Simone Bonnafous

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Simone Bonnafous
Simone Bonnafous OUIEP - Extracted.jpg
Fonctions
Directeur général pour l'enseignement supérieur et l'insertion professionnelle (d)
-
Présidente
Université Paris-Est-Créteil-Val-de-Marne
-
Paul Mengal (d)
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activité
UniversitaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Directeur de thèse
Jean Mazaleyrat (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Simone Bonnafous, née en 1955, est une universitaire française, spécialiste de la communication politique et médiatique. Elle fut directrice générale de l'enseignement supérieur et l'insertion professionnelle au ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche entre 2012 et 2017.

Biographie[modifier | modifier le code]

Parcours[modifier | modifier le code]

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Simone Bonnafous est ancienne élève de l'École normale supérieure de Sèvres (L1975), agrégée de grammaire et docteure d'État. Après l'agrégation, elle entre au laboratoire de lexicométrie et textes politiques de l'École normale supérieure de Saint-Cloud, faisant ainsi le choix de concilier ses intérêts pour la langue, le discours et la politique.

Après une thèse de troisième cycle relative au congrès de Metz du Parti socialiste, elle est recrutée par l'université Paris-Est Créteil (UPEC) en 1980 comme maître de conférences en expression-communication à la faculté d'administration économique et sociale où elle dispense des cours de culture générale, de note de synthèse et de communication à destination d'adultes qui préparent les concours de la fonction publique.

En 1990, Simone Bonnafous soutient sa thèse d’État sur le discours sur les immigrés et l'immigration dans la presse française de 1974 à 1984. Le président de l'université lui propose d'intégrer l'équipe de direction où elle devient assesseure à la communication et crée le service de communication de l'UPEC. Parallèlement, elle est élue dans les différents conseils centraux (CA et CEVU).

En 1992, elle cofonde le département de communication politique et publique où s'ouvrent une licence, une maîtrise, puis une formation continue et un DESS et devient professeure au sein de ce département de la faculté des lettres.

En 1999, elle lance une équipe interdisciplinaire autour des thèmes du discours et de la communication sociale et politique (le CEDITEC), qu'elle dirige jusqu'en 2008 ; elle est élue la même année doyenne de la faculté des lettres et sciences humaines.

Présidente d'université[modifier | modifier le code]

Simone Bonnafous est élue présidente de l'université Paris-Est Créteil en janvier 2006 et exerce cette fonction jusqu'en mars 2012. Elle a par ailleurs exercé la fonction de vice-présidente de la Conférence des présidents d'université de décembre 2008 à décembre 2010.

C'est sous son mandat que l'université intègre l'IUFM de l'académie de Créteil et qu'elle devient membre fondateur du PRES université Paris-Est. C'est aussi sous sa présidence que l'UPEC devient une université autonome en passant aux responsabilités et compétences élargies (janvier 2010). Avec son équipe, elle a soutenu des projets structurants comme l'IAE Paris-Est, l’École d'urbanisme de Paris, l’École de santé Paris-Est, et l’École supérieure de l’éducation, de la formation et de l'intervention sociale et le rattachement de l’École nationale vétérinaire d'Alfort à l'université.

Directrice générale pour l'enseignement supérieur et l'insertion professionnelle[modifier | modifier le code]

Le 11 juillet 2012, Simone Bonnafous est nommée par le conseil des ministres directrice générale pour l'enseignement supérieur et l'insertion professionnelle (DGESIP) au Ministère de l'Éducation nationale (France)[1],[2],[3], succédant à Jean-Louis Mucchielli. Elle exerce ses fonctions auprès de Geneviève Fioraso puis de Thierry Mandon et Najat Vallaud-Belkacem.

A ce titre, et entre autres dossiers dont elle a la charge, elle met en œuvre la loi relative à l'enseignement supérieur et à la recherche de 2013 qui rend obligatoires les regroupements d’établissements sur tout le territoire ; elle lance le processus d’accréditation[4] des établissements en lieu et place de l’évaluation des maquettes de formation et porte une réforme du doctorat[5] et surtout du master[6] qui rapproche la France des autres pays européens, en mettant fin à la sélection au milieu du diplôme de master.

Elle a envoyé plusieurs lettres à des présidents d'université, leur demandant d'orienter leur politique, leur organisation et leur action. L'esprit de ces lettres a été perçu comme contraire au principe d'indépendance des universités, et elles ont été critiquées largement. De plus, certaines des mesures suggérées par ces lettres ont été critiquées comme « illégales »[7].

Nommé le 12 avril 2017 par le conseil des ministres, Frédéric Forest lui succède (par intérim).

Inspection générale de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche[modifier | modifier le code]

Simone Bonnafous est nommée à l'Inspection générale de l'administration de l'Éducation nationale et de la recherche en 2017[8] et est chargée par la ministre Frédérique Vidal d’une mission particulière en rapport avec la conférence interministérielle de Paris pour l’Espace européen de l’enseignement supérieur (EHEA en anglais) qui se tiendra à Paris du 23 au 25 mai 2018[9].

Publications[modifier | modifier le code]

  • 2007 Analyse du discours et sciences humaines et sociales, avec Malika Temmar, Ophrys, collection Les chemins du discours, 165 p.
  • 2007 (direction en collaboration avec Marlène Coulomb-Gully), Femmes et médias, Le 8 mars à la "une". Une comparaison internationale, Sciences de la Société no 70, Presses universitaires du Mirail.
  • 2007 La journée internationale des femmes en France. Entre marronnier et foulard islamique, avec Marlène Coulomb-Gully, Sciences de la société, no 70, p. 80-94
  • 2006 Les déclarations de journée internationale des femmes. Entre récit, occultation et performativité", Communication, Laval, QUébec, Editions Nota bene, volume 24 no 2, p. 49-73.
  • 2003 (collectif) Argumentation et discours politique. Antiquité grecque et latine, Révolution française, monde contemporain, Presses universitaires de Rennes.
  • 2001 « L'arme de la dérision chez Jean-Marie Le Pen » Hermès no 29, CNRS Editions, p. 53-63.
  • 2001 (collectif) « Discours et gestes télévisés. Quelles méthodes ? » Mots. Les langages du politique, no 67 (décembre), p. 110-128.
  • 1999 (direction, en collaboration avec P. Fiala) « Argumentation d'extrême-droite » Mots-Les langages du politique no 58.
  • 1998 « Les argumentations de Jean-Marie Le Pen », Revue politique et parlementaire, no 995, p. 27-39.
  • 1996 (direction, en collaboration) « Les médias dans le conflit yougoslave », Mots. Les langages du politique, no 47 (juin)
  • 1992 Sans distinction de race, Paris, Presses de Sciences Po.
  • 1991 L'immigration prise aux mots, Paris, Kimé.
  • 1983 Processus discursifs et structures lexicales : le congrès de Metz (1979) du Parti Socialiste, numéro spécial de la revue Langages, Larousse, 123 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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