Taourirt Moussa

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Taourirt Moussa
Image illustrative de l'article Taourirt Moussa
Noms
Nom arabe تاوريرت موسى
Nom berbère Tawrirt n Musa U Ɛmer
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya Tizi Ouzou
Daïra Beni Douala
Commune Aït Mahmoud
Statut Village
Géographie
Coordonnées 36° 37′ 00″ nord, 4° 07′ 08″ est
Localisation

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Taourirt Moussa

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Taourirt Moussa

Taourirt Moussa Wamar, Tawrirt n Musa U Ɛmer en kabyle, est un village de Kabylie, située dans la commune d'Aït Mahmoud, daïra de Ath Douala, dans la wilaya de Tizi Ouzou en Algérie[1].

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village de Thaourirt Moussa Wammar (souvent orthographié Taourirt Moussa tout court) est limité au sud par Taguemount Azouz, au nord par Thimegnounine, à l'est par Tizi n'talakhth (« col de l'argile ») et le barrage de Taksebt et à l'ouest par le village d'Ath Bouyahia.

  • Le village est accessible par la route qui relie le chef-lieu (daira) d'Ath Douala au lieu-dit Akhal Aberkan (« la terre noire ») et par la route nationale 30 au niveau du barrage de Taqsebt.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Thaourirt Moussa W'uammar est le village du chanteur Lounès Matoub, mort assassiné le , sur la route qui relie Tizi Ouzou et son village au lieu-dit Thala Bounane à Ait Aïssi.

Le village de Thaourirt Moussa W'uammar a été doté d'une école en 1893 à l'instar des villages environnants et dans laquelle enseigna durant des années l'écrivain Mouloud Feraoun, natif du village voisin de Tizi Hibel. Il y a écrit notamment Le Fils du pauvre et Journal. Dans cette école sont venus entre autres  : Emmanuel Roblès et Albert Camus. Un autre instituteur non moins méritoire fût Medani Brahim, originaire de Thaourirt Moussa Wamar, fils de Oulmas Smina (dite Thagouravth) et de Medani Kaci, décédé en France à Paris, à l'âge de 40 ans environ et enterré au carré musulman de Bobigny. Et son cousin Medani Hocine n'Amar Mheidine qui fût le première maire de la région,et qui a été pour beaucoup pour son village.

D'autres personnalités sont originaires de Taourit Moussa  : Aini Ath Larbi Ou Säid, mère de Fadhma Aït Mansour Amrouche, l'auteure de Histoire de ma vie, elle-même mère de Taos Amrouche, artiste algérienne, et elle-même, mère de Laurence Bourdil, femme de théâtre, écrivaine francophone, Malika LAICHOUR ROMANE, réalisatrice, productrice et auteure, Samira Negrouche, poétesse, écrivaine, Nacera Medjadel, journaliste…

Personnages du village:

-Madeleine, sorte de matriarche du village, d'origine française, compagne d'un Matoub, chasseur..Elle avait tenu le Garage, une échoppe étrange où l'on trouvait de tout..

Elle est enterrée au cimetière de Tamezguida à la demande de tous les villageois et l'accord des autorités religieuses du village étant donné qu'elle n'était pas musulmane.

-De Mohand akli ath mouh, véritable troubadour, poète, chanteur, troubadour, danseur, déclamant des vers extraordinaires, récemment décédé.

Club de football emblématique de la région, l'OTM (Olympique Taourirt Moussa) remporta plusieurs titres et trophées régionaux.

Notes et "légendes"

Il y a de nombreuses fontaines toutes auréolées de légendes plus ou moins recevables: Thala Azza, petite fontaine en pierre: on dit qu'un vieil homme avait voulu faire sa prière mais tomba sur un trésor. Il demanda alors au Très Haut de lui changer ce trésor futile en eau. ce fût fait. cette eau est saumâtre mais très fraîche. cette fontaine a été longtemps un lieu de guérison et de pèlerinage.

Il y aussi Thala N'sidi Ali Moussa, grand Cheikh qui a une Zaouïa portant son nom à quelques kilomètres; il y a Thala Guemdhounen, très enfoncée dans le ravin et dont l'eau était très appréciée pour sa grande fraicheur en été, Thala N'Voudhaa, la plus courue en haut du village...Il y a aussi Thaliwin..elles sont si belles dans leur quiètude et leur végétation..

Le village dispose d'une mosquée, celle de Sidi El Hadj Ouzzeggane. Une inscription sur marbre faisait dater cet édifice de 6 siècles.

Il y a la mosquée centrale, El Djamaa Nath Arvi, en haut du village qui est plutôt un Mausolée du Cheikh défunt.

Au village, il faut retenir une vieille bâtisse unique, plantée dans une oliveraie: Tazzeka B'wadda (la maison d'en bas) où se déroulait les festivités de Tafsut et d'Anzar (l'appel aux pluies).

Le momument aux morts du village atteste d'une grande adhésion aux principes de la révolution et d'une participation importante de sa population.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Décret no 84-365 du fixant la composition, la consistance et les limites territoriales des communes », Journal officiel de la République algérienne démocratique et populaire, no 67,‎ , p. 1504 (lire en ligne).