Sampat Pal Devi

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Sampat Pal Devi
Smiles and determination of rural Indian women 3.jpg

Membres des saris roses durant une réunion.

Biographie
Naissance
Nationalité
Activités

Sampat Pal Devî[1],[2],[3] (Uttar Pradesh, 1960 - ) est une écrivaine indienne, militante pour les droits des femmes, fondatrice et dirigeante d'un groupe politique, dans l'État d'Uttar Pradesh dans le district de Bundelkhand l'une des régions les plus pauvres de l'un des États les plus peuplés de l'Inde. C'est aussi dans l'Uttar Pradesh que vivait Phûlan Devî.

Sampat Pal Devî a été mariée à l'âge de douze ans bien que la loi indienne l'interdise.

Les saris roses (hindi: Gulâbî Gang), aussi appelés le «gang rose», est le nom donné à un groupe de femmes vêtues de saris roses. Le groupe est dirigé par Sampat Pal Devî, qui l'a créé en 2006 en Inde.

Présentation du mouvement[modifier | modifier le code]

Basé dans une région rurale de l'État d’Uttar Pradesh au Nord-Est de l'Inde, le Gulâbî Gang se compose de plusieurs milliers de femmes et de quelques hommes[4].

Ces femmes défendent leurs droits, très souvent bafoués par les hommes en Inde, en usant, en dernier recours, de violence physique. Leur arme principale est le bâton de bergère, le «lâthi», avec lequel elles s’entraînent à l’autodéfense. Le gang regroupe des femmes de tous âges, certaines ont jusqu’à soixante-dix ans, et les autorités du pays ont appris à craindre ces femmes et à les respecter pour l’efficacité et la justesse de leurs actions. Elles sont habillées en rose (fuchsia), la seule couleur «qui n’était pas déjà prise» :

« Nous étions un gang, il nous fallait donc une tenue qui nous permette d’affirmer notre identité aux yeux des autres et qui renforce, au passage, le sentiment des membres d’appartenir à un groupe. Nous portions toutes des saris. Restait à en choisir la couleur. Jay Prakash a d’abord opté pour le bleu, mais c’était la couleur officielle du Bahujan Samaj Party, le BSP, le parti des intouchables. Nous avons alors pensé au jaune, malheureusement, cela rappelait trop les religieux hindous. Idem pour le vert, souvent porté par les représentants du parti du Congrès. Quant au rouge, c’était la couleur du Samajwadi Party, le SP, parti des basses castes. Il ne restait plus que le rose, une couleur très répandue mais exclusivement féminine, facile à trouver dans sa garde-robe et assortie à la marque poudrée dont les femmes mariées se décorent le front[4]. »

Pour gérer et administrer son gang, Sampat Pal Devi est assistée par un homme, Jay Prakash, qui s’est associé à elle après avoir lui-même organisé des groupes femmes pour une ONG d’accès au microcrédit dans le cadre de programmes gouvernementaux. Grâce à la persévérance du Gûlabî Gang, les comportements ont progressivement changé dans leur zone d’influence. Les lois votées en faveur du droit des femmes sont mieux respectées et certains hommes sont devenus sympathisants du «gang rose»[4].

Historique et position des femmes en Inde[modifier | modifier le code]

Dans la tradition indienne, les femmes ont toujours été considérées comme des êtres inférieurs[réf. nécessaire]. Elles n'ont donc aucun droit et sont soumises à l'homme. Elles doivent obéir à leurs maris et ne pas sortir sans leur autorisation. Ces femmes sont aussi violées et ne peuvent rien dire, c'est pourquoi en 2007, une loi est votée contre la violence sur les femmes[réf. nécessaire].

Une étude a démontré qu'en moyenne, une femme indienne est violée toutes les 30 minutes et est tuée toutes les 75 minutes[réf. nécessaire]. Un autre exemple de la situation des femmes provient de Mayawatti Kumar. Cette femme issue des basses castes a été élue à la tête de l'État [Quand ?][Où ?] et devait être représentée en statue. Toutefois, c'est plutôt un homme qui a été représenté à sa place.

Pal Devî, en parlant de son groupe, déclare : «Nous ne sommes pas une bande au sens habituel. Nous sommes un gang pour la justice»[réf. nécessaire].

Le groupe se comporte comme s'il était composée de vigiles et travaille à atteindre une plus grande justice sociale pour les pauvres, avec davantage d'attention pour les femmes. Leur but est de lutter contre les exactions et de gagner l'attention des fonctionnaires qui ont le pouvoir de faciliter et de promouvoir un changement. Dans les manifestations, les membres du groupe brandissent des lâthî et des haches, et les utilisent si nécessaire.

Leurs objectifs les plus importants sont :

  • Arrêter le mariage des enfants.
  • Mettre fin à la tradition de l'abandon des épouses.
  • Lutter contre la criminalité et la corruption dans la région.

Biographie de Sampat Pal Devî[modifier | modifier le code]

Sampat Pal raconte sa vie et la genèse du gulâbî Gang, le gang des saris roses, dans un récit autobiographique paru en français en octobre 2008, intitulé «Moi, Sampat Pal, chef de gang en sari rose»[réf. nécessaire].

Elle est mariée de force à l'âge de douze ans. Elle est maintenant mère de cinq enfants. Son mari est marchand de glace et a également travaillé avec le gouvernement dans la santé des travailleurs.

Sampat Pal Devi a constitué son organisation au début de l'année 2006, raconte-t-elle dans son livre. Elle prend exemple sur Lakshmî Bâî; une reine qui a formé sa propre armée en 1887 et qui a tenu tête aux Anglais pendant un an. Malgré ses enfants à charge et les propositions pour entrer en politique, qu'elle refuse, Sampat ne compte pas s'arrêter là et veut aller jusqu'au bout[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marie-France Calle, « Sampat,la pasionaria au sari rose », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  2. Jean-Yves Desfoux, « Sampat Pal Devi, la combattante indienne en sari rose », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  3. Dorothée Werner, « Sampat Pal Devi, chef de gang, elle se bat pour les Indiennes », Elle,‎ (lire en ligne)
  4. a, b et c Sampat Pal, Moi, Sampat Pal, chef de gang en sari rose, en collaboration avec Anne Berthod, Oh ! éditions, 2008

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sampat Pal Devi, Moi, Sampat Pal, chef de gang en sari rose, en collaboration avec Anne Berthod, Oh! Éditions, 2008. (ISBN 978-2-915056-79-2)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]