Yves-Gomezée
| Yves-Gomezée | |||||
Vue générale en août 2015. | |||||
Héraldique |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | |||||
| Communauté | |||||
| Province | |||||
| Arrondissement | Philippeville | ||||
| Commune | Walcourt | ||||
| Code postal | 5650 | ||||
| Code INS | 93088R | ||||
| Zone téléphonique | 071 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Yvetois(e)/Gomezéen(ne) | ||||
| Population | 1 706 hab. (01/01/2025) | ||||
| Densité | 122 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 14′ nord, 4° 29′ est | ||||
| Superficie | 1 403 ha = 14,03 km2 | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Région wallonne
Géolocalisation sur la carte : province de Namur
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Yves-Gomezée (en wallon Ive) est une section de la ville belge de Walcourt située en Région wallonne dans la province de Namur.
C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.
Étymologie
[modifier | modifier le code]Les anciennes formes d’Yves ( « Iuio » en 1028, « Evam » en 1061, « Yva » en 1221 et « Yvia » en 1406) proviennent, peut-être, du germanique « Awjô » qui signifie pré-humide ou rivière.
Ernerst Crepez, dans son ouvrage, résume quelques propositions sur l’origine du nom d’Yves :
– ava ou ara qui signifie eau, attribué à la rivière qui arrose le village.
– De la racine Is, du celte isarnos signifiant fer et à laquelle a été ajouté le suffixe ara
– Yves déterminerait une situation géographique, endroit inondable, aquaria en latin et l’endroit aurait donné son nom à la rivière
– Yves pourrait avoir une tout autre origine (nom d’homme ou lieu de culte).
Yves dépendait autrefois, avec Walcourt, de la principauté de Liège et constituait, dès le XIIIe siècle, une seigneurie importante.
Le premier seigneur de cette maison est Guillaume d’Yves qui a été inhumé dans l’abbaye de Moulins en 1211.
Gomezée (« Gomenceias » en 1018) veut probablement dire « villa de Gummund ».
Déjà habitée à l’époque gauloise par une population qui travaille le fer, Yves est un fief des seigneurs de Florennes dès 1235, tandis que Gomezée avec Mimbercée, Saint-Lambert et Fontaine dépendent du monastère de Saint Jean-Baptiste de Florennes[1].
Géographie
[modifier | modifier le code]Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Commune bornée au nord par Walcourt et Fraire, à l’est par Saint-Aubin et Hemptinne, au sud par Daussois, Jamiolle et Jamagne et à l’ouest par Vogenée. La commune est constituée par Arrêté royal du par la réunion d’Yves et de Gomezée.
Hydrographie
[modifier | modifier le code]La commune est arrosée par le ruisseau d’Yves qui prend sa source dans les bois de Florennes et se jette dans l’Eau d'Heure à Walcourt.
Hameaux
[modifier | modifier le code]Le village compte comme hameaux : Bellevue, Crèvecœur, Fontaine, Froidmont, Gomezée, Monplaisir, la Reinette, Saint-Lambert et Yves.
Évolution démographique
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- Source: DGS, 1831 à 1970=recensements population, 1976= habitants au 31 décembre
Histoire
[modifier | modifier le code]En 1829, on y dénombre 1 158 habitants, 217 maisons et 4 fermes ainsi que le Château du baron de Cartier d'Yves. On compte également 134 chevaux, 28 poulains, 284 bêtes à cornes, 88 veaux, 20 porcs et 820 moutons.
Le tiers de la population est occupé dans l’extraction du minerai de fer, son transport et sa transformation. 107 ouvriers travaillent dans le haut fourneau de Gomezée. Il existe de même deux hauts fourneaux et deux affineries à Gomezée. On trouve encore 3 brocards (machines à broyer les minerais), 2 moulins à farine, 2 moulins à drêche (résidu de l’orge comme nourriture du bétail), une brasserie, un teinturerie, une blanchisserie de toiles, une fabrication de chaux. La grand-route de Philippeville (RN 5) traverse le territoire[2].
En 1943, un bombardier anglais est tombé au sud de la localité. Son équipage était composé de sept sergents. Une stèle en leur mémoire fut élevée à l'endroit où l'avion s'est enfoncé dans le sol marécageux.
L'école communale existait depuis l'époque espagnole. Elle atteindra son apogée avec la famille Wariginaire, père et fils, aux XIXe siècle et XXe siècle. Viendront ensuite les maîtres Riga, Scieur et Colbacq. Le dernier instituteur sera Charles Adam de Laneffe. L'école fermera ses portes durant les années 1980.
Héraldique
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Blasonnement : Parti : à dextre de vair renversé à trois pals de gueules, qui est d'Yves ; à senestre d'azur à l'agneau pascal d'argent, la banderole chargée d'une croix de gueules, passant sur une terrasse de sinople mouvante de la pointe de la partition, qui est de l'abbaye de Florennes.
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Liste des bourgmestres de 1830 à 1977
[modifier | modifier le code]- Jean-Baptiste Louis de Cartier d'Yves, de 1836 à 1852, (Parti Catholique).
Patrimoine et folklore
[modifier | modifier le code]Patrimoine architectural
[modifier | modifier le code]- L’église Saint-Remi. L’édifice du XIVe siècle de style ogival a été modifié par l’allongement de la surévaluation de l’église entre 1864 et 1868. L’érection d’une tour de 46 m de haut de style néo-gothique lui donnait fière allure. Malheureusement, en 1967, le clocher doit être allégé et diminué de hauteur. A voir : les peintures provenant de l’abbaye de Liessies (Nord de la France) et offertes par la famille Paule de Maibe ; la Sainte Trinité, toile restaurée par la Fondation Roi Baudouin en 1992[3].
- La fontaine Jean Grosset. Située non loin du Tienne Jean Grosset et de la ruelle du même nom qui aboutissait près de la vieille forge, la fontaine n’a pas encore livré tous ses secrets. Déjà en 1847, le Conseil communal d’Yves décide d’améliorer le lavoir et de l’abriter. Il faut dire qu’à l’époque le lavoir est un passage obligé pour ceux qui ne possèdent pas de puits privé. Vers 1950, le toit est dans un état déplorable et est démoli. Il faut attendre les années 2000 pour que l’on s’intéresse à nouveau à la La fontaine-lavoir. Tout le quartier s’est mobilisé autour d’un projet lancé par Olivier Scaillet et deux architectes, Virginie Delsaut et Philippe Lefèvre. La ville de Walcourt est partie prenante et, la vieille fontaine a été réaménagée comme par le passé[3].
- La ferme du Fourneau, rue du Pont Manteau, se trouve près des vestiges d’un château de style néo-classique aujourd’hui disparu. Autrefois, les forges et fonderies y étaient exploitées tout au long du XIXe siècle par la famille de Cartier d’Yves, avant d’être reconverties en bâtiments agricoles[4].
- La ferme du Moulin, située rue du Pont d'Yves, se trouve dans un méandre de l'Eau d'Yves. Elle regroupe un ancien moulin, une ferme en longueur et des dépendances datant des XVIIIe et XIXe siècles[5].
- Les anciennes forges de Froidemont, nichées au fond de la vallée de l’Eau d’Yves, comprenaient la maison du maître de forge et une aile de dépendances remaniée. Un haut fourneau y fut installé au début du XIXe siècle par le baron de Cartier d’Yves, près d’un ruisseau aujourd’hui disparu[5].
- La ferme de Froidemont, isolée au milieu des champs, est une vaste propriété clôturée dont la construction s’est étalée du XVIIe au XIXe siècle. Elle abrite l’ancienne église paroissiale de Gomezée et fut, depuis 1223, une dépendance de l’abbaye Saint-Jean de Florennes[6].
Patrimoine disparu
[modifier | modifier le code]- Le Château. « Cet ancien château qui occupe le fond d’une vallée marécageuse, cette avenue de murailles, ce pont de pierre qui traverse un fossé d’eau vive… » dont parle le moine Saumery en 1774, n’a rien à voir avec le château que l’on retrouve sur les cartes postales du XIXe siècle. C’est un édifice de grande allure, dans un cadre de marronniers séculaires au milieu d’un vaste parc, malheureusement incendié par les allemands en 1914 et remplacé après 1935 par un jardin à la française avec bassins et parterres, qui lui aussi a disparu[7].
Folklore
[modifier | modifier le code]Fin du XIXe siècle, le village comptait près de 84 cabarets et autres maisons particulières où l’on vendait des boissons alcoolisées. A cette époque, il suffisait d’accrocher une branche de genêt au-dessus de la porte pour signaler à tout un chacun qu’il pouvait entrer et se faire servir à boire moyennant paiement. En outre, le village possédait un extraordinaire carnaval[3].
L’évènement folklorique aujourd’hui est la marche Saint-Laurent. A Crèvecœur, se trouvait une chapelle dédiée à Saint-Laurent dont l’eau, selon la légende, guérissait de nombreuses maladies. Les habitants d’Yves, de Gomezée et des villages voisins s’y rendaient. C’est de cette façon qu’un pèlerinage se créa autour de la réputation de cette fontaine et que Saint-Laurent devint très populaire à Yves comme à Gomezée[3]. Cette marche se déroule chaque année le dernier dimanche d'août[8]. Depuis 2025, la marche se déroule le 4e week-end du mois d'août. Ce changement est lié au nouveau calendrier scolaire.
La marche Saint-Laurent s'est étoffée au fil des années et nous l'avons vu évoluer. Il existe à présent 3 compagnies : La petite marche rassemblant la jeunesse du village, le groupe d'origine : la marche Saint-Laurent, ainsi que le groupe : les amis réunis. Chaque compagnie fête le saint et perpétue la tradition.
En 2024, les habitants de Gomezée ont pu revoir les marcheurs dans leurs rues.
Le cassage du verre est réalisé au printemps avec la prise de pouvoir de chaque fonction, le nouveau comité ainsi élu se présente au village lors de la sortie du corps d'office.
Enseignement
[modifier | modifier le code]Économie
[modifier | modifier le code]Vie associative
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Yves-Gomezée », sur walcourt.be (consulté le )
- ↑ Philippe Vander Maelen, Dictionnaire géographique de la Province de Namur,
- « Yves-Gomezée », sur walcourt.be (consulté le )
- ↑ Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 9, p. 598.
- Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 9, p. 601.
- ↑ Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 9, p. 603.
- ↑ « Yves-Gomzée », sur walcourt.be (consulté le )
- ↑ Bertrand Thibaut (photogr. Pascal Degée), En marches : Les escortes militaire en Entre-Sambre-et-Meuse, Bruxelles, Éditions Aparté, , 192 p. (ISBN 978-2930327273), p. 185
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Le patrimoine monumental de la Belgique : Wallonie, vol. 9, t. 1 et 2 : Namur, Arrondissement de Philippeville, Liège, Pierre Mardaga, éditeur, , 694 p. (ISBN 2-8021-0040-8)
- Général Philippe, Yves-Gomezée. Quelques notes historiques,
- Joseph Gonze, « Yves — L’état civil 1796 à 1832 », Cercle d'Histoire de Cerfontaine, ASBL Musée de Cerfontaine, no 359,
- Joseph Gonze, « Gomezée — L’état civil de 1795 à 1825 », Cercle d'Histoire de Cerfontaine, ASBL Musée de Cerfontaine, no 358,
- Jacques Brilot, Yves-Gomezée, Histoire de l'enseignement communal,
- Roger Anthoine, Roland Charlier, Cynrik De Decker, Jean Léotard et Jean-Louis Roba, Yves-Gomezée, le 17 avril 1943, fin tragique de l’équipage du Lancaster ED 800, Clermont, Comité du Lancaster Englouti, , 38 p.
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Yves-Gomezée sur www.walcourt.be