Frank Shorter

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Frank Shorter
Frank Shorter at Boston 2002.jpg

Frank Shorter

Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (69 ans)
MunichVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Frank Charles ShorterVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
Discipline sportive

Frank Shorter (né le ) est un coureur américain vainqueur du marathon aux jeux olympiques de 1972[1],[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Frank Shorter est né à Munich, en Allemagne, où son père, le médecin Samuel S. Shorter, sert dans l'armée américaine. Il grandit à Middletown (en), New York, où une rue est nommée en son honneur (Frank Shorter Way). La Frank Shorter Way faisait autrefois partie de la route du 10 km Orange Classic, que Shorter gagne lors de sa course inaugurale en 1981[3]. Après avoir obtenu son diplôme d'études secondaires de l'école Mount Hermon à Gill, Massachusetts, en 1965, Shorter est diplômé de l'université de Yale à New Haven, dans le Connecticut, avec un baccalauréat en arts (BA) en 1969 et du collège de droit de l'université de Floride à Gainesville, en Floride avec un doctorat en droit (JD) en 1974[4].

Dans le numéro d'octobre 2011 de Runner's World, un article de John Brant détaille la vie traumatique de la vie de famille de Frank et de ses frères et sœurs qui ont souffert des mains de leur père et de la boucle de sa ceinture. Alors que son père jouit d'une grande importance dans sa communauté, son comportement refléte peut-être "un profond trouble de la personnalité narcissique" selon Barbara du Plessis, la sœur de Frank[5]. Avec la publication de l'article du Runner's World, M. Shorter commence à stopper les cycles de violence en public.

Carrière[modifier | modifier le code]

Shorter gagne le championnat national de cross-country quatre fois (1970-1973). Il est champion militaire des États-Unis au 10 000 mètres et au marathon en 1972 et 1976. Il gagne aussi deux fois le 10 000 m et le marathon en 1971 aux jeux panaméricains. Il est aussi quatre fois vainqueur du prestigieux marathon de Fukuoka (1971-1974)[4].

Mais sa plus grande victoire est la médaille d'or au marathon olympique de 1972. La même année, il termine 5e du 10 000 m olympique[6]. Il termine deuxième au marathon des jeux olympiques d'été de 1976[7] derrière le surprenant vainqueur : Waldemar Cierpinski, allemand de l'est[2],[8].

Frank Shorter décide de se retirer de la compétition athlétique en 1977, il crée sa propre société et travaille aussi comme commentateur sportif à la télévision[9]. Il est très engagé contre le dopage[10],[11],[12]. Shorter est intronisé au temple de la renommée olympique des États-Unis en 1984 et au temple de la renommée nationale de l'athlétisme en 1989[4].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Jeux olympiques d'été[modifier | modifier le code]

Classement mondial[modifier | modifier le code]

5 000 m[modifier | modifier le code]

  • 1975 – 10e

10,000 m[modifier | modifier le code]

  • 1970 – second
  • 1972 – 5e
  • 1974 – 5e
  • 1975 – second

Marathon[modifier | modifier le code]

  • 1971 – 1er
  • 1972 – 1er
  • 1973 – 1er
  • 1974 – second
  • 1976 – second

Records personnels[13][modifier | modifier le code]

Piste[modifier | modifier le code]

  • 3 miles (4 827 m) – 12:52.0 (1974)
  • 5 000 m - 13:26.60 (1977)
  • 10 000 m - 27:45.91 (1972)

Route[modifier | modifier le code]

  • Marathon (42,195 km): 2:10:30 (1972)

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « U.S. in another 'running boom' », Republican Herald,‎ (lire en ligne)
  2. a et b (en) « Olympic Memories: Munich's Marathon Imposter, Frank Shorter, and the 'running boom' of the 1970s :: Colorsport », sur web.archive.org, (consulté le 24 avril 2017)
  3. (en) Marc Davis, « Shorter gives thumbs-up to Classic alterations », Times Herald-Record,‎ (lire en ligne)
  4. a, b et c (en) « USATF - Hall of Fame », sur www.usatf.org (consulté le 21 avril 2017)
  5. (en) John Brant, « Frank’s Story », Runner's World,‎ (lire en ligne)
  6. (en) Pat Borzi, « ‘Marathon man’ Frank Shorter reflects on the running boom he helped create », MinnPost,‎ (lire en ligne)
  7. (en) « The 1970’s Running Boom », sur www.personal.psu.edu (consulté le 24 avril 2017)
  8. (en) « Waldemar Cierpinski Bio, Stats, and Results », sur Olympics at Sports-Reference.com (consulté le 24 avril 2017)
  9. (en) « Frank Shorter Bio, Stats, and Results », sur Olympics at Sports-Reference.com (consulté le 24 avril 2017)
  10. (en) Ron Kantowski, « Recalling the horror of 1972 », LasVegasSun.com,‎ (lire en ligne)
  11. (en) « For Olympian Frank Shorter, Running Was An Escape From A Home That Was 'A Prison' », sur www.wbur.org (consulté le 26 avril 2017)
  12. (en) Chicago Humanities Festival, « Frank Shorter: From Olympic Champion to Anti-Doping Crusader », (consulté le 26 avril 2017)
  13. (en) « Profile of Frank SHORTER | All-Athletics.com », sur www.all-athletics.com (consulté le 21 avril 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Vidéos[modifier | modifier le code]