Les Petites Filles modèles

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Les Petites filles modèles
Image illustrative de l'article Les Petites Filles modèles
Estampe de Bertall illustrant le Chapitre XI : Jeannette la voleuse.

Auteur Comtesse de Ségur
Genre Roman pour enfants
Pays d'origine France
Éditeur Hachette
Collection Bibliothèque des chemins de fer
Date de parution 1858
Dessinateur Bertall
Chronologie
Précédent Les Malheurs de Sophie Les Vacances Suivant

Les Petites Filles modèles est un roman pour enfants de la comtesse de Ségur publié en 1858 en Bibliothèque Rose. Il fait partie d'une trilogie avec Les Malheurs de Sophie (1858) et Les Vacances (1859).

Citation[modifier | modifier le code]

En préface, la comtesse de Ségur écrit :

« Mes Petites Filles modèles ne sont pas une création ; elles existent bien réellement : ce sont des portraits ; la preuve en est dans leurs imperfections mêmes. Elles ont des défauts, des ombres légères qui font ressortir le charme du portrait et attestent l'existence du modèle. Camille et Madeleine sont une réalité dont peut s'assurer toute personne qui connaît l'auteur. »

Les petites-filles de la comtesse de Ségur s'appelaient Camille et Madeleine de Malaret. Leurs tombes se trouvent dans le petit cimetière de Saint-Sernin-des-Rais, à Verfeil.

Résumé[modifier | modifier le code]

Les Petites Filles modèles relate l'histoire d'une famille heureuse, la famille de Madame de Fleurville et celle de leur amie, Madame de Rosbourg. Madame de Fleurville, veuve depuis 6 ans, accueille chez elle Madame de Rosbourg, sans nouvelles de son mari, disparu en mer. Mais elle est la suite des aventures de Sophie, personnage des Malheurs de Sophie, qui n'apparaît qu'après la présentation de Camille et de Madeleine de Fleurville.

Le narrateur s'intéresse surtout aux enfants. À travers différentes aventures, les fillettes apprennent à distinguer le bien du mal, surtout Marguerite de Rosbourg, la plus jeune, qui bien qu'étant pleine de bonnes intentions a encore beaucoup de chemin à faire pour égaler Camille et Madeleine.

Dans le septième chapitre apparaît un nouveau personnage : Fédora Fichini, une femme cruelle avec Sophie, qui n'est autre que la belle-mère de cette dernière qu'elle ne cesse de fouetter et de punir.

Sophie, qui a perdu ses parents, son oncle, sa tante et son cousin depuis Les Malheurs de Sophie vient parfois avec sa belle-mère, Madame Fichini, jouer dans le domaine de Fleurville. Sophie n'est pas méchante, mais Camille et Madeleine doivent faire preuve de patience et de compréhension pour que l'atmosphère reste bonne. Marguerite, moins mûre, a plus de mal à aimer Sophie qui est coléreuse, vive, et parfois malhonnête. Les trois fillettes comprennent que la gourmandise de Sophie et sa malhonnêteté sont en grande partie causées par sa peur de Madame Fichini, pour qui « le fouet est le meilleur des maîtres » et « le seul moyen d'élever des enfants » (Chapitre Les hérissons).

Pour ce qui est de Mme de Fleurville et Mme de Rosbourg, elles détestent Mme Fichini, mais font comme si de rien afin que Sophie puisse venir jouer avec Camille, Madeleine et Marguerite.

Lorsque mesdames de Fleurville et de Rosbourg réussissent à convaincre Madame Fichini de leur laisser Sophie, celle-ci fait de gros progrès, mais elle devra encore s'efforcer de perdre des défauts profondément ancrés. « Chère Camille, je vois que je resterai toujours méchante ; jamais je ne serai bonne comme vous. » dit-elle dans le chapitre Un événement tragique.

Le bien et le mal[modifier | modifier le code]

« Et, avant que personne ait eu le temps de s’y opposer, elle tira de dessous son châle une forte verge, s’élança sur Sophie et la fouetta à coups redoublés, malgré les cris de la pauvre petite, les pleurs et les supplications de Camille et de Madeleine, et les remontrances de Mme de Fleurville et d’Élisa, indignées de tant de sévérité. ». Estampe de Bertall illustrant le chapitre VIII : Les hérissons.

Le personnage de Sophie remet en question les certitudes des trois petites filles gentilles et sans souci que sont Camille, Madeleine et Marguerite. Il les oblige à réfléchir sur la nature du bien et du mal, sur les bonnes et les mauvaises intentions et les critères qui fondent un jugement moral. Il permet également à la comtesse de Ségur de s'attaquer à la maltraitance, sujet qui lui tient à cœur (elle-même a été une enfant battue) et qu'elle aborde également dans Le Général Dourakine (un portrait de son père chéri) et Un bon petit diable qui lui est inspiré par l'œuvre de Charles Dickens, autre champion de la cause des enfants.

Les face-à-face entre Sophie et Marguerite de Rosbourg illustrent l'importance de l'éducation par l'exemple : en effet, Marguerite se laisse souvent provoquer par Sophie. Ce n'est qu'avec Camille et Madeleine que les deux filles réussissent à comprendre leurs erreurs et se réconcilier.

Notons tout de même que Marguerite défend volontiers la cause de Sophie auprès de Mme Fichini, quitte à paraître insolente, car elle est persuadée que c'est là une bonne façon d'agir.

Référence[modifier | modifier le code]

Comtesse de Ségur, Les Petites Filles modèles, Paris, Gallimard.

Adaptations[modifier | modifier le code]

  • adaptation cinématographique :
    • 1952 : Les Petites filles modèles film français (inachevé) d'Éric Rohmer avec Josette Sinclair (Madame de Fleurville), Josée Doucet (Madame de Rosbourg) et Olga Baïdar-Poliakoff (Madame Fichini)
  • adaptation littéraire :
    • 2010-2011 : Les Nouvelles Petites Filles Modèles, série en cinq tomes de Rosalind Elland-Goldsmith (Hachette Jeunesse)
  • adaptation télévisuelle :
  • parodies érotiques :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]