Samira Negrouche

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Samira Negrouche
Description de l'image Samira Negrouche.JPG.
Naissance (36 ans)
Alger (Algérie)
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture français
Mouvement XXIe siècle
Genres

Samira Negrouche, écrivaine et poète francophone algérienne, née à Alger le 13 septembre 1980. Médecin. Elle travaille et habite en Algérie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Samira Negrouche est une auteure algérienne reconnue internationalement par sa poésie principalement, mais elle écrit aussi des textes en prose, académiques et dramaturgiques, entre autres. Elle réalise un important travail de traduction de la poésie contemporaine arabe et algérienne et d’autres textes écrits originellement dans des langues dites "minoritaires"[Lesquelles ?] vers l’anglais ou le français. Son esprit inquiet la pousse à travailler dans différents domaines, tels que la vidéo, le théâtre, la danse, la photographie et les plus diverses expressions des arts visuels.
L’Algérienne fut bénéficiaire d’une bourse du Centre national du livre et de l'Agence Rhône-Alpes pour le livre et la documentation (ARALD), pour une résidence littéraire en France entre 2004 et 2005. Et elle fut invitée à la Maison d’Arthur Rimbaud dite Maison des ailleurs, de Charleville-Mézières.
Son travail figure parmi ceux des dix-huit poètes francophones associés à l’installation sculpture/gravure "Alchimie des ailleurs" de l’artiste canadien Michel Goulet, œuvre publique inaugurée en octobre 2011, sur le quai Rimbaud à Charleville-Mézières.

Entre 2006 et 2009 se sont tenus à Alger et à Bejaïa, Algérie, les récitals poétiques À Front-tiers, organisés et créés par Negrouche[1]. Elle a coordonné et organisé le printemps des poètes en Algérie entre 2007 et 2012. En 2009, à Lyon, un de ses spectacles "Sans précaution…" a eu un grand retentissement ; c’était une représentation réalisée avec la musicienne et chanteuse grecque Angélique Ionatos. D'autres spectacles ont été présentés avec une autre compositrice, guitariste et chanteuse grecque, Katerina Fotinaki. Elle a aussi créé, en 2012, le spectacle "Soleils, à rebours de la poésie d’Algérie"[2], un spectacle qui a une belle réussite, pour commémorer les cinquante ans de l'indépendance de l'Algérie.

Pendant 2012, pour la revue Ici et là, elle fait un travail d’édition de poésie francophone algérienne, contemporaine. Et elle prépare aussi un recueil de la poésie algérienne actuelle, écrite en arabe, tamazight et français, pour la revue québécoise de poésie Exit. On constate la collaboration de Negrouche avec différentes revues spécialisées, parmi lesquelles: Action poétique, Autre Sud, Les Archers, Babilonia (Turin), Étoiles d’encre, CELAAN (New York), Soliana (Sardaigne), Ici è là, Art scènes, Revue du Pen international (Londres), Apokalipsa (Slovénie).

Cette intellectuelle mène une vie littéraire très active. Elle est régulièrement invitée à participer à des événements littéraires internationaux; très souvent, elle s'implique non seulement avec ses conférences ou ses performances poétiques mais aussi avec son travail dans la coordination et la gestion même, de ces rencontres. Elle fait partie du comité international du festival "Voix de la méditerranée" de Lodève et est secrétaire général du PEN club algérien.
Sa poésie fut déjà traduite en plusieurs langues dont espagnol, italien et grec.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Faiblesse n’est pas de dire… Alger : Barzakh, 2001.
  • Les Vagues du silence, avec Yasminah Salih, Alger, Al Ikhtilef, 2002.
  • L’Opéra cosmique, Alger, Al Ikhtilef, 2003. Réédition: Toulouse: Ed. des Lettres Char-nues, 2003.
  • Iridienne, Lyon : Color Gang, 2005.
  • A chaqu'un sa révolution, bilingue fr/it, Trad. G. Napolitano, Naples: Édition La stanza del poeta, Italie.
  • A l'ombre de Grenade, Toulouse, Lettres Char-nues, 2006.
  • Cabinet secret, Lyon : Color Gang, 2007.
  • Le Jazz des oliviers, Blida : Éditions du Tell, 2010.
  • La Vérité de la nature, dans Rousseau au fil des mots, Lyon: Le passe du vent, 2012.
  • Quand l'amandier refleurira, Anthologie, éditions de l'Amandier, Paris, 2012.
  • Six arbres de fortune autour de ma baignoire, éditions Mazette, 2017.

Ouvrages collectifs[modifier | modifier le code]

  • "Le retour dans le bocal algérois", édité et monté en scène par Gare-au-théâtre à Vitry-sur-Seine, 2003.
  • J’ai embrassé l’aube d’été, Villeurbanne : Éditions La Passe du vent, 2004.
  • L’Heure injuste !, dans L'Heure injuste, Villeurbanne: Éditions La Passe du vent, 2005.
  • Départements et territoires d’outre-ciel, Villeurbanne: Éditions La Passe du vent, 2006.
  • "Nei bastioni della culturalita", dans Violenza sensa legge, (éd.) Marina Calloni, Édition De Agostini, 2006.
  • Dans le privilège du soleil et du vent, Villeurbanne: Éditions La Passe du vent, 2007.
  • "Désertification", dans Anthologie des dix ans du festival Voix de la Méditerranée de Lodève (double CD), poètes sélectionnés par l’écrivain et poète canadienne Denise Boucher. 2007
  • "Café sans sucre, dans Dans le privilège du soleil et du vent, Villeurbanne: Editions la passe du vent, 2007.
  • "Mon père ce passé présent", dans Mon père, (éd.) Leila Sebbar, Éditions Chèvrefeuille étoilée, 2007.
  • "Correspondance avec l’écrivain Nicole Caligaris", dans Il me sera difficile de venir te voir, Éditions Vents d’ailleurs, 2008.
  • Triangle : Poésies en traduction, Alger: Alpha, 2009.
  • "S’il fallait trouver un sens, dans Pour tous ! Démocratiser l’accès à la culture 1789-2009, Villeurbanne: Editions La Passe du vent, 2009.
  • Samira Negrouche (ed.), Lignes d'horizons, Blida: Editions du Tell, 2010.
  • "Qui connait le désert sait qu'il n'est jamais vraiment ouvert", Allemagne Michael Jeismann (éd.), Mauerreise. Grenzsituationen rund um die Welt, Goettingen: Steidl Verlag, 2010.
  • Maram al-Masri (ed.), Femmes poètes du monde arabe, anthologie, Paris, Le Temps de cerises, 2012.
  • Samira Negrouche (ed.), Quand l’amandier refleurira, Anthologie de poètes algériens contemporains, Paris: Éditions de l’Amandier, 2012.
  • "Sept petits monologues du jasmin", dans Histoires minuscules des révolutions arabes, Montpellier: Chèvrefeuille étoilée, 2012.

Traductions de son œuvre[modifier | modifier le code]

  • "Il palo elettrico soltanto", Traduction en italien par Giovanni Dettori, dans "Soliana", n°1, (Cagliari), nov. 2007. Revue de culture, p. 21-25.
  • Banipal, Magazine of Modern Arab Literature, N°45, poèmes traduits en anglais par Marilyn Hacker, Winter 2012.
  • Jazz degli ulivi, traduction en italien par Annie Urselli, Alberobello, Italie: Poiesis Éditrice, coll. Diwan della poesia, 2011.
  • A ciento ochenta grados, traduction en espagnol et préface de Carlos Alvarado-Larroucau, Rosario - Buenos Aires, Argentine: Gog y Magog, 2012.
  • Monologues du jasmin, traduction en Bulgare par Krassimir Kavaldjiev, Small Press Stations, Sofia, Bulgarie 2015

Références externes[modifier | modifier le code]

Autres références[modifier | modifier le code]

  • Erik Orsenna, L’Avenir de l’eau, Petit précis de mondialisation n°2, Prix Joseph-Kessel, Paris: Fayal, 2009.
  • Éric Pessan, François Bon, Arno Bertina, Il me sera difficile de venir te voir: correspondances littéraires sur les conséquences de la politique française d'immigration, Vent d’ailleurs, 2008.
  • Éric Sarner, Un voyage en Algéries, Plon, 2012.
  • Carlos Alvarado-Larroucau, "Samira Negrouche, poète algérienne. Une écriture déconstructiviste à la recherche du temps et de la vérité. Exploration et révolte". Préface, (espagnol) dans: Samira Negrouche, A ciento ochenta grados, Rosario-Buenos Aires, Argentina, Gog y Magog, 2012.

Références et notes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]