Tkibuli

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Tkibuli
ტყიბული
Blason de Tkibuli
Héraldique
Drapeau de Tkibuli
Drapeau
Vue du nord
Vue du nord
Administration
Pays Drapeau de la Géorgie Géorgie
Subdivision Iméréthie
Indicatif téléphonique +995
Démographie
Population 13 800 hab. (2009[1])
Géographie
Coordonnées 42° 20′ 39″ nord, 42° 59′ 24″ est
Altitude 700 m
Histoire
Première mention XIIIe siècle
Statut Ville depuis 1939
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Géorgie

Voir la carte administrative de Géorgie
City locator 14.svg
Tkibuli

Géolocalisation sur la carte : Géorgie

Voir la carte topographique de Géorgie
City locator 14.svg
Tkibuli

Tkibuli (en géorgien : ტყიბული, parfois transcrit Tqibuli) est une ville du centre-ouest de la Géorgie, dans la région d'Iméréthie. Elle est aussi le centre du district de Tkibuli.

Ville[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

À environ 160 kilomètres à vol d'oiseau au nord-ouest de la capitale Tbilissi, et à 25 kilomètres au nord-est de la capitale régionale de Kutaïssi, elle se trouve dans la partie septentrionale de l'Iméréthie, non loin du Ratcha, au pied du mont Nakerala, qui culmine à environ 1500 m. Elle s'étend sur plusieurs kilomètres dans l'étroite vallée de la rivière du même nom Tqibuli (plus bas appelée Dsewri), un affluent droit de la Qwirila, elle-même affluent droit de la Rioni. Non loin de la ville se trouvent deux réservoirs artificiels.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom Tkibuli apparaît dans des documents du XIIIe siècle[2]. Mais des traces d'habitation plus ancienne ont été découvertes dans des grottes.

Des gisements houillers ont été découverts en 1845 près du village de Tkwibuli (en russe : Тквибули), ainsi que l'endroit s'appelait jusqu'à la première moitié du XXe siècle. Leur exploitation à l'échelle industrielle n'a commencé seulement après la réalisation d'une ligne de chemin de fer depuis Kutaïssi en 1887. Une usine fut construite, et dès 1897 on extrayait environ 20 000 tonnes de charbon.

À l'époque soviétique, l'exploitation a été considérablement élargie et la population de la ville multipliée. Tkibuli a reçu son statut de ville en 1939. De 1945 à 1949 le camp 518 de prisonniers de guerre allemands de la seconde guerre mondiale, situé dans la ville, a hébergé jusqu'à 7600 détenus, qui étaient principalement employés dans l'industrie minière du charbon et l'industrie du bâtiment[3]. C'est à cette époque que la ligne de chemin de fer fut électrifiée jusqu'à Tqibuli de façon à permettre l'approvisionnement continu en charbon de la grande aciérie de Rustavi en Géorgie orientale.

La crise économique des années 90 après l'éclatement de l'Union soviétique, ainsi que le déclin de l'industrie du charbon, ont entraîné le déclin de la population de Tkibuli d'environ un tiers.

Démographie[modifier | modifier le code]

année habitants
1897 800
1959 22.702
1970 23.153
1979 21.821
1989 21.867
2002 14.454
2009 13.800

Activités et liaisons[modifier | modifier le code]

  • La principale activité tourne encore autour de la mine de charbon. Il y en avait neuf en activité, mais aujourd'hui il n'en reste qu'une seule.
  • Tkibuli est aussi connue pour le thé qui y est cultivé et est vendu dans tout le pays.
  • Le bâtiment est resté une activité notable, ainsi que la gestion de la forêt.
La ville et le réservoir de Tkibuli

Au sud de la ville, en suivant la rivière homonyme, se trouve depuis 1956 la centrale hydroélectrique de Tkibuli ou de Dsewrula, d'une capacité de 80 MW, avec le lac artificiel qu'elle a créé. Au-delà de la crête de Nakerala, la Schaori qui coule vers le nord vers la Rioni a permis de créer un autre réservoir plus vaste pour la centrale hydroélectrique de Schaori avec une capacité de 38 MW, entrée en service en 1955. Les deux centrales électriques fonctionnent aujourd'hui pour Energo-Pro Géorgie, qui appartient à la société tchèque Energo-Pro[4].

En plus de la voie de chemin de fer qui relie Tkibouli à Tbilissi et à Poti, électrifiée depuis 1948, les routes permettent la jonction au sud ouest avec Koutaïssi, au nord en passant le col du Nakerala (1214 m) avec Ambrolaouri (à 42 km par la route, 25 km à vol d'oiseau), capitale de la région de Ratcha-Letchkhoumie et Basse Svanétie.

District (raion)[modifier | modifier le code]

Le district de Tkibuli (en géorgien : ტყიბულის მუნიციპალიტეტი) est le raion centré sur la ville homonyme, qui s'étend sur les deux rives de la rivière aussi appelée Tkibuli. Il est principalement montagneux et couvert de forêts. La superficie totale est de 478 km² et sa population avoisine les 30 000 habitants[5].

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Livres des statistiques de l'année 2009 » (consulté le 27 mars 2013) p. 37
  2. « Tqibuli : History » (consulté le 27 mars 2013)
  3. Orte des Gewahrsams von deutschen Kriegsgefangenen in der Sowjetunion (1941-1956) : Findbuch. Stiftung Sächsische Gedenkstätte, Dresden 2010, (ISBN 978-3-934382-22-0), p. 22.
  4. (en) « Site de Energo-Pro Géorgie » (consulté le 27 mars 2013)
  5. (en) « Statistiques sur les districts de Géorgie datant d'avril 2010 », sur http://www.statoids.com/ (consulté le 28 mars 2013)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :