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Sibylle de Cumes

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La sibylle de Cumes est une des douze sibylles, (originellement dix, leur nombre passeront à douze pendant le christianisme) celle de Cumes, dans la région de Naples, en Campanie, qui apparaît dans maintes légendes. Cumes est une colonie grecque fondée par des colons de Chalcis entre 750 et 730 avant notre ère. La cité est prise par les Romains en

Antre de la sibylle, Cumes

Dans un mythe grec, le dieu Apollon accorde à une femme de pouvoir vivre autant d'années que les grains de sable qu'elle pourrait tenir dans sa main, à la condition de l'épouser. Lorsque celle-ci refuse, le dieu Apollon, furieux, refuse de lui accorder la jeunesse éternelle. Elle s'évanouit alors dans le néant jusqu'à ce que seule sa voix reste[1].

Elle apparaît dans la légende d'Énée (celui-ci la consulte avant de descendre aux Enfers) et dans celle du roi Tarquin le Superbe, qui lui achète les trois derniers livres sibyllins, au prix des neuf qu'il avait refusés au préalable, après que la Sibylle eut détruit les six premiers par le feu. Les trois livres, censés contenir les destinées de l'État, deviennent les textes sacrés de l'État romain que l'on consulte lors des grands dangers.

La Sibylle de Cumes est la Sibylle qui fait les prédictions dans le quatrième Églogue des Bucoliques de Virgile, qui sera interprété par la suite par les penseurs chrétiens comme une prédiction de l'arrivée du Christ. En effet, cette œuvre prédit l'avènement d'un âge d'or grâce à la naissance d'un enfant[2].D'où sa présence sur la fresque du toit de la Chapelle Sixtine peinte par Michel-Ange au Vatican et autres fresques chrétiennes.

La Sibylle de Cumes dans l'Énéide

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La Sibylle de Cumes est mentionnée dès le livre III de l'Énéide, en effet entre les vers 433 et 462 de ce livre, Helenus dans le texte de Virgile (Hélénos en français) prophétise qu'à l'arrivée d'Énée à Cumes, il trouvera la Sibylle[3].

Postérité

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On ne la confondra pas avec la nymphe Végoia (Begoe), dite pseudo-sibylle étrusque.

Une cavité creusée sur le site de Cumes est traditionnellement identifiée avec l'« antre immense taillé dans la roche »[4] de la sibylle[5].

Le mot sibyllin qui signifie « mystérieux » est dérivé de ce nom.

Représentation dans les arts

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La sibylle de Cumes est une des 1 038 femmes représentées dans l'œuvre contemporaine de Judy Chicago, The Dinner Party, aujourd'hui exposée au Brooklyn Museum. Son nom y est associé à celui de Sophie, sixième convive de l'aile I de la table[8].

Notes et références

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  1. a et b (en) Turner 1823, Tate Britain
  2. « Virgile - Les Bucoliques - Eglogue 4 - Traduction d'Henri Laignoux (1939) », sur mediterranees.net (consulté le )
  3. « Virgile - Enéide, 3, 356-547 », sur bcs.fltr.ucl.ac.be (consulté le ).
  4. selon les mots de Virgile
  5. description
  6. Turner, Tate Britain
  7. Le Dominiquin, Borghèse
  8. Musée de Brooklyn - Sibylle de Cumes

Liens externes

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