Helen Archdale

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Helen Archdale
Biographie
Naissance
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Nenthorn (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 73 ans)
LondresVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Université de St Andrews
St Leonards School (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Père
Alexander Russel (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Theodore Montgomery Archdale (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Nicholas Montgomery Archdale (d)
Alexander Archdale (en)
Betty Archdale (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de

Helen Alexander Archdale née Russel ( - ) est une journaliste, suffragiste et féministe écossaise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Helen Archdale naît en Écosse, à Nenthorn, dans le Berwickshire. Elle est la fille d'Helen Evans (née Carter) (1834-1903), l'une des Sept d'Édimbourg, le premier groupe de femmes à s'inscrire dans une université britannique, et d'Alexander Russel (1814–1876), journaliste écossais, rédacteur en chef du journal The Scotsman[1].

Archdale fait ses études à la St Leonard's School (en), à St Andrews, puis à l'université de St Andrews de 1893 à 1894[2],[3].

Elle épouse en 1901 un officier en poste en Inde, Theodore Montgomery Archdale, le couple a trois enfants, Nicholas Montgomery Archdale, haut-shérif de la Clwyd, Betty Archdale (en), cricketteuse et principale de collège à Sidney, et Alexander Archdale (en), producteur de théâtre. Archdale vit en Inde jusqu'à son retour en Écosse en 1908. Elle rejoint la WSPU la même année et devient organisatrice de la branche de Sheffield en 1910. Elle emploie Adele Pankhurst comme gouvernante à domicile[4]. Elle s'installe à Londres en 1911 et occupe les fonctions de secrétaires des détenus pour le WSPU en 1911[1].

Archdale est journaliste et écrit dans plusieurs titres édités par le WSPU, notamment The Suffragette à partir d'octobre 1912, et son successeur, Britannia en 1915[1]. Elle est la première rédactrice en chef de l'hebdomadaire politique et littéraire Time & Tide fondé en 1920 par Margaret Haig Thomas[5]. Elle écrit des articles dans les années 1930 pour le Times, le Daily News, Christian Science Monitor et The Scotsman[2]. Elle est séparée de son mari après 1913[1].

Pendant la Première Guerre mondiale, elle soutient l'effort de guerre par des activités au département des femmes du ministère du Service national durant la dernière année de guerre[4].

Militantisme suffragiste et emprisonnements[modifier | modifier le code]

Helen Archdale participe à une manifestation de la WSPU à Édimbourg le 9 octobre 1909[1]. Elle est arrêtée à Dundee le 20 octobre, avec Hannah Mitchell, Adela Pankhurst[6] et Maud Joachim et Catherine Corbett[4]. Ces militantes sont accusées de trouble à l'ordre public après avoir interrompu une réunion tenue Winston Churchill, alors député local, dont les femmes avaient été exclues, et condamnées à dix jours d'emprisonnement. Durant leur détention, elles entament une grève de la faim, mais sont libérées après quatre jours sans avoir été nourries de force[2],[5],[7],[4]. Archdale est à nouveau condamnée à deux mois d'emprisonnement pour avoir brisé des vitres à Whitehall en [1],[2].

Archdale est secrétaire nationale, puis secrétaire internationale du Six Point Group (en), fondé par Lady Rhondda[2]. Elle fonde, avec Haig Thomas, Chrystal Macmillan et Elizabeth Abbott en 1926 l'Open Door Council[2],[8].

En 1927, Archdale travaille à Genève, faisant du lobbying pour un traité sur l'égalité des droits entre hommes et femmes à la Société des Nations[2],[9]. Elle devient secrétaire du comité de liaison des organisations internationales de femmes, créé en 1931 en tant que coalition pour promouvoir l'égalité des droits, le désarmement et la représentation des femmes à la SDN. De 1929 à 1934, elle est présidente d'Equal Rights International[10], une organisation dédiée à la promotion de la campagne pour l'égalité juridique et professionnelle des femmes et des hommes basée à La Haye[1],[2]. À la fin des années 1930, elle fréquente le World Women's Party[2].

Helen Archdale meurt le au 17 Grove Court, St John's Wood, Londres[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f et g (en) David Doughan, « Archdale [née Russel], Helen Alexander (1876–1949) », dans Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, (lire en ligne) Inscription nécessaire
  2. a b c d e f g h et i Elizabeth L. Ewan, The Biographical Dictionary of Scottish Women, Edinburgh University Press, , 16 p. (ISBN 9780748617135)
  3. a et b (en) John Simkin, « Helen Archdale », sur Spartacus Educational, màj janvier 2020 (consulté le ).
  4. a b c et d (en) Atkinson Diane, Rise up, women! : the remarkable lives of the suffragettes, London, Bloomsbury, , 178, 200, 524 (ISBN 9781408844045, OCLC 1016848621)
  5. a et b (en) « Archdale, Helen Alexander, Mrs (1876-1950) », dans Elizabeth Crawford, The Women's Suffrage Movement. A Reference Guide 1866–1928, Londres, Routledge, , p. 15-16
  6. Pankhurst, Spartacus, 9 March 2017
  7. (en) Leah Leneman, A Guid Cause: The Women's Suffrage Movement in Scotland, University of Edinburgh, (ISBN 1873644485), p. 254
  8. (en) David Doughan, Dictionary of British women's organisations, 1825–1960, Woburn Press, (ISBN 0713002239, OCLC 45356652)
  9. (en) Miller, « “Geneva – the key to equality”: inter-war feminists and the league of nations », Women's History Review, vol. 3, no 2,‎ , p. 219–245 (ISSN 0961-2025, DOI 10.1080/09612029400200051, lire en ligne)
  10. Records of the Equal Rights International Group, Women's Library Archives, [lire en ligne].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]