Tarcienne

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Tarcienne
Photo prise à Tarcienne
Photo prise à Tarcienne
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Namur Province de Namur
Arrondissement Philippeville
Commune Walcourt
Code postal 5651
Démographie
Gentilé Tarciennois(e)
Population 2 207 hab. (01/01/2016)
Densité 238 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 18′ nord, 4° 29′ est
Superficie 927 ha = 9,27 km2
Localisation

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Tarcienne (en wallon Tårcene) est une section de la ville belge de Walcourt située en Région wallonne dans la province de Namur.

Commune bornée au nord par Gerpinnes (Hainaut), à l’est par Hanzinne et Thy-le-Bauduin, au sud par Somzée et à l’ouest par Nalinnes (Hainaut). La commune est traversée par la N 5 Charleroi-Philippeville.

C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.

Histoire[modifier | modifier le code]

Anciennement, le territoire était divisé en deux : Ahérée et Tarcienne.

Ahérée dépendait de la cour féodale de Morialmé, terre liégeoise. En 1372, cette seigneurie hautaine appartient à un certain Bastien de Berzée. Au XVIIIe siècle, le titre de vicomté lui était attaché. À cette époque, les propriétaires en étaient les de Maretz, qui possédaient une ferme-château de 45 bonniers et quelques autres dépendances. Il y avait une chapelle depuis au moins le XVIe siècle.

L’histoire ancienne de Tarcienne est peu connue. Deux alleux sont connus en 1228, l’un qui appartient à Lambert de Tarcienne et à ses frères, l’autre au prieuré d’Oignies. Le territoire fait partie de la seigneurie de Thy-le-Château, comté de Namur. En 1672, il est vendu par Ferdinand de Croÿ à Charles de Colins mais il y a contestation entre les ayants-droit; néanmoins, les Colins gardent cette propriété jusqu’en 1741.

À la fin de l’Ancien Régime, la collation de la cure et la dîme étaient du ressort des chanoinesses de Moustier-sur-Sambre; toutefois, celles-ci durent partager cette dernière, en 1348, avec les bénéficiers et le curé de Gerpinnes jusqu’à la création d’une paroisse autonome en 1603 dans le village.

Village traditionnellement agricole, il s’est développé récemment par l’apport d’une population qui travaille dans l’agglomération de Charleroi, distante d’une dizaine de km seulement[1].

Situation en 1830 — 360 habitants répartis dans 70 maisons et 5 fermes. On compte 86 chevaux, 29 poulains, 96 bovins, 59 veaux, 35 porcs et 400 moutons. Extraction du minerai de fer, un pressoir à huile mu par un manège, une brasserie, un horloger et un fabricant de bas. Dépendances : Ahérée, Lumsonry, Prêle, Pont-de-Pierre, Trieu des Marais, Longue Vue et Gillaux[2].

Un cimetière militaire est situé «au Pavé» près de la route de Philippeville, non loin de l’endroit où fut tué le duc de Saxe-Meiningen, commandant la 39e brigade de réserve; il contient les tombes de 321 Français (dont 158 n’ont pas été identifiés) et de 79 Allemands. Un combat violent s‘est en effet déroulé ici le 23 août 1914 et le lendemain matin entre les troupes allemandes de von Bülow et françaises de Lanrezac, juste après la bataille de la Sambre. Le prince Frédéric de Saxe-Meiningen, commandant la 39e brigade allemande de réserve, est tué sur la N 5. Une stèle rappelle son souvenir sur une maison (au n° 32) tandis qu’un petit monument funéraire à sa mémoire se dresse dans le cimetière militaire[3].

Lors de l'occupation durant la Première Guerre Mondiale, les Allemands s'étaient rendus dans Tarcienne, ils avaient érigés un poste de guet au point le plus haut de village,sur la route qui va vers Thy-le-Bauduin. De nombreux avions militaires alliés passaient au-dessus du village, l'un d'eux se fit descendre le soir près de la N5.Tarcienne possédait notamment une zone marécageuse peu connue à l'extérieur du village. Les Allemands avaient aussi capturé des personnes pour les envoyer en camps, et réquisitionné des maisons pour s'y établir,se loger, se soigner, se nourrir. Trois maisons connues, les 3 Collées les unes aux autres ("La Maison des 3 Sœurs") ont servi à héberger des allemands.

Patrimoine culturel immatériel de l'humanité[modifier | modifier le code]

La marche Saint-Fiacre faisant partie des marches de l'Entre-Sambre-et-Meuse a été reconnue en décembre 2012 avec quatorze autres marches comme chef-d'œuvre du patrimoine oral et immatériel de l'humanité par l'UNESCO[4]. Elle se déroule le premier dimanche de mai.

Le château (XVIIe siècle).

Article connexe[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Source : Françoise Jacquet-Ladrier, Communes de Belgique, Crédit Communal, 1980
  2. Philippe Vander Maelen, Dictionnaire de la Province de Namur, 1832
  3. André Lépine, 80 monuments insolites d’Entre-Sambre-et-Meuse, Musée de Cerfontaine, 1989
  4. Patrick Lemaire, « Quinze marches de l’Entre-Sambre-et-Meuse admises au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco », L'Avenir (Belgique),‎ (lire en ligne)