Mary Richardson

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Mary Richardson
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Mary Raleigh Richardson (née en 1889, morte le ) était une suffragette canadienne qui a milité pour l'obtention du droit de vote des femmes au Royaume-Uni avant de basculer vers le fascisme.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle rejoint le mouvement féministe après avoir été témoin des événements du Vendredi noir (en) de 1910, quand des militantes furent frappées par des policiers et des passants lors d'une manifestation interdite par les autorités[1].

Considérée comme l'une des plus importantes suffragettes, elle a été arrêtée neuf fois en deux ans et a été nourrie de force au cours d'une grève de la faim. La cheffe de la WSPU Emmeline Pankhurst lui a remis une médaille pour la féliciter[1]. Elle a aussi essayé de persuader l'évêque de Londres de soutenir le vote des femmes et a présenté une pétition au roi George V en sautant sur le marchepied de son carrosse.

Elle est devenue particulièrement célèbre le , après avoir vandalisé au hachoir la toile de Velasquez Vénus à son miroir, dans la National Gallery de Londres, y laissant sept entailles[2]. Elle voulait protester contre le fait qu'Emmeline Pankhurst était alimentée de force en prison. Elle est alors surnommée « Mary la casseuse ». Ce genre d'actions médiatiques avait pour objectif d'attirer l'attention de la presse et le soutien du public à la cause du suffrage féminin ; il faut cependant noter que la majorité des associations militant pour le droit de vote des femmes refusait l'action violente[1].

Dans les années 1920, elle rejoint Sylvia Pankhurst dans le quartier londonien d'East End et travaille avec elle pour créer un « couvent d’obédience communiste à vocation sociale et religieuse »[1].

Elle se présente quatre fois aux élections législatives sous l'étiquette du Parti travailliste (1922, 1924, 1926 et 1931). Elle rejoint ensuite le New Party de l'homme politique d'extrême droite Oswald Mosley puis la British Union of Fascists (BUF) en 1934, dont elle devient l'une des responsables de la branche féminine. Elle y reste pendant plus d'un an[1].

Elle publie son autobiographie Laugh a Defiance en 1953, n'évoquant pas son passé fasciste[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f Myriam Boussahba-Bravard, « Les suffragettes de l’époque édouardienne et l’idéologie d’extrême droite dans l’entre-deux-guerres », in Philippe Vervaecke, À droite de la droite : Droites radicales en France et en Grande-Bretagne au XXe siècle, Presses universitaires du Septentrion, 2012.
  2. « Une paire de fesses tailladée au hachoir », Libération, 8/07/2015 (article d'Agnès Giard).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Julie Gottlieb, Feminine Fascism : Women in Britain's Fascist Movement, 1923-1945, I.B. Tauris, 2000.
  • Hilda Kean, « Suffrage Autobiography: a Study of Mary Richardson – Suffragette, Socialist and Fascist », in Eustance, Ryan and Ugolini (éd.), A Suffrage Reader, p. 177-189.

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