Table ronde sur l'huile de palme durable

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Table ronde sur l'huile de palme durable
Image illustrative de l’article Table ronde sur l'huile de palme durable
RT2 (Roundtable No 2) in Zurich in 2005.
Table ronde n° 2 à Zurich en 2005.

La table ronde sur l'huile de palme durable (ou RSPO, de l'anglais Roundtable on Sustainable Palm Oil) est une organisation internationale créée en 2004 dans l'objectif de promouvoir la production et l'utilisation d'huile de palme durable grâce à la mise en place et au respect de normes mondiales engageant les diverses parties prenantes du secteur et conduisant à la mise sur le marché d'huile de palme certifiée durable (ou CSPO, de l'anglais Certified Sustainable Palm Oil). Elle rassemble des producteurs, des négociants, des fabricants de biens de consommation, de revendeurs, des banques et investisseurs ainsi que des ONG de défense de l'environnement et des droits sociaux.

Le siège de l'association est situé à Zurich, en Suisse, tandis que le secrétariat est basé à Kuala Lumpur, en Malaise, avec un bureau satellite à Jakarta, en Indonésie. La RSPO compte actuellement 3 659 membres de 92 pays.

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Critiques[modifier | modifier le code]

La RSPO a été critiquée par divers secteurs, en particulier par les ONG de défense de l'environnement. Les points de critique comprennent l'impact des plantations de palmiers à huile sur les populations d’orangs-outans, la destruction de la forêt tropicale pour développer de nouvelles plantations de palmiers à huile, ainsi que l'incendie et le drainage de grandes étendues de forêt marécageuse à Kalimantan, en Indonésie. Le fait que les industriels membres de la RSPO soient autorisés à déforester quand il y a de vastes zones de prairies disponibles en Indonésie[1] soulève des doutes quant à leur engagement de durabilité. En 2013, la 11e édition de la RSPO réunion a été perturbée par des travailleurs du secteur de l'huile de palme[2], des groupes indonésiens et internationaux de défense du droit du travail ont documenté une multitude d'abus, y compris du travail forcé et du travail des enfants. En 2013, une étude a montré "un manque de respect flagrant pour les droits humains dans certaines des plantations que la RSPO certifie "durable"[3].

La vitesse de progrès de la RSPO attire aussi des critiques négatives, avec une révision de ses principes de base et de ses critères jugée trop lente pour inclure des standards clairs sur la déforestation des forêts à haute valeur pour la conservation et une prise en compte tardive des standards pour les petits exploitants.

Son efficacité est pour l'instant considérée comme très limitée par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) qui affirme dans un rapport de 2018 que ce système de certification « s’est avérée, jusqu’à présent, à peine plus efficace pour empêcher la déforestation que son équivalente non-certifiée », tout en soulignant le caractère assez récent de cette initiative et son potentiel pour améliorer la situation[4].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Murinati, From Imperata cylindrica grasslands to productive agroforestry, Indonésie, (ISBN 90-5113-063-5, lire en ligne)
  2. (en) « Workers Give Message to RSPO: Don’t Certify Abuse! | International Labor Rights Forum », sur laborrights.org (consulté le 24 octobre 2018)
  3. (en) « Empty Assurances: The human cost of palm oil | International Labor Rights Forum », sur laborrights.org (consulté le 24 octobre 2018)
  4. « Dire « non » à l’huile de palme ne ferait que déplacer la perte des espèces, sans y mettre un terme, selon l'UICN », sur UICN France, (consulté le 10 septembre 2019)

Liens externes[modifier | modifier le code]