Sándor Kónya

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Sándor Kónya

Sándor Kónya (né le à Sarkad, mort le à Ibiza) est un ténor hongrois.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il étudie le chant à l'Académie de musique Franz Liszt de Budapest avec Ferenc Székelyhidy, puis se perfectionne à Dertmold avec Hustler, à Rome avec Namcini, à Milan avec Rico Lani. Il fait ses débuts en 1951 dans Turiddu (Cavalleria rusticana). Il est ensuite engagé à la Städtische Oper de Berlin en 1955. Quelques années plus tard, il s'impose dans Lohengrin, et ce qui devient un des sommets de l'interprétation wagnérienne d'après-guerre. Sa voix puissante et lyrique, de vrai ténor héroïque, était idéalement adaptée à ce rôle. Il le chanta à Bayreuth (1958 et 1967), à Paris (1959), au Metropolitan (1961), à Covent Garden (1963). Bien que les témoignages discographiques de cet artiste soient fort peu nombreux, il existe un enregistrement de studio de cet opéra dirigé par Erich Leinsdorf en 1965 (avec Lucine Amara, Rita Gorr), et deux live à Bayreuth : le premier dirigé par André Cluytens, le 23 juillet 1958 (avec Leonie Rysanek, Astrid Varnay et Ernest Blanc), le second sous la baguette de Lovro von Matačić, le 4 août 1959 (avec Elisabeth Grümmer, Rita Gorr, Ernest Blanc, Eberhard Waechter, Franz Crass). Au Metropolitan de New York, il participe à 212 représentations en quatorze saisons.[1]

Sándor Kónya a aussi chanté d'autres rôles de Wagner : Parsifal, Erik (dans Le Vaisseau fantôme) et Walther (dans Les Maîtres chanteurs de Nuremberg, dont il existe un enregistrement studio de référence, sous la direction de Rafael Kubelik) ; mais aussi le rôle de Max dans le Freischütz de Weber, ainsi qu'en italien Don Alvaro, Don Carlos, Riccardo et Radamès de Verdi, Cavaradossi, Pinkerton, Dick Johnson et Calaf de Puccini et Turiddu de Mascagni. En 1956, il créa le rôle de Leandro dans l'opéra König Hirsch de Henze.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Nouveau Dictionnaire des interprètes, sous la direction de Alain Pâris, Robert Laffont, collection « Bouquins », 2015, p. 519.

Liens externes[modifier | modifier le code]