Rougui Dia

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Rougui Dia
Naissance (42 ans)
Paris
Nationalité française
Diplôme
Profession
Formation
école hôtelière

Rougui Dia, née le 27 février 1976 à Paris, est un chef cuisinier français.

De 2005 à 2012, elle est chef de cuisine du 144, le restaurant parisien d'Armen Petrossian, et prend l'année suivante la direction des cuisines du restaurant Le Vraymonde. Elle est l'une des rares femmes à exercer ce métier en France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Née dans le 12e arrondissement de Paris, Rougui Dia grandit à Neuilly-Plaisance en Seine-Saint-Denis[1]. La jeune fille apprécie les plats de sa mère, qui lui font découvrir les saveurs, mais ne cuisine pas durant son enfance[2]. Elle imagine faire carrière dans l'armée, ou apprendre la couture[3],[4]. À l'issue de son année de cinquième, elle est orientée vers l'enseignement professionnel. Pour éviter de suivre des cours dans un LEP éloigné du domicile familial, Dia délaisse la couture et intègre l'école hôtelière de Villepinte[1]. La jeune fille entre en préapprentissage dans une pâtisserie et effectue un stage au Drugstore Matignon. Elle peine à trouver un maître d'apprentissage[5],[6], mais obtient son CAP de cuisine en 1996[3], ainsi qu'un diplôme de service en salle[6]. Encouragée par ses formateurs, elle passe un BEP à l'école hôtelière de Villepinte[7] et poursuit ses études jusqu'au baccalauréat professionnel, qu'elle décroche en 1999[5],[8].

Carrière[modifier | modifier le code]

Un formateur la met en contact avec Sébastien Faré, alors chef de cuisine du restaurant Chez Jean[1]. Rougui Dia travaille ensuite pour Sébastien Faré au restaurant Les Persiennes dans le 8e arrondissement de Paris. Entrée en tant que commis, elle est nommée second de cuisine[6]. Elle fait toujours partie de sa “brigade” lorsqu'il devient le second de Philippe Conticini au 144, le restaurant d'Armen Petrossian situé dans le 7e arrondissement, à l’étage de sa boutique spécialisée dans le caviar[8]. Après le départ de Conticini, Petrossian fait appel à son second en 2001. En 2005, lorsque Faré part travailler dans l'agroalimentaire, Rougui Dia est nommée chef de cuisine du restaurant. Elle est l'une des rares femmes à exercer ce métier en France[3],[6].

En 2013, elle rejoint le Buddha-bar hôtel, dans le 8e arrondissement, en tant que chef de cuisine du restaurant Le Vraymonde[9],[10].

En 2016, Rougui ouvre sa propre boutique de pâtisserie mono-produit, consacrée aux Babas : Un Amour de Baba au 179 rue du faubourg Saint Honoré à Paris 8. Elle y décline le baba sous différents parfums, alcoolisés ou sans alcool.

Engagements[modifier | modifier le code]

Rougui Dia est marraine de deux écoles hôtelières, situées à Villepinte et Saumur[11].

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

La famille de Rougui Dia est originaire du village de N'Ganno, situé dans la région de Fouta-Toro, dans le nord du Sénégal[7],[12]. Son père, toucouleur, et sa mère, qui appartient à l'éthnie peul, ont sept enfants[3],[12]. Son père s'établit en France dans les années 1960 avant d'être rejoint par son épouse[6].

Ouvrage[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Jean Darriulat, « Je suis curieuse des goûts des autres », Le Parisien,
  2. Coumba Diop, « Le chef est une femme », Jeune Afrique,
  3. a b c et d Luc Le Vaillant, « Dégustation positive », Libération,
  4. Christine Castiglioni, « Rougui Dia, maître de cuisine du 144 Petrossian », L'Expansion,
  5. a et b Pierre-François Naudé, « Rougui Dia », Jeune Afrique,
  6. a b c d et e Louis de Courcy, « Rougui Dia, perle noire de la grande cuisine », La Croix,
  7. a et b Marie-Dominique Lelièvre, « Un grain de fantaisie chez Petrossian », L'Express,
  8. a et b Étienne Gingembre, « Ces Français ont percé en partant de rien », Capital,
  9. Nadine Lemoine, « Le Vraymonde selon Rougui Dia », L'Hôtellerie Restauration,
  10. « L’avis de Gault&Millau sur le restaurant Vraymonde », gaultmillau.fr,
  11. Katell Pouliquen, « Du bénévolat dans les écoles hôtelières », L'Express,
  12. a et b Corine Chabaud, « Rougui Dia cultive sa bonne étoile », La Vie,