Un bon petit diable

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Un bon petit diable
Image illustrative de l’article Un bon petit diable

Auteur Comtesse de Ségur
Pays France
Genre Roman pour enfant
Éditeur Hachette
Collection Feuilleton
Date de parution 1865
Type de média La semaine des enfants
Illustrateur Castelli

Un bon petit diable est un roman français pour enfants de la comtesse de Ségur, publié sous forme de feuilleton en 1865 (à partir du 14 décembre 1864[1]).

Résumé[modifier | modifier le code]

L'histoire commence en Écosse en 1842. Charles, dit « Charlot », orphelin de 12 ans, est élevé par sa cousine, la veuve Mac'Miche, âgée d'une cinquantaine d'années, mégère d'une avarice sordide. Pour se venger de ce qu'elle lui fait subir, Charles lui joue des tours pendables, avec la complicité de Betty, la servante. Dès qu'il le peut, il va rendre visite à sa cousine Juliette, une jeune aveugle de 14 ans, qui vit avec sa sœur aînée, Marianne. La jeune fille joue le rôle du bon ange auprès de ce « petit diable », qu'elle exhorte à plus de douceur et de patience envers sa terrible cousine. Mme Mac'Miche, exaspérée par les farces de Charles. Elle n'ignore pas qu'il sait qu'elle détient la somme de 50 000 francs, qui constitue son héritage. Elle le met en pension chez M. Old Nick[2] dont il arrive à se faire chasser. Charles, avec l'appui du juge de paix, décide d'habiter chez ses cousines Daikins, Juliette et Marianne. Marianne devient la tutrice de Charles à la mort de Mme Mac'Miche, victime de sa rapacité. Peu à peu, Charles devient adulte. Dès sa majorité, le juge de paix rend à Charles l'argent qui lui revient et le jeune homme décide d'acheter la ferme. Marianne et le juge de paix, amis de longue date, se rapprochent et désirent se marier, mais elle attendra que Charles soit marié (avec Juliette) pour devenir sa femme.

Chapitres[modifier | modifier le code]

  1. Les fées
  2. L'aveugle
  3. Une affaire criminelle
  4. Le fouet ; Le parafouet
  5. Docilité merveilleuse de Charles. Les visières
  6. Audace de Charles. Précieuse découverte
  7. Nouvelle et sublime invention de Charles
  8. Succès complet
  9. Mme Mac'Miche se venge
  10. Dernier exploit de Charles
  11. Méfaits de l'homme noir
  12. De Charybde en Scylla
  13. Enquête. Derniers terribles procédés de Charles
  14. Charles fait ses conditions. Il est délivré
  15. Mme Mac'Miche dégorge et s'évanouit
  16. Mme Mac'Miche file un mauvais coton
  17. Bon mouvement de Charles. Il s'oublie avec le chat
  18. Repentir de Charles ; Juliette le console
  19. Charles héritier et propriétaire
  20. Deux mauvaises affaires de chat
  21. Aventure tragique. Tout finit bien. Charles est corrigé
  22. Le vieux Charles reparaît et disparaît pour toujours
  23. Charles majeur ; on lui propose des femmes ; il n'en veut aucune
  24. Les interrogatoires ; ce qui s'ensuit
  25. Marianne se marie. Tout le monde se marie
  26. Chacun est casé selon ses mérites

Sources d'inspiration[modifier | modifier le code]

Illustration de Castelli.

On retrouve dans ce roman les thèmes chers à la comtesse, maltraitance de l'enfance, nécessité de mélanger affection et morale chrétienne dans l'éducation des enfants. Elle s'est peut-être inspirée de Charles Dickens, dont le roman, David Copperfield (1850), met également en scène une servante, Peggoty, qui protège David des mauvais traitements de son beau-père.

Bien que le fils aîné de la comtesse de Ségur, Gaston, soit devenu totalement aveugle et que sa fille cadette, Sabine, ait aussi des problèmes de vue, il semble qu'ils ne soient pas la source d'inspiration du personnage de Juliette l'aveugle. Celle-ci ressemble plutôt à l'archétype des mélodrames tel qu'on le trouve dans Les Deux Orphelines (1877) d'Adolphe d'Ennery et Eugène Cormon et que Charles Chaplin le reprendra dans Les Lumières de la ville. Comme François de Nancé, le héros de François le bossu, Juliette accepte son handicap avec une résignation toute chrétienne.

Illustrateurs[modifier | modifier le code]

Le roman est illustré à l'origine par Horace Castelli, puis notamment par Marguerite Calvet-Rogniat[3], Charles-Emmanuel Jodelet, Jobbé-Duval, Liliane de Christen, Marion Iessel, Marie-Madeleine Franc-Nohain, Pierre Leroy, etc.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Le roman a fait l'objet de nombreuses adaptations au théâtre, au cinéma et à la télévision :

Sources[modifier | modifier le code]

  • Paul Guérande, Le Petit Monde de la comtesse de Ségur, éditions Les Seize, 1964.

Références externes[modifier | modifier le code]

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Notes[modifier | modifier le code]

  1. « La Semaine des enfants : magasin d'images et de lectures amusantes et instructives (page 169, numéro 544 du 14 décembre 1864) », sur Gallica, (consulté le 11 août 2018)
  2. Old Nick : en anglais, le diable.
  3. 1895-1970
  4. Un bon petit diable sur Internet Archive.