Rue de l'Échaudé

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6e arrt
Rue de l'Échaudé
Image illustrative de l’article Rue de l'Échaudé
Partie nord entre les rues de l'Abbaye et de Bourbon-le-Château.
Situation
Arrondissement 6e
Quartier Saint-Germain-des-Prés
Début 40, rue de Seine
Fin 164, boulevard Saint-Germain
Morphologie
Longueur 200 m
Largeur m
Historique
Création XIVe siècle
Dénomination 1669
Ancien nom Rue Dürenstein
Géocodification
Ville de Paris 3112
DGI 3080

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue de l'Échaudé
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La rue de l'Échaudé est une voie située dans le quartier Saint-Germain-des-Prés du 6e arrondissement de Paris en France.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

La rue de l'Échaudé est desservie à proximité par la ligne (M)(10) à la station Mabillon, ainsi que par les lignes de bus RATP 39 63 70 86 87 96.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Elle porte ce nom en raison de la forme triangulaire du groupe de maisons qui la bordait et avait la forme d'une pâtisserie appelée « échaudé[1] ».

Historique[modifier | modifier le code]

Très ancienne voie de Paris présente au XIVe siècle sous le nom de « chemin sur les Fossés de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés », elle prend le nom, au XVIe siècle, de « cul-de-sac du Guichet » car elle était un cul-de-sac reliant la porte principale de l'abbaye — guichet de l'abbaye — à la rue de Seine. Puis, en 1669, elle prend le nom de « rue de l'Échaudé ». La rue fut prolongée au-delà de la rue Jacob en 1608. En 1806, elle prend temporairement le nom de « rue de Dürenstein » (accessoirement « rue de Metz ») pour célébrer la victoire française à la bataille de Dürenstein contre les troupes autrichiennes, mais elle retrouvera son nom en 1814 avec la chute de Napoléon pour redevenir la rue de l'Échaudé-Saint-Germain afin de la distinguer de la rue de l'Échaudé-au-Marais (actuellement rue Debelleyme)[1].

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

  • Au no 15, ancien siège originel du Mercure de France quand il fut refondé par Alfred Vallette.
  • Au no 21, ancien atelier du sculpteur César[2].
  • Au no 31 subsiste une enseigne en bois d'un commerce datant du XVIIe siècle. Dans les années 1970, s'y trouvait le Mocambo, un club dansant très prisé.
  • De 1966 à 1977, l'un des plus importants galeristes d'art contemporain français, Yvon Lambert, y ouvre sa première galerie qui fera la promotion des artistes américains de l'art conceptuel et sera à la base de la constitution de la collection Lambert.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Le film de Robert Bresson, Une femme douce, a été tourné dans l'appartement du peintre Olivier Mosset, au 31, rue de l'Échaudé, à l'été 1968[3].

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, fac-similé de l'édition de 1844, p. 324.
  2. Anne-Cécile Beaudoin, « César, l'homme qui changeait le fer en or », Paris Match, 7-13 décembre 2017, p. 112-119.
  3. Philippe Azoury, « Un zeste de Zanzibar », Libération,‎ (lire en ligne).

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