The Secret Relationship Between Blacks and Jews

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La relation secrète entre les noirs et les juifs
Auteur Nation of Islam
Genre Essai
Version originale
Titre original The Secret Relationship Between Blacks and Jews
Langue originale anglais
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Date de parution originale 1991 (tome I); 2010 (tome II)
Version française
Éditeur Nation of Islam

The Secret Relationship Between Blacks and Jews (La Relation secrète entre les Noirs et les Juifs) est un ouvrage publié par Nation of Islam traitant dans son premier tome paru en 1991 de la pratique de l'esclavage par les Juifs et dans le second, paru en 2010, de ce qui serait l'appropriation de l'économie noire américaine par les Juifs. Cet ouvrage a été accusé de falsification antisémite.

Thèse[modifier | modifier le code]

Le livre allègue que la communauté juive a dominé la traite atlantique de l'esclavage[1]. A l'appui de cette thèse, le livre fait appel à de nombreuses citations d'auteurs juifs, comme Arnold Wiznitzer et Marc Lee Raphael[1].

En 2010, Nation of Islam a publié le tome 2 de The Secret Relationship Between Blacks and Jews sous-titré "How Jews Gained Control of the Black American Economy", soit "comment les juifs s'approprièrent l'économie noire américaine[2].

Critiques et accusations d'antisémitisme[modifier | modifier le code]

Ce livre a été qualifié de falsification antisémite par des historiens tels Saul S. Friedman, qui démontre que les Juifs ont eu un rôle minime dans la traite des esclaves vers le Nouveau Monde[3] ou encore Henry Louis Gates, chef du département des études afro-américaines à l'université Harvard qui a appelé ce livre la « bible du nouvel antisémitisme » et qui dénonce un procédé de citations soigneusement choisies[4].

Le livre a été fortement critiqué comme étant antisémite et pour son échec à fournir une analyse objective du rôle des juifs dans le commerce des esclaves. Une critique fréquente est que ce livre sélectionne des citations, « utilise des statistiques rudimentaires »[5], et essaie intentionnellement d'exagérer le rôle des Juifs[6].

Outre Saul S. Friedman et Henry Louis Gates déjà cités, il faut mentionner parmi tous ceux qui rejettent ce livre, l'historien Ralph A. Austen qui déclare que « les distorsions factuelles sont presqu'entièrement produites par des citations sélectives plutôt que par des faux explicites et que plus fréquemment encore, des insinuations sont insérées dans la relation de la participation de Juifs à la traite des esclaves »[7].

En 1995, par une action sans précédent depuis sa création 111 ans plus tôt, l'Association historique américaine (AHA) publie une déclaration condamnant « toute allégation que les Juifs auraient joué un rôle disproportionné dans la traite des esclaves sur l'océan Atlantique[8] ».

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Austen, Ralph A., "The Uncomfortable Relationship: African Enslavement in the Common History of Blacks and Jews", in Strangers & neighbors: relations between Blacks & Jews in the United States, Maurianne Adams (Ed.), Univ of Massachusetts Press, 1999, pp 131–135.

Source de traduction[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Austen, Ralph A., "The Uncomfortable Relationship: African Enslavement in the Common History of Blacks and Jews", in Strangers & neighbors: relations between Blacks & Jews in the United States, Maurianne Adams (Ed.), Univ of Massachusetts Press, 1999, pp 131-133
  2. http://www.blacksandjews.com/
  3. Jews and the American Slave Trade, Saul S. Friedman, Transaction Publishers, 1999 pp. 2, 40
  4. Allah in the West: Islamic movements in America and Europe By Gilles Kepel, Stanford University Press, 1997 pp. 68-69
  5. « crude use of statistics » Austen, p 134
  6. Austen p 133-134
  7. Austen, p 133
  8. Encyclopedia of American Jewish history, Volume 1, pp. 199