Indice de masse grasse

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L’indice de masse grasse (IMG) est un indice, exprimé en pourcentage, qui permet de juger de la proportion de tissus adipeux d'une personne adulte. Il prend compte de la disproportion entre la masse de graisse et celles des muscles.

Valeurs typiques[modifier | modifier le code]

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Le tableau ci-dessous, provenant de l'American Council on Exercise (en), montre comment le taux de graisse varie en fonction des catégories et groupes de personnes :

Taux de masse grasse par catégorie[1]
Description Femme Homme
Minimum vital 10–13% 2–5%
Athlétique 14–20% 6–13%
En forme 21–24% 14–17%
Moyen 25–31% 18–24%
Obèse 32%+ 25%+

Il n’y a pas de bon taux de gras à proprement parler (cela dépend de l’âge, de l’activité, des disciplines etc. ).

Néanmoins, on peut raisonner sur des « moyennes ». Dans les disciplines d’endurance, la moyenne se situe entre 15 % et 25 % chez l’homme sportif. Toutefois, les athlètes de très bon niveau de performance ont cette particularité en commun d’avoir des taux de graisse qui sont plutôt entre 10 % et 15 % (voire moins de 10 %) qu'entre 15 % et 25 %. En revanche, l’inverse ne signifie rien (on ne peut présupposer du niveau performances d’un individu ayant un taux de graisse de 10 %).

Chez une femme pratiquant une discipline d’endurance, la moyenne se situe entre 20 % et 30 %. Cela est vrai aussi pour les athlètes de très bon niveau de performance qui ont des taux de graisse situés entre 15 % et 25 %, voire moins de 15 %. Il est difficile de descendre plus bas, le taux de graisse fondamentale chez la femme étant déjà de 10 à 12 % environ.

Le corps contient une certaine quantité de graisse : de 15 à 30 % chez les femmes et de 10 à 25 % chez les hommes.

Méthodes de détermination[modifier | modifier le code]

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Il existe d’autres méthodes pour évaluer la proportion de masse grasse :

  • la densitométrie hydrostatique, qui mesure la densité du corps humain en expiration forcée et effectue la déduction en connaissant la densité de la graisse (0,9007) et celle de la masse maigre (1,11). La formule de Siri est la plus utilisée : d = m/v (avec d = densité corporelle, m = masse en kg, v = volume en litre), d’où %MG = 495/d-450 ;
  • le comptage du potassium 40 dans une chambre blindée. Le potassium 40, radioactif, est naturellement présent dans le corps humain et représente 0,012 % du potassium total. Cette méthode est coûteuse et discutable puisqu'il n'est pas démontré qu’il existe un taux constant de potassium dans la masse maigre, surtout dans les états pathologiques ;
  • la mesure de l’eau corporelle, qui utilise des isotopes stables comme le deutérium ou l'oxygène 18, par absorption orale et analyse par spectrographie de masse sur échantillons d'urine ou de salive. On suppose alors que la masse maigre contient 73 % d'eau ;
  • la méthode des plis cutanés, qui utilise une pince ou compas spécial de type harpenden. Elle mesure six plis cutanés, qui sont, de haut en bas : pli sub-scapulaire, pli bicipital, pli tricipital, pli abdominal, pli supra-iliaque et pli crural. Plusieurs auteurs ont proposé des équations de régression pour calculer la masse grasse : Durnin et Carter pour l’adulte ; Brook pour l’enfant ; Carter en fonction du sexe :
    • pour les hommes : %MG = (somme des six plis × 0,1051) + 2,585. Norme entre 10 % et 25 % ;
    • pour les femmes : %MG = (somme des six plis × 0,1548) + 3,58. Norme entre 15 % et 30 % ;
  • l’absorption biphotonique ou ostéodensitométrie (DXA ou DEXA : dual energy X-Ray absorptiometry), qui balaye l’ensemble du corps par un faisceau très fin de rayons X à deux niveaux d’énergie (40 KeV et 100 KeV) pour séparer la masse calcique, la masse maigre et la masse grasse. Celles-ci sont mesurées à 1 % près ;
  • la résonance magnétique nucléaire (RMN), technique coûteuse qui permet de différencier toute la graisse par détection des radicaux méthyles de celle-ci. Cette méthode de référence permet d’étalonner les autres méthodes ;
  • l'impédancemétrie, utilisée maintenant sur des balances destinées au grand public : le corps humain contient une grande proportion d'eau et est donc conducteur électrique. Le modèle de Fricke voit le corps humain sous forme de secteurs intra- et extracellulaires, qui sont représentés par deux resistances, et la membre cellulaire, qui est représentée par un condensateur électrique. Un courant alternatif de faible tension, qui est appliqué par des électrodes sur la peau (le plus souvent entre les deux pieds), permet de déterminer la proportion d'eau intra- et extracellulaire : les basses fréquences (1 à 5 kHz) pour l'eau extracellulaire et les fréquences au-delà de 500 kHz pour l'eau totale. Cette méthode n'est cependant pas très précise puisque le résultat affiché est modifié par la déshydratation éventuelle du sujet.[2]

Estimations anthropométriques[modifier | modifier le code]

Différentes formules existent[3] permettant d’estimer la proportion de masse adipeuse dans le corps humain en tenant compte de l’indice de masse corporelle (IMC), de l’âge (en années) et du sexe (S = 0 pour la femme et S = 1 pour l’homme).

La formule proposée par Deurenberg, et al., en 1991 pour l'adulte est la suivante[4] :

IMG = (1,2 × IMC) + (0,23 × âge) - (10,8 × S) - 5,4

Soit en fonction de la masse M (kg) et de la taille T (m) :

IMG = (1,2 × M / T² ) + (0,23 × âge) - (10,8 × S) - 5,4

le résultat est exprimé en pourcentage.

Cette formule ne s’applique pas à tous les adultes, et notamment, elle n’est pas valuable pour les enfants de moins de 15 ans et les adultes de plus de 50 ans, les femmes enceintes ou qui allaitent, les personnes très musclées, les athlètes d’endurance de haut niveau, et les personnes géantes, naines ou amputées.

Exemples[modifier | modifier le code]

  • femme de 29 ans, 1,58 m et 55 kg : IMG = 27,7 % ;
  • homme de 37 ans, 1,77 m et 74 kg : IMG = 20,63 % ;
  • femme de 23 ans, 1,80 m et 58 kg : IMG = 21,4 %.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. ACE (2009) What are the guidelines for percentage of body fat loss? American Council on Exercise (ACE). Ask the Expert Blog. December 2, 2009.
  2. « Measurement of Obesity :: Public Health England Obesity Knowledge and Intelligence team », sur www.noo.org.uk (consulté le 25 octobre 2016)
  3. (en)The effect of sex, age and race on estimating percentage body fat from body mass index: the Heritage Family Study. Authors: Jackson AS, Stanforth PR, Gagnon J, et al. Journal: Int J Obes Relat Metab Disord, Jun 2002;26(6):789-96
  4. (en) Deurenberg P, Westrate JA, Seidell JC. Body mass index as a measure of body fatness: age- and sex-specific prediction formulas. Br J Nutr 1991; 65:105-114. [pmid:2043597 Résumé].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]