Théodore Herpin

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Théodore-Joseph-Dieudonné Herpin
Naissance
Lyon
Décès
Paris
Nationalité française
Profession
icône image Image externe
Théodore Herpin
sur http://www.baillement.com

Théodore-Joseph-Dieudonné Herpin, né le à Lyon, décédé le à Paris (Ville-d'Avray[1]), est un neurologue français ayant travaillé sur l'épilepsie. Il a particulièrement décrit l'épilepsie myoclonique juvénile[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père Louis Herpin est commissaire des guerres du Premier Empire puis devenu genevois par le traité de 1815[3].

Herpin commence ses études à l’Académie de Genève entre 1814 et 1818, puis à l’école pratique de médecine à Paris. Il obtient son doctorat en médecine en 1823 avec une thèse sur la pleurésie chronique. Il est nommé agrégé à Genève[4].

Il est tout d'abord médecin à Carouge de 1823 à 1838 puis à Genève de 1838 à 1856. Il devient membre du Conseil représentatif de Genève en 1827 et le restera jusqu'en 1841. Il est député au Grand Conseil du canton de Genève de 1845 à 1848 et vice-président du Conseil de santé en 1845[1]. Il est également co-fondateur et président de la Société médicale de Genève[5].

Il était le médecin de Rodolphe Töpffer[6] et Dostoïevski l'aurait consulté en 1863 à Genève[7].

Vie professionnelle[modifier | modifier le code]

Tout comme Louis Delasiauve (1804-1893), Théodore Herpin décrit différents types d’épilepsie, distinguant les crises généralisées des crises partielles. Ils décrivent des prodromes avertissant le malade de la survenue d’une crise, notamment des bâillements réitérés[8].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Du prognostic et du traitement curatif de l'épilepsie (1852).
  • Des accès incomplets d'épilepsie (publication posthume en 1867).

Famille[modifier | modifier le code]

Il est le père de l'écrivaine Luce Herpin, nom de plume Lucien Perey.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Rémy Campos, Instituer la musique : les premières années du Conservatoire de musique de Genève (1835-1859), Librairie Droz, , 877 p. (ISBN 9782884330121, lire en ligne), p. 569.
  2. Pierre Jallon, « Contribution de la médecine helvétique des XVIIIe et XIXe siècles à l’épileptologie clinique : les œuvres de Tissot et de Herpin », Epilepsies, vol. 20, no 2,‎ , p. 101-105 (lire en ligne).
  3. Le livre du Recteur de l'Académie de Genève (1559-1878) : Volume 33 de Travaux d'humanisme et Renaissance, vol. 33, t. 3, Librairie Droz, (ISBN 9782600031950, lire en ligne), p. 48.
  4. Martine François, « Herpin Théodore Joseph Dieudonné », sur http://cths.fr, Comité des travaux historiques et scientifiques, (consulté le 19 septembre 2015).
  5. Vincent Barras, « Herpin, Théodore-Joseph-Dieudonné » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  6. « La Société Médicale de Genève vous attend ! », sur http://www.amge.ch, Association des Médecins du canton de Genève, (consulté le 19 septembre 2015).
  7. (en) Brain R. Johnson, The Art of Dostoevsky's Falling Sickness, ProQuest, , 217 p. (ISBN 9780549804567, lire en ligne), p. 95.
  8. Olivier Walusinski, « Histoire des connaissances sur le bâillement » [PDF], (consulté le 20 septembre 2015).

Bibliographie[modifier | modifier le code]