Ryōko Sekiguchi

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Ryoko Sekiguchi
Paris - Salon du livre 2012 - Ryoko Sekiguchi - 015.jpg
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (51 ans)
Tokyo (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
関口涼子Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
Distinctions
Gendai uta techō (d) ()
Chevalier des Arts et des Lettres ()
Pensionnaire de la Villa Médicis (d) (-)Voir et modifier les données sur Wikidata

Ryōko Sekiguchi (関口 涼子, Sekiguchi Ryōko?), née le à Tokyo, est une poétesse et traductrice japonaise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ryōko Sekiguchi naît à Tokyo et grandit au cœur du quartier animé de Shinjuku[1].

Elle étudie le journalisme à l'université Waseda. Contrainte de choisir une langue vivante, elle choisit le français par amour pour la cuisine française[2]. Elle obtient son diplôme en 1993, et part étudier l'histoire de l'art à la Sorbonne. Elle poursuit ses études au Japon et obtient en 1996 un doctorat en littérature comparée et en études culturelles à l'université de Tokyo[3].

Elle publie ses livres en français et en japonais et collabore régulièrement avec des institutions comme l'Institut national des langues et civilisations orientales. Elle évoque notamment dans ses œuvres les saveurs et les cultures culinaires[4]. Elle s'interroge également sur les mots comme dans son ouvrage Fade : une notion qui lui semble bien française, l’équivalent de « fade », en japonais, ayant un sens plutôt positif, « délicat ». Il lui semble quelquefois qu'en déclamant fade une recette, les français « tournent le dos à l’éventualité que ce soient eux qui soient dans l’incapacité de la comprendre »[5].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Cassiopée Péca, 1993
  • [Com] position, Tokio, 1996
  • Hakkouseï S´Diapositive, Tokio, 2000
  • Cassiopée Péca, cipM, 2001.
  • Calque, P.O.L, 2001.
  • Le monde est rond, avec Suzanne Doppelt et Marc Charpin, Créaphis, 2004.
  • Deux marchés, de nouveau, P.O.L, 2005.
  • Héliotropes, P.O.L, 2005.
  • Adagio ma non troppo, Le Bleu du ciel, 2007.
  • Ce n'est pas un hasard, Chronique japonaise, P.O.L., 2011.
  • L'Astringent, éditions Argol, coll. Vivres, 2012.
  • Manger fantôme, Argol, coll. Vivres, 2012.
  • Le Club des gourmets et autres cuisines japonaises, P.O.L, 2013.
  • La Voix sombre, P.O.L, 2015.
  • Fade, Les ateliers d'Argol, coll. Paradoxes, 2016.
  • Nagori, la nostalgie de la saison qui s'en va, P.O.L, 2018.
  • Le Voyageur affamé. Le Japon à Paris, Menu fretin, 2019 (ISBN 9791096339426)
  • Le curry japonais. Dix façons de le préparer, Les Éditions de l'Épure, 2020
  • Sentir, JBE Books, 2021
  • 961 heures à Beyrouth (et 321 plats qui les accompagnent), P.O.L., 2021

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sarah Dion, « Portrait de Ryoko Sekiguchi, l'écrivaine japonaise qui sublime la gastronomie », sur lesinrocks.com, (consulté le ).
  2. « Ryoko Seguchi - La Voix sombre », sur Voix au chapitre
  3. « Ryoko Sekiguchi [Japan, France] », sur literaturfestival.com
  4. « Ryoko Sekiguchi: les vers et les assiettes », Libération,‎ (lire en ligne)
  5. Eric Loret, « Sekiguchi, goûts immortels », Le Monde,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]