Spyrídon Loúis

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Spyrídon Loúis Portail athlétisme
240
Informations
Disciplines Marathon
Période d'activité 1896
Nationalité Drapeau de la Grèce Grèce
Naissance
Lieu Maroússi
Décès (à 67 ans)
Lieu Maroússi
Palmarès
Jeux olympiques 1 - -

Spyrídon Loúis (en grec Σπυρίδων Λούης), souvent appelé Spýros Loúis (Σπύρος Λούης), né le à Maroússi (Attique, Grèce) et décédé le à Maroússi, est un athlète grec, premier champion olympique du marathon.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et préparation olympique[modifier | modifier le code]

Spyrídon Loúis est né à Maroússi au nord d'Athènes en Grèce le dans une famille pauvre. Le travail de on père consiste à approvisionner Athènes en eau minérale sur un chariot, et souvent, Spyrídon Loúis fait le chemin en courant à ses cotés[1].

A l'issue d'un congrès en 1894 à Paris initié par le Français Pierre de Coubertin, un Comité international olympique (CIO) est créé. Celui-ci à pour tache de choisir la Athènes ville hôte des premiers Jeux olympiques de l'ère modèrne. Comme un symbole, Athènes est désignée pour accueillir les Jeux de la première olympiade de 1896 plus de 2000 ans après les Jeux antiques.

L'une des épreuves prévue est le Marathon. Sur une idée du français Michel Bréal, inspiré par la légende de Phidippidès, cette course doit se pratiquer sur une distance d'environ 40 km[2]. Le colonel Papadiamantopouloss est alors chargé d'organiser les sélections grecs. Le militaire a été l'officier supérieur de Spyrídon Loúis lors de son service militaire.

Kharílaos Vasilákos gagne la première course en 3 heures et 18 minutes. Sur les conseils de Papadiamantopouloss, qui connait son potentiel, Spyrídon Loúis participe à la seconde. L'athlète termine cinquième. Il est tout de même qualifié pour participé à l'épreuve olympique.

Champion olympique[modifier | modifier le code]

Spyrídon Loúis lors des Jeux olympiques d'été de 1936.
Déroulement de la course.

Le 10 avril 1896, à Marathon, le Colonel Papadiamantopoulos donne le départ dans un petit champ[3]. Les concurrents sont au nombre de dix-sept ; treize grecs et quatre provenant d'autres nations[4]. Le français Albin Lermusiaux prend la tête dans les premiers kilomètres de la course. Après le kilomètre 32, Lermusiaux abandonne, l'australien Edwin Flack prend le control de la course. L'australien, peu coutumier des longues distances quelques kilomètres plus loin. Spyrídon Loúis qui s'était rapproché progressivement de la tête de course, se retrouve alors leader[5].

Spyrídon Loúis devient le premier champion olympique du marathon lors des Jeux olympiques d'été de 1896 en remportant l'épreuve de 38 kilomètres en 2 heures 58 minutes et 50 secondes[6]. Il devient par la suite un héros national, son nom passant en expression en grec : « courir comme un Louis »[7]. Il obtient ensuite le monopole de l'approvisionnement en eau de la capitale depuis les sources de Maroússi[8].

Fin de vie et postérité[modifier | modifier le code]

Lors des Jeux olympiques d'été de 1936 célébrés à Berlin, il remet au chancelier Hitler un rameau d’olivier venu du bois d’Olympie. Plusieurs mois avant l'invasion de la Grèce par les armées de l'Axe, Spyrídon Loúis meurt dans son village natal.

Le trophée qu'il remporte en 1896 et qui est mis en vente[9], est acheté pour la somme de 544 000 € par la fondation Stávros Niárchos, le , au cours d'une vente aux enchères chez Christie's. Ce trophée en argent — une coupe sur pied finement ciselée — possession jusqu'alors du petit-fils de Spyrídon Loúis, est destiné à être exposé dans le Centre culturel de la fondation Stávros Niárchos dont l'ouverture est prévue en 2015[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Frank Condron, I Olympiad : Athens 1896 (The Olympic Century Book 2), Warwick Press Inc., , 166 p. (ASIN B0186J4U34)
  2. Marc Décimo et Pierre Fiala, « Michel Bréal, le marathon, l’olympisme et la paix », Mots, ENS Éditions, no 76,‎ , p. 127-135
  3. David E. Martin, Roger W. H. Gynn, The Olympic Marathon, Human Kinetics, , 528 p. (ISBN 978-0880119696), p. 14
  4. David E. Martin, Roger W. H. Gynn, The Olympic Marathon, Human Kinetics, , 528 p. (ISBN 978-0880119696), p. 13
  5. David E. Martin, Roger W. H. Gynn, The Olympic Marathon, Human Kinetics, , 528 p. (ISBN 978-0880119696), pp. 14-15
  6. Véronique Dumas 2006, p. 34-35
  7. Guillaume Le Blanc, Courir : Méditation physique, Flammarion, coll. « Sens propre », , 271 p. (ISBN 978-2081283220)
  8. (en) Michael Llewellyn Smith, Olympics in Athens. 1896, Profile Books Ltd, , 256 p. (ISBN 978-1861973429), p. 3
  9. Le trophée du 1er marathon en vente, Le Figaro, 9 mars 2012.
  10. Article et photo du trophée dans le journal grec Το Βήμα (La Tribune) du 19 avril 2012.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Michael LLewellyn Smith, Olympics in Athens. 1896, Profile Books, Londres, 2004. (ISBN 186197342X)
  • (en) James P. Verinis, « Spiridon Loues, the Modern Foustanéla, and the Symbolic Power of Pallikariá at the 1896 Olympic Games », Journal of Modern Greek Studies, 23 :1 (May 2005), pp. 139-175.
  • Véronique Dumas, « Athènes déclare sa flamme à l'olympisme », Historia, Paris, Editions Taillandier, no 712,‎ (ISSN 0018-2281)
  • Philippe Jaenada, Spiridon Superstar, Steinkis, 2016 (ISBN 978-2368460108)

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Les Anneaux de la Gloire, avec Thierry Rey, Denis Charvet et Philippe Clay entre autres, à propos de l'épreuve du Marathon (réalisateur Jean-Luc Miesch, 1996, pour le centenaire de l'épreuve).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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