Administration territoriale de la Géorgie

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La Géorgie se subdivise en deux républiques autonomes (en géorgien : ავტონომიური რესპუბლიკა, phonétiquement: avtonomiuri respublica), neuf régions administratives (en géorgien : მხარე, phonétiquement : mkhare) - elles-mêmes subdivisées en districts (en géorgien : რაიონი, phonétiquement : raïoni) - et la capitale Tbilissi.

Républiques autonomes[modifier | modifier le code]

Les deux Républiques autonomes d'Abkhazie et d'Adjarie furent établies à l'époque soviétique et sont reconnues par la constitution de la Géorgie moderne.

L'Abkhazie est une république séparatiste depuis 1992, dont l'indépendance n'est pas reconnue par la communauté internationale à l'exception de la Russie, du Vénézuéla, du Nicaragua et des îles Nauru (2008). En droit, ce territoire est gouverné par le chef du conseil suprême (en exil), mais de fait, elle est gouvernée par un président élu localement[1].

L'Adjarie est gouvernée par un président de conseil des ministres, responsable devant un parlement régional, pleinement loyal aux autorités centrales de la République de Géorgie, après expulsion de son chef sécessionniste, Aslan Abachidzé, en 2004[2].

Régions administratives (mkhare)[modifier | modifier le code]

Les régions administratives furent établies par décrets présidentiels de 1994 à 1996, sur une base provisoire, dans la mesure où les conflits sécessionnistes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud n'étaient pas résolus[3]. L'administration régionale est gouvernée par le commissaire d'État (en géorgien : სახელმწიფო რწმუნებული) — nommé de manière informelle gouverneur — officiel appointé par le président de Géorgie.

Le territoire de ces régions administratives ne correspond pas à celui des anciennes provinces historiques des royaumes de Géorgie, même si parfois il est dénommé de manière identique.

Districts (raïoni et mounitsipalitéti)[modifier | modifier le code]

Les régions sont elles-mêmes subdivisées en districts, dénommés raïoni (en géorgien : რაიონი)[4],[Note 1] pour les républiques autonomes et Tbilissi, et dénommés mounitsipalitéti (en géorgien : მუნიციპალიტეტი)[5] pour les régions administratives.

En droit les districts se répartissent de la manière ci-dessous ; en fait certains d'entre eux sont partiellement ou totalement sécessionnistes (marqués d'une étoile) :

Villes autonomes administrativement[modifier | modifier le code]

Elles sont au nombre de douze, Batoumi , Gagra*, Gori, Koutaïssi, Poti, Roustavi, Soukhoumi*, Tbilissi, Tchiatoura, Tkibouli, Tskhaltubo, Tskhinvali*.

Cas particulier de l'Ossétie du Sud[modifier | modifier le code]

Le statut de l'ancienne région autonome d'Ossétie du Sud (parfois dénommé Samachablo ou Région de Tskhinvali), créé au sein de la RSS de Géorgie le et aboli le , n'a pas trouvé d'accord entre le gouvernement séparatiste autoproclamé en 1991 et les autorités géorgiennes. La république séparatiste estime que lui appartiennent, la ville autonome de Tskhinvali, la partie nord de la région de Kartlie intérieure (district de Djava, district de Kareli pour partie, district de Gori pour moitié), le district d'Akhalgori et les districts d'Oni et de Satchkhere pour partie. De fait, elle s'est emparée de ce territoire avec l'aide de l'armée russe[6] et l'a séparé du territoire géorgien par des frontières militaires en 2008. Son indépendance n'est pas reconnue par la communauté internationale à l'exception de la Russie, du Vénézuéla, du Nicaragua et des îles Nauru[7],[8].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon Wikipédia en langue géorgienne, le mot raïoni est issu du mot en langue française rayonne désignant une partie de nid d'abeille, repris en langue russe à l'époque de l'Empire tsariste et de l'URSS, transcrit en géorgien avec un i final

Références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]