Bloomsbury, , 327,415 p. (ISBN 9781408844045, OCLC 1016848621)
  5. « Museum of London | Free museum in London », collections.museumoflondon.org.uk (consulté le 26 juillet 2019)
  6. (en) Elizabeth Crawford, « Suffragette Autograph Album to be auctioned: Save it for the nation – and future researchers », Woman and her Sphere, (consulté le 26 juillet 2019)
  7. Suffragettes: Amnesty of August 1914: index of people arrested, 1906-1914. The official..., National Archives, 1914-1935 (lire en ligne)