Tlalocan

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Le Tlalocan (nom nahuatl qui signifie littéralement « lieu de Tlaloc »[1]) est, dans la mythologie aztèque, l'au-delà des individus que le dieu Tlaloc a distingués, c'est-à-dire tous ceux dont le décès est de près ou de loin lié à l'eau. En faisaient partie ceux qui avaient été victimes de noyade, de la foudre ou de maladies que l'on supposait être en rapport avec l'eau, telles que l'hydropisie, la gale, la goutte ou encore les maladies vénériennes[2]. Le Tlalocan est situé dans la lune, selon le codex Vaticanus A[3].

Contrairement à la coutume, chez les Aztèques, de brûler les défunts, ces individus étaient enterrés. On plaçait des graines sur leurs mâchoires, on peignait leur visage en bleu et leur dépouille était revêtue de papiers découpés. Le Tlalocan était également la destination des enfants sacrifiés à Tlaloc par noyade.

Le Tlalocan était un endroit verdoyant et humide où régnait un éternel printemps. Tlaloc y régnait avec ses assistants, les Tlaloque.

Ce mythe a été utilisé pour le thème de l'attraction Talocan, situé dans le parc à thèmes allemand Phantasialand.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Adela Fernández, Dioses Prehispánicos de México, México, Panorama Editorial, , 162 p. (ISBN 968-38-0306-7)
  2. Jacques Soustelle, Les Aztèques à la veille de la conquête espagnole, Hachette Littératures, coll. Pluriel, 2002, p.224 (ISBN 2012790801).
  3. Selon Michel Graulich, dans Afterlife in Ancient Mexican Thought, 1990, p.166 (cité par Gregory Shushan dans Conceptions of the Afterlife in Early Civilizations, 2009, p.132).