Oni (municipalité)

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Oni
Oni town.jpg
Géographie
Pays
Superficie
1 712 km2Voir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
Oni.png
Fonctionnement
Statut
Municipalité (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Géolocalisation sur la carte : Géorgie

(Voir situation sur carte : Géorgie)
Point carte.svg

La municipalité d'Oni[Note 1], (en géorgien : ონის მუნიციპალიტეტი, phonétiquement onis mounitsipalitéti), est un district de la région de Ratcha-Letchkhoumie et Basse Svanétie en Géorgie, dont la ville principale est Oni[1]

Géographie[modifier | modifier le code]

Il est entouré au nord par la Fédération de Russie, à l’est par le district de Djava –sécessionniste sous le nom de district de Dzau[2]-, au sud par le district de Stachkhere et à l'ouest par les districts d'Ambrolaouri et de Lentekhi. Une partie du district d’Oni a été rattachée au district de Dzau.

Il a une superficie de 1 712 m2[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Après la chute de l'URSS, de janvier 1991 à juin 1992, la région située à l’est du district a été le théâtre d'un premier conflit armé entre forces ossètes et forces géorgiennes : il s'est conclu par un accord de cessez-le-feu, l'implantation d'un contingent militaire russe sur la partie nord du territoire, et l'auto-proclamation de son indépendance sous la dénomination République d'Ossétie du Sud.

En août 2008, un deuxième conflit, entre forces ossètes et russes d'une part et forces géorgiennes d'autre part, a vu le jour : il s'est conclu par un cessez-le-feu lui aussi, l'amputation d'une partie du district d'Oni et une reconnaissance internationale de la République d'Ossétie du Sud limitée à la Russie, au Vénézuela, au Nicaragua et aux îles Nauru[3].

Article détaillé : Deuxième guerre d'Ossétie du Sud.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population (2011 à 2016)[modifier | modifier le code]

Du au , la population a diminué de 2 400 personnes. Si les surestimations administratives en sont une cause, la sous-estimation du phénomène de migration en est une autre : les mouvements de population des campagnes vers les villes (essentiellement Tbilissi) et des villes vers l'étranger se poursuivent, sans oublier les conséquences de la guerre russo-géorgienne d’août 2008[Note 2].

Population[4]
Année Urbaine Rurale Totale
2011 3 000 5 400 8 400
2012 3 000 5 300 8 300
2013 3 000 5 200 8 200
2014 3 000 5 100 8 100
2015 2 700 3 500 6 200
2016 2 600 3 400 6 000


Notes[modifier | modifier le code]

  1. L’orthographe des lieux géographiques utilisée est celle définie dans l’« Atlas géopolitique du Caucase » de Jean Radvanyi, géographe, professeur des universités à l’INALCO, Éditions Autrement Collection Atlas/monde, 2009, (ISBN 978-2-7467-1296-6), orthographe alignée sur celle des voyageurs francophones des XIX et XXe siècles dans le Caucase
  2. Le nombre d’habitants au 1er janvier de chaque année est une estimation, à l’exception du 1er janvier 2015 qui correspond au recensement de la fin d’année précédente.


Références[modifier | modifier le code]