Sour El Ghozlane

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Sour El-Ghozlane
Sour El-Ghozlane en 1976
Sour El-Ghozlane en 1976
Noms
Nom arabe algérien صور الغزلان
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Région Kabylie
Wilaya Bouira
Président de l'APC Saâd abderrazak FLN
2012-2017
Code postal 10004
Code ONS 1038
Démographie
Population 50 120 hab. (2008[1])
Géographie
Coordonnées 36° 08′ 50″ N 3° 41′ 26″ E / 36.147222, 3.69055636° 08′ 50″ Nord 3° 41′ 26″ Est / 36.147222, 3.690556
Localisation
Localisation de la commune dans la wilaya de Bouira.
Localisation de la commune dans la wilaya de Bouira.

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Sour El-Ghozlane

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Sour El-Ghozlane

Sour El-Ghozlane (Rempart des Gazelles, en arabe : سور الغزلان) est une ville de la Kabylie située au nord de l'Algérie, faisant partie de la Wilaya de Bouira.

De 1845 à 1962 la ville était rebaptisée Aumale en hommage au duc d'Aumale, fils de Louis-Philippe.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est située sur le versant nord du Djebel Dirah, au sud de la Kabylie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Biface trouvé à Sour El-Ghozlane (22 cm)

Un outil préhistorique (biface) témoignant de la présence humaine dès l'époque préhistorique a été trouvé à l'ouest de la ville.

Il s'agit d'une ville habitée depuis la préhistoire, la première ville fondée en province romaine dans le centre de l'Algérie profonde, une forteresse romaine mais à l'origine, une ville numide. Sa construction date de l'an 33 av. J.-C. sous le règne de l'empereur Auguste. Auzia devint vite une cité puissante, capitale des régions des hauts-plateaux, ce qui relègue à un rôle secondaire l'importance stratégique de la cité romaine de Djemila, l'antique Cuicui, dans la wilaya de Sétif en raison de son éloignement des centres de pouvoir romain.

Au temps de la présence romaine en Afrique, la ville portait le nom d´Auzia. Les restes d'un théâtre y ont été repérés.

Auzia parmi les villes romaines d'Algérie

Puis, Auzia faisait partie de la division de l'Empire romain de l'Afrique du Nord. Sa position de cité aux portes du Sahara marqua le début de la période où la conquête romaine atteignit les limites du monde connu à l'époque et où la civilisation romaine. La cité d'Auzia garde deux caractéristiques dans l'histoire romaine en Afrique du Nord, sa grand influence à sa structure bureaucratique et militaire et par sa situation stratégique de grand édifice religieux. À l'image de la construction du temple d’Apollon, supposé être localisé à l'emplacement actuel de l'hôpital civil de Sour-El-Ghozlane. Auzia était doté d'un amphithéâtre construit par l'institution bourgeoise de la ville pour recevoir des spectacles, tels les combats entre gladiateurs. En plus, Auzia est identifié comme une cité à pouvoir politique dominé par un lien patriarcal et entièrement aux mains de deux comices, organisées de façon à refléter au mieux les divisions tribales de la ville.

Par contre, son statut administratif et militaire révèle qu'elle fut soumise définitivement à l'ordre de l'empire de Rome avec la qualité de cité autonome de la province romaine (zone libre : région d'Alger à Bou-Saada) de Maurétanie césarienne. Auzia est une large cité de forme ovoïde, ayant vocation à servir de capitale dans cette région de l'Algérie centrale, Auguste la fit doter de plusieurs édifices publics : un forum (actuelle salle des fêtes), plusieurs temples, une curie, un marché, un théâtre et de grands thermes. Auzia a été érigée sur une colline à moyenne altitude où se tint jusqu'à aujourd'hui une muraille en bon état dans certains endroits, révélant une sorte de citadelle qui protégeait les habitants.

Vers l'an 17 ap. J.-C., Tacfarinas, qui avait servi dans les troupes romaines avant de déserter pour prendre la tête de tribus révoltées, souleva les Gétules, fédéra les tribus berbères et leurs voisins maures qui avaient pour chef Mazippa, ainsi que les Cinithiens, contre l'armée romaine. L'insurrection, fondée sur la tactique du harcèlement (guerilla contemporaine), s'étendit de la Petite Syrte, à l'est, jusqu'en Maurétanie, à l'ouest, et dura sept ans. Le proconsul Cornelius Dolabella termina la guerre en assiégeant le fortin de Tacfarinas, situé vraisemblablement à Auzia, en l'an 24 ap. J.-C.

Elle fut aussi un lieu touristique le plus fréquenté pour la chasse des gazelles que la ville elle-même fut dénommé par l'administration algérienne Sour-El-Ghozlane signifiant Rempart des Gazelles. Pendant longtemps, Auzia était une ville commerçante mais son développement fut fauché par plusieurs conflits internes et de violentes révoltes tribales.

Sour El-Ghozlane (« Le rempart des gazelles ») servit sous la colonisation française de poste militaire à partir de 1845 et reçut le nom d'Aumale[2], en l'honneur du duc d'Aumale, fils de Louis-Philippe.

Archéologie[modifier | modifier le code]

D'après les sources, les Français auraient entrepris plusieurs fouilles dans les ruines d'Auzia sans jamais révéler le moindre fait historique à la recherche scientifique en cause la politique de francisation qui visait à effacer toute civilisation ancienne ou présente du territoire algérien.[réf. nécessaire]

En plus, la reconstruction d'Auzia aurait détruit plusieurs sites historiques à l'époque du duc d'Aumale. Toutes les fouilles, déclenchées à grande échelle, ont été effectuées secrètement par les autorités françaises qui interdisaient l’accès aux sites par les Arabes, ce qui conduit à dire qu’ils voulaient cacher tous les indices de plus en plus nombreux, retrouvés d'une civilisation foncièrement différente de celle de l'Empire romain. La décision administrative française incite les ouvriers par une note confidentielle de détruire tous les objets et les inscriptions funèbres, retrouvés dans l'emplacement du temple d’Apollon, entièrement détruit pour y construire l’hôpital civil - une vérité véhiculée à travers l'histoire par des Algériens qui ont participé à la construction de la ville d'Aumale. À la même époque, Auzia n'était pas occupé par des habitants, il s'agissait de ruines romaines, abandonnés que les Français choisissent pour la construction de la ville d’Aumale. Les habitants de la région en majorité, relevant des tribus d'Ouled Driss, Ouled Faârha et Ouled Khalouf, occupées les monts de Dirah mais qui se sont organisées et sont parvenus à réunir toutes les tribus pour s’opposer aux troupes françaises qui étaient dans l’obligation lancer des négociations avec eux.[réf. nécessaire]

Démographie[modifier | modifier le code]

La superficie totale de construction romaine dans la ville d'Auzia, soit un espace de plus 720 hectares, révèlent que la ville était peuplée par une population de plus de 12 000 à 13 000 habitants, qu'elle serait la plus grande cité romaine de l'Algérie centrale, plus importante que Tipaza. Mais ce chiffre pourrait être augmenté au vu de son statut de grande caserne militaire. En plus, la forme de la cité révèle un principe commun des règles de construction, reposant sur les clefs de l'urbanisme modernes à savoir les quatre fonctions: habiter, travailler, se récréer (dans les heures libres) et circuler. Cette qualité de cité moderne l'on peut se faire d’Auzia, attirait les habitants de toutes les tribus, ce qui avait entraîné une démographie galopante qui incita les autorités romaines de réfléchir à l'idée de la fondation d'une autre ville dans la région, en priorité pour défendre Auzia des attaques répétées des Maures qu'un choix a été dégagé pour trouver un lieu protégé, comme un enclos fortifié. C'était la fondation de CASTELLUM AUZIENS.

Ce fait historique n'est pas forcément contesté en raison de l'absence de toutes informations. Par contre, il est souvent utile de mettre en évidence des récits anciens, récités sous forme de chants, des racontars ou autres diffusions, que cela lorsqu'ils sont pris au sérieux, pourraient en faire dégager ou ressortir une idée sur l'histoire d'Auzia. Du moment que les habitants actuels de ces régions choisissent comme point de repère ? La situation géographique de la ville, ce qui l'entoure et les traditions des populations, ensuite faire la comparaison avec certains récits. Donc, la naissance de CASTELLUM AUZIENS est l'effet de la grande démographie à Auzia, qui ne pouvait contenir une grande population par l'exiguïté de son espace urbain

Religion[modifier | modifier le code]

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Auzia conserve de nombreux monuments antiques, dont la grande muraille de presque 3,6 km en état moyen mais parfaitement conservée à certains endroits. Auzia compte trois portes principales d'accès à la ville qui existent jusqu’à présent. Des portes qui présentent la structure typique des villes romaines, à croix latine.

  • Porte Sud : elle se trouve à la limite sud de la ville, appelé par les Aumaliens ‘’Bab-El-Gourt’’. Cet ouvrage public d'accès est en très bon état (parfaitement conservé). La porte donne accès aujourd'hui au quartier Génie et constitue le seul accès à la ville par le sud -
  • Porte principale : elle est orienté vers l’ouest, appelée par les Aumaliens ‘’Bab-El-Sbitar ‘’. Elle constitue l'accès unique à la ville par l'ouest. Une porte en très bon état (parfaitement conservée), prouvant la solidité de la maçonnerie romaine - un projet de travaux de rénovation est en cours[Quand ?] pour réconforter la grande muraille.
  • Porte -Est : c'est la porte secondaire de l'enceinte d'Auzia, appelée communément par les Aumaliens Bab-El-Cheuyir.
  • Le square de l'hôpital : un espace disposant de plusieurs inscriptions latines sur de grosses pierres calcaires.

Organisation militaire d'Auzia[modifier | modifier le code]

Auzia était une forteresse romaine mais à l'origine, une ville numide qui fut effectivement transformée en 33 av. J.-C. en province romaine par l'empereur Auguste. Plusieurs temples furent construits donnant naissance à un plan d'urbanisme à Auzia, considérée à cette époque en une enceinte romaine imprenable.

L'étude de l'urbanisme des ruines révèlent que la ville d'Auzia était clôturée par un long mur en pierres de carrière, supposées prélevées de la carrière située que la route départementale reliant Sour-El-Ghozlane - Ain-Bessem. Un mur d’une épaisseur de 75 cm de large et de 6,7 km de long entourant la ville. La superficie totale d’Auzia est de 920 hectares. À l’intérieur, les Romains ont bâti une grande caserne militaire à l'entrée de Bab-El-Gourt (actuellement). Elle comptait plusieurs cohortes, commandées par un tribunus militum, un escadron de vexillaires Maures (des troupes légères et mobiles recrutées dans les provinces), appuyées en force par un corps de cavalerie ( dirigé par trois décurions et un Præfectus equitum. Auzia était une ville importante pour l'empire romain. Elle disposait d'un quartier régional militaire, chargé de la surveillance et l'intervention à l’échelle de la région tracée de Tirinadi (Berrouaghia), aux monts de la Djurdjura et des Bibans. Ce quartier général dispose de trois camps militaires de surveillance, installés à travers toute la région. En priorité, le premier se trouvait à Rapidum (Djouab), le deuxième à Afoul (Chalalat el-Adhoura) et le troisième installé dans les monts de Djebel Lakhdar à Achir (les ruines situées à 4 km d'Ain-Boucif révèlent l'existence de ce bastion avancé).

Littérature[modifier | modifier le code]

Les poètes Djamel Amrani (1935-2005), Messaour Boulanouar (1933), Kaddour M'Hamsadji (1933) et Arezki Metref (1952) sont natifs de Sour El-Ghozlane et M'hamed Aoune y a vécu.

Mourad Kaouah (1919-1989) et l'acteur français Jean-Claude Brialy (1933-2007) y sont également nés.

Dans La Chimère et le Gui (éd. des Écrivains, 2002) le général Norbert Molinier évoque longuement son enfance à Aumale.

Un texte de Jean Sénac intitulé Poésie de Sour-El-Ghozlane a été publié en 1981 par L'Orycte, et repris dans Jean Sénac, Pour une terre possible (Paris, Marsa), en 1999.

Conrad Detrez et Vital Lahaye ont enseigné au début des années 1970 au lycée El-Ghazali de Sour El-Ghozlane.

Industrie[modifier | modifier le code]

Sour El-Ghozlane, la rue principale en 1971

La ville compte depuis 1983 une des douze cimenteries du Groupe Industriel des Ciments Algérien, produisant environ un million de tonne de ciment par an[3] et employant environ 400 personnes[4].

Sport[modifier | modifier le code]

La ville possède une équipe de football depuis 1912, appelée l'Entente de Sour El Ghozlane (ESG).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Wilaya de Bouira : répartition de la population résidente des ménages ordinaires et collectifs, selon la commune de résidence et la dispersion ». Données du recensement général de la population et de l'habitat de 2008 sur le site de l'ONS.
  2. 1954: la guerre commence en Algérie, Mohammed Harbi, éditions Complexe, 1998, (ISBN 9782870277201), p. 195.
  3. « Fiche technique des douze (12) cimenteries publiques relevant du Groupe industriel des ciments d’Algérie (GICA) », sur giza.dz,‎ (consulté le 22 janvier 2016)
  4. « CSEG / Société des Ciments de Sour El Ghozlane », sur elmouchir.caci.dz,‎ (consulté le 22 janvier 2016)

Liens externes[modifier | modifier le code]